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En 1968, nous étions quand même sacrément prémonitoires. Ce slogan, où l’on ne vit qu’humour et dérision, est aujourd’hui celui de pratiquement tous les candidats aux élections municipales.

Ils ne le disent pas vraiment comme ça : ils veulent VE-GE-TA-LI-SER les places, les toits, les rues, les cours d’école, bref, tout. Des milliers d’arbres nouveaux sont promis partout, en particulier par des candidats Maires qui en ont coupé beaucoup au cours de leurs précédents mandats. Il s’agissait alors de fluidifier la circulation, d’améliorer la visibilité de façades anciennes ou simplement de répondre à des concitoyens grincheux qui se plaignaient de voir leurs fenêtres obscurcies par les branchages ou de voir leurs cours encombrées de feuilles mortes.

La végétalisation va loin et l’ « agriculture urbaine » lui emboite vigoureusement le pas. J’en connais qui projettent des fermes urbaines en coeur de métropoles précédemment gagnées par la folie immobilière, laquelle a hérissé de tours et d’immeubles serrés les uns contre les autres des quartiers entiers de maisonnettes avec jardin.

A propos de fermes, je me désole que nul de ces candidats ne propose la réintroduction du coq dans les jardins urbains ou celle des canards landais dans les parcs publics. A flore densifiée, faune adaptée. Les sangliers ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, qui font des visites sauvages dans les étals de supermarché.

Je voterai décidément pour le premier qui assumera ce beau slogan « La campagne en ville, la promotion immobilière à la campagne ! ». Les soixante-huitards avaient décidément un demi-siècle d’avance et le nouveau monde court derrière..

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