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Le bonheur d’ouvrir ses volets sur un espace paisible où les problèmes du monde semblent se résumer à la chicanerie de deux oiseaux. Je m’attelle ce matin à l’aménagement du « camp de base » de ma permanence, qui se situera 20 rue Saint-Laurent. Mais pour cette première heure de la journée, j’ai arrêté tous les compteurs, respiré l’air, ouvert les grands les fenêtres, regardé autour de moi, toute étonnée de n’avoir pas à mettre le moteur en marche dès le premier instant.

Il est amusant de penser que le mot « inspiration » qui veut d’abord dire absorption de l’air (en opposition à « expiration ») désigne aussi cet état de grâce où un écrivain ou un artiste a l’impression de s’entendre dicter ce qu’il n’aura plus qu’à retranscrire dans le langage de son art. Ainsi, je respire une petite heure avant de reprendre mon habit de dynamisme.

Comments 9 comments

  1. 29/06/2007 at 10:46 M.V.

    Très joli texte que je ne prendrai pas le risque de gâter par un ajout personnel (bien que j’aie des motifs).

  2. 29/06/2007 at 14:18 Colette

    même pensée…. par contre je vais relire car j’ai justement besoin d’un grand bol d’air. Merci !

  3. 29/06/2007 at 14:45 Jean-François

    Ce "camp de base" est très important Michèle il sera le lien physique entre toi et tes électeurs. Je supose qu’il sera à ton image.

  4. 29/06/2007 at 18:45 nelbordeaux

    Oui Michèle M.V et Colette le disent trés bien, merci pour cet apport de fraicheur, nous avons tous tant besoin et peut être toi plus que nous faux bien se l’avouer. Le camps de base, je te fais confiance pour cela, sera le notre je le sais alors en avant, nous méritons tant cette victoire que nous ne devons pas la gacher ! Courage, nous restons avec toi

  5. 29/06/2007 at 18:46 Anne

    Après une journée de travail chargée, bousculée, stressante, avec la pression qui montait et l’inévitable éclat à un moment donné, j’achève un travail pour en être enfin quitte. Je vais rentrer tard comme tous les soirs ou presque, j’ai encore fait 1.30h supp, non payée, non compris bien sûr le présent quart d’heure d’écriture (travailler plus pour… Ah oui ?) Je reviens lire votre message appaisant, il est paradoxal que ce soit vous, surbookée, qui me l’apportiez… Cela me fait du bien avant de partir vers mon quartier, le supermarché pour les courses du week-end. Que de paradoxes…. Enervée par le trop plein (trop de travail, conditions trop difficiles..) une collègue s’est un peu défoulée sur moi, qui n’ai pas meilleure situation qu’elle, tant s’en faut, mais je prends sur moi, et chaque jour je prends mes anti dépresseurs, qui ne me font même pas voir la vie en rose pale… J’ai envoyé paître la collègue un peu nombriliste, soufflé un grand coup, repris le boulot. Votre billet de ce jour, comme bien d’autres, quand vous le pouvez, est une grande respiration, une inspiration profonde. Je vais partir plus calme. Merci à vous.

    un détail : nous sommes "bureaucrates" et "fonctionnaires".

  6. 29/06/2007 at 19:45 JMBO

    Bravo,
    je ne sais pas ce que va devenir le PS, mais bravo

  7. 30/06/2007 at 12:10 citoyen

    MV écrit le 26 juin "se forger une statue politique d’airain" c’est à dire si les mots ont encore un sens en politique= une politique dure et implacable (LeRobert). Ce vocabulaire stalinien, ne faudrait-il pas le bannir dans une démocratie citoyenne? En tout cas cela promet pour le futur!

  8. 30/06/2007 at 18:27 M.V.

    STATURE et non "statue"(à moins qu’il y ait une coquille dans mon texte).
    La stature est la taille d’une personne; en l’occurence, cette "taille" est "la personnalité politique" que je souhaite à Mme Delaunay d’être à toute épreuve (d’airain), pour son confort personnel et pour une plus grande latitude nécessaire à la mise en oeuvre d’une politique juste, généreuse, en même temps que réaliste.
    Quand on veut polémiquer, "Citoyen", il faut d’abord savoir lire: ce n’est pas la politique qui serait d’airain, c’est la stature.

  9. 02/07/2007 at 07:24 F. R.

    Il y a de ces lapsus qui vous dévoilent bien des choses : quand certains écrivent "stature" en pensant à la valeur intrinsèque, à ce qui participe à composer intimement un individu, d’autres glissent sur cette notion au profit de la seule représentation, de l’image (en volume)de l’individu, de la communication, quand bien même serait -elle autoritaire, participant à une propagande de contrainte des hommes.

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