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Merci, tout simplement merci, aux 15284 Bordelais qui nous ont fait confiance par ce petit geste de glisser nos deux noms dans l’urne dimanche dernier.

Une semaine à peine que vous nous avez élus lors de l’élection législatives du 17 juin et que, par ce vote vous avez approuvé notre tandem avec Vincent Feltesse. Ce « petit » geste n’est pas un geste anodin.

Il nous oblige de répondre à nos engagements : être utiles à vous tous, aux Bordelais, à Bordeaux et concourir à redresser la France : ce dernier point est notre souhait commun. Combien d’entre vous, qui n’ont pas voté pour nous, ont cette volonté et cette ambition. La nôtre est de les rassembler et d’y parvenir ensemble.

Désormais ministre confirmée « aux personnes âgées et à l’autonomie » (merci une fois encore à Jean-Marc Ayrault d’avoir souscrit à cet intitulé positif et rajeuni de mon ministère), je demeurerai présente aux côtés de Vincent Feltesse pour porter à la table du Conseil des Ministres les dossiers bordelais où il est pleinement engagé et dont il est bien souvent l’initiateur.

Dans notre ville, comme au-delà, j’espère que nous saurons, dans une crise qui nous condamne à l’imagination et au rassemblement, dépasser les rancoeurs, les attaques stériles de ceux qui n’ont pas gagné. Il n’est plus temps. Pensons chaque jour à ce que nous pouvons faire pour notre destin commun et pensons au temps que nous fait perdre ce qui n’y concourt pas.

Pour ma part, je continuerai ce que je m’étais promis lors de mon élection de 2007, en face d’une personnalité éminente :  consacrer chacune de mes journées à faire le mieux de ce que je crois et de ce que je peux, démontrer aux Bordelais qu’ils ne se sont pas trompés dans leur choix et que je suis à la hauteur de la tâche. C’est, au jour le jour, assez loin de l’énoncé de formules creuses. Il m’arrive souvent de douter, il ne m’arrive jamais de renoncer.

Mon blog, facebook et twitter resteront présents pour que nous gardions contact. En plus, bien sûr, des rendez-vous, des courriers et  de toutes les formes de contact que permet la vie politique. Les médias sociaux,  le blog, ne sont pas pour moi des outils de travail, ils sont des outils de proximité, d’échange, de connaissance mutuelle. Quelques grognons me le reprochent, je crois que c’est  leur justification au contraire. Se connaître, se comprendre et chaque fois que possible, agir ensemble, voilà l’essence même de la politique.

Merci de votre confiance, merci de faire ce nouveau chemin à côté les uns des autres.

 

 

 

 

Comments 9 comments

  1. 25/06/2012 at 16:10 ubu

    Michèle,
    Vous allez redressez la France ?
    Vous ?
    Sans désemparer jamais dans ce petit ministère aux murs gris et sombres, logée sous les toits au dessus des bureaux dans un minuscule deux-pièces trop chaud l’été, glacial l’hiver ?
    Ce deux-pièces aux murs simplement blanchis à la chaux et meublé d’un petit lit à l’armature en fer, d’un petit bureau un rien bancal et d’un simple poêle à charbon ? (petit, aussi le simple poêle à charbon).
    Je vous vois déjà, la nuit, à la chandelle, rédiger lois et rapports, comptes rendus et notes officielles et, au matin, fatiguée certes mais heureuse du travail accompli, rejoindre la ruche des secrétaires joyeuses et empressées accourant vers vous pour connaître les missions de leur journée.
    Vous.
    Cinq années durant avec à peine juste un dimanche par mois de repos.
    Vous, vous allez redresser la France !
    Que c’est beau !

  2. 25/06/2012 at 20:09 Anne Hecdoth

    Moi j’aime pas le mot « condamner »… 🙁
    Je remplacerais « la crise qui nous condamne à l’imagination » par « la crise qui nous donne toute liberté d’inventer, d’imaginer, de créer, etc. »
    Parce que, quand-même ! La liberté d’imaginer, quel pouvoir !!!

