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Ce sont elles que la Ministre, Michèle Alliot-Marie, a célébrées dans son allocution, appelant chacun de nous à la vigilance car ces valeurs pouvaient, à tout moment, être mises en danger.

Elles l’étaient en effet, au moment même où la Ministre parlait, par elle-même, par le Maire de Bordeaux trônant à ses côtés, par les forces de l’ordre réprimant sans ménagement les manifestants, O combien responsables et pacifiques de RESF et aussi pour les raisons évoquées à l’occasion du billet précédent.

La République est universelle, apolitique, elle tient les citoyens pour égaux, n’en méprise aucun, les élève tous et aide à leur accomplissement.

Quel dommage que la qualité de la muséographie (comme on dit maintenant) qui a présidé à la composition et à l’aménagement des salles du Musée d’Aquitaine ait été terni par les erreurs, les faiblesses, les enfantillages de l’ordonnancement de la manifestation par la Municipalité.

J’ai parlé de la place donnée à Christiane Taubira, en tant qu’initiatrice de la loi du 10 mai 2001. Il en va de même de la place laissée aux élus de gauche qui oeuvrent depuis plus de dix ans à la mémoire de la Traite, à l’action de longue date du Conseil régional et à l’importance de son financement à la manifestation (137 000 euros).

Plus encore, de la place accordée aux noirs eux-mêmes et à leurs associations.

Pas un seul à la table de la conférence de presse ; pas un seul, autour de la Ministre, à la table d’honneur pour le bref repas qui a précédé son départ ; pas un seul dont l’action, ni le nom, n’ait été cité dans les discours officiels.

Pas un seul « sur la photo ». Cette expression résume le message que l’on entend donner.

Pas non plus le chef de l’Etat. Le rejet de sa part de la candidature d’Alain Juppé à un poste de Ministre n’est sans doute pas indifférent à cette absence. Non que Nicolas Sarkozy n’ait manqué, mais le Président de la République, si.

Et d’ailleurs, l’esclavage, ici, maintenant, aujourd’hui, en fût-il question, sