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La LGV est pour moi un engagement fort, au premier chef bien sûr en tant que députée de Bordeaux.

Rien d’autre ne peut mieux assurer à notre ville sa place de métropole européenne, au coeur de l’arc atlantique et au centre d’une étoile rayonnant sur tout le grand Sud Ouest.

La prise de position récente de Michèle Alliot-Marie, proche de notre Maire, reste une interrogation. Elle est dommageable en tous points, jusque pour le Pays Basque dont MAM est l’élue. Cette région, fragile pour de multiples raisons, a-t-elle pour vocation de devenir un parc national traversé par des murs de camions ? L’Aquitaine deviendra-t-elle une sorte de finistère dont le pays basque constituera l’extrême bout, éloigné de tous les centres d’activités et d’échanges ?

Michèle Alliot-Marie suspend études et discussions pour la portion de la LGV située au sud Bordeaux, pour un soit disant motif écologique. Non sens absolu : qu’est-ce qui est plus contraire au développement durable que l’autoroute de camions que nous connaissons actuellement ? Une ligne ferroviaire redistribuera au contraire le fret au profit du rail et fluidifiera les échanges économiques. Les écologistes ne se sont, eux, pas trompés dans leur choix.

La décision ministérielle est lourde d’autres conséquences. Elle prive tout d’abord cet immense projet de fonds européens. L’Europe, légitimement, ne veut s’engager qu’avec la certitude qu’il constituera bien un lien structurant entre les pays européens.

Elle hypothèque l’engagement des diverses collectivités : comment, par exemple, l’Aquitaine ou les Midi-Pyrénées s’engageraient-ils sans avoir aucune étude sur ce qui irriguera leur territoire ?

En un mot, le projet est à ce jour bloqué par une déclaration ministérielle incompréhensible et contre-productive.

Il est temps que les citoyens s’en mêlent : c’est d’eux et de l’avenir de leur territoire qu’il s’agit.

Nous étions hier un groupe d’élus à « la Concorde » -la bien nommée- pour présenter le site que nous mettons à la disposition des Aquitains et au delà pour s’informer et s’exprimer. Et ceci étant fait , pour signer la pétition en ligne destinée à porter le projet de la LGV.

L’avenir économique et écologique de notre région en dépend. La place de Bordeaux est conditionnée par ce grand projet. L’Europe perdra son sens si nous arrêtons les voies de circulation à nos frontières.

J’invite chacun, « de gauche, de droite, de l’avant centre et du demi de mêlée » à se rendre sur ce site et à signer cette pétition qui doit tous nous réunir.

Aquitains et Européens d’abord !

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