  3. 25/06/2012 at 20:36 Maïté CAZAUX

    Monsieur UBU, vous auriez du lire attentivement le billet de Michèle. Vous répondez parfaitement au passage suivant mais en négatif: « dans une crise qui nous condamne à l’imagination et au rassemblement, dépasser les rancoeurs, les attaques stériles de ceux qui n’ont pas gagné. »
    Vous êtes manifestement plein de rancœur, je vous plains.

    A Anne Hecdoth: c’est vrai que le mot condamne a un côté obligatoire, un air de sanction punitive. Peut-on créer, imaginer quand on est tenu de le faire ?

    Pourquoi pas. Après tout: de grands artistes n’ont ils pas créé des oeuvres magnifiques sur commande. Est-ce que la contrainte n’est pas parfois ou souvent le meilleur des détonateurs pour l’invention.

  4. 26/06/2012 at 11:06 alphonse

    Si j’étais vous…(oooaaah! oui…si j’étais vous…l’imagination au pouvoir…)

    je ferais tout de même fort attention à trop vouloir…écrire en gouvernant…

    Vous risquez tout simplement un « TUITUS INTERRUPTUS » (*)

    Déjà que c’est fort peu gratifiant pour la relation conjugale en cours, s’il échet…
    Mais en plus cela donne une mauvaise conscience, comme d’un fruit défendu, aux consécutifs d’une antérieure beaucoup moins hypothétique.

    Pensez bien chaque matin quand il se rase, au sort du Youpy en qui vous placez toute la complaisance de vos agaçeries: il pourrait aussi bien vous en cuire, d’un tuit à la plancha..!

    _________________________________
    (*)pour les faibles à l’autonomie affaiblie, tuit c’est tweet en espagñol

  5. 26/06/2012 at 11:13 alphonse

    Je vois tout de même fleurir beaucoup de « Madame la Ministre » maintenant par ici…

    Sans que personne ne s’en n’offusquasse, comme ce fut le cas lors de mes premiers pas en ce noble aréopage, pour de simples « Madame »….

    (petite pensée avec cette alitération perfide « personne ne s’en n’off » à votre spécilaliste des dénégations parfaites)

  6. 26/06/2012 at 11:48 alphonse

    petite anecdote…
    je vois dans libé:
    https://www.liberation.fr/politiques/2012/06/25/l-onu-confie-une-mission-anti-corruption-a-eva-joly-en-afghanistan_828977

    N’est-ce pas envoyer cette excellente chasseresse bien loin…pour débusquer les causeurs de crise..?
    On craindrait d’en trouver trop près d’ici…?

  7. 26/06/2012 at 15:45 ubu

    Non, la rancœur n’est pas de mon coté. Et que ceux ou celles qui m’invitent à lire plus attentivement apprennent que parfois entre les lignes on trouve bien des mots.

    Le ministre de l’intérieur a t-il répondu à l’injonction de sa collègue de venir à Bordeaux ?
    Avons-nous une réponse de la place Beauvau ?
    Autant de questions que je me pose, et bien d’autres encore…

    Tout cela est d’un ridicule achevé et si peu républicain.
    On parle au Ministre de l’Intérieur à l’issue d’un Conseil des Ministre puis on lui écrit par la suite pour formuler la même demande et on rend publique la missive en question…
    Vous savez quoi ?

    C’est ubuesque !

  8. 26/06/2012 at 16:54 direct

    C’est surtout d’une putasserie sans nom.

  9. 08/07/2012 at 12:22 moulinier

    petit emmerdeur d’ubu, bien sûr, il a répondu et est venu à Bordeaux à la demande et sur invitation de Michèle. Ce qui n’a pas empêché Juppé-le-coucou de faire comme d’hab dans la récupération en faisant croire que Valls est venu à SON invitation. Lamentable, votre gourou.

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