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Le vote pour le Premier Fédéral de la Gironde a eu lieu le jeudi 11 juin. Mes prévisions sont pleinement confirmées : nous voilà scindés en deux groupes qu’il est urgent de ressouder.

J’ai plaidé jusqu’au dernier moment, localement comme nationalement, pour une solution non pas de compromis mais de concorde, de respect et, j’ose le dire, d’intelligence.

Matthieu Rouveyre et Laurence Harribey ont assuré un intérim brillant jusqu’à ce 77ème Congrès et ce vote. Ils ont été, et demeurent, parfaitement complémentaires ; Matthieu apportant sa vive intelligence opérationnelle et Laurence mettant en toute chose une profondeur dont notre Parti, à tous les étages, a le plus grand besoin.

Le vote des motions a donné à la motion A, 55% des voix et 32% à la B, dont Matthieu de longue date porte les idées. La solution simple et respectueuse de tous comme des projets de chacune de ces motions était de consacrer ce partenariat loyal et sans faille : Laurence 1ère fédérale en titre, Matthieu 2ème. Je connais assez Laurence pour savoir qu’elle aurait donné toute sa place à Matthieu. Matthieu a proposé dans sa campagne qu’un représentant de la motion A puisse se rendre aux réunions des 1ers fédéraux à Paris : l’un et l’autre auraient pu s’y rendre en alternance pour le plus grand contentement de tous.

Laurence ne voulait pas se présenter contre Matthieu, en raison de l’excellence de leur travail d’équipe, et je salue cette élégance, pas forcément habituelle, ni banale. Elle a souscrit à la solution précédemment évoquée si Matthieu l’acceptait, ce qui n’a pas été le cas, malgré -entre autres- un long et amical entretien que nous avons eu ensemble à ce sujet. Je l’ai grandement regretté : nous serions aujourd’hui plus forts et plus unis que nous ne le sommes. D’autre part, ni Laurence, ni Matthieu, qui ont fait l’un et l’autre (avec tous ceux qui les entouraient) beaucoup plus que « ne pas démériter » n’auraient été écartés des plus hautes fonctions de nos instances girondines.

Nous avons ainsi présenté un candidat, Thierry Trijoulet, pour lequel j’ai personnellement la plus grande estime et dont nous saluons tous l’esprit collectif. Et ma volonté d’une solution d’union n’enlève rien à cette estime et au soutien que je lui ai apporté.

Cela est derrière nous, comme je considère que le sont aussi des paroles excessives, des messages d’une tonalité inutilement clivante, de part et d’autre. Sont devant nous au contraire, des enjeux d’une autre taille : le bel et stimulant objectif de la Grande Région, les Présidentielles et les législatives. Et plus encore : la reconquête de la confiance des Français et le devoir qui est le nôtre de redonner toute sa noblesse à la politique.

Alors, dès aujourd’hui, nous devons nous ressouder et en donner des signes  : nous mettre en valeur les uns les autres en toutes circonstances y compris sur les médias sociaux, être ensemble présents sur le terrain…

Chacun peut compter sur moi pour oeuvrer dans ce sens au quotidien mais cela sera sans effet s’y tous n’y concourent pas et je sais que nous le pouvons.

 

Comments 6 comments

  1. 13/06/2015 at 09:09 Etienne

    Une fois que le débat d’idées est tranché (et il est nécessaire), il faut aller de l’avant. J’ai peur que le cycle des partis politiques soit proche de sa fin

  2. 14/06/2015 at 06:41 Alain

    Pour l’heure, on se demande toujours qui des deux va dessouder l’autre.

  3. 14/06/2015 at 15:22 Michèle Delaunay

    le figaro a repris deux lignes de ce billet d’une manière qui peut laisser à penser que je penche vers Matthieu. Aujourd’hui, le vote a eu lieu. Le Parti Socialiste à la demande des deux candidats examine la totalité des feuilles d’émargement de chaque section, se donnant ainsi les moyens de contrôler et d’assurer sa démocratie. Le gagnant en nombre de voix l’emportera bien évidemment et aura mon appui pour les batailles à venir, comme au quotidien dans la nécessité où nous sommes de reconquérir la confiance des Girondins.
    Le lien vers le petit papier du Figaro https://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2015/06/12/25001-20150612ARTFIG00175-deux-candidats-revendiquent-leur-election-a-la-tete-de-la-federation-ps-de-gironde.php

  4. 14/06/2015 at 16:04 Klaus Fuchs

    On voit dans cet article le prototype d’une intoxication par un extrait partiel cachant l’autre partie de ce qui est dit par Michèle. Quand on lit la devise du Figaro en haut de sa Une, on ne peut que vomir devant un tel journalisme de combat sans éthique aucune.

    • 15/06/2015 at 12:58 sylvie

      que vous vomissiez Môssieu ( ma veste sortait du pressing… ) ne fera pas remonter le PS dans l’estime du Figaro

  5. 15/06/2015 at 12:05 admin

    Actuellement, toutes les feuilles d’émargement de toutes les sections de Gironde sont revues et contrôlées en présence de représentants des différentes motions. Je m’en réjouis comme je me réjouis que depuis les Primaires, le PS ait mis en place les moyens de contrôler sa démocratie interne. Il est tout à fait clair pour ma part que le candidat qui sortira des urnes, ainsi vérifiées, aura tout mon soutien ; et que je continuerai mon oeuvre de concorde pour que ce soit une direction collégiale vraie qui soit mise en place.

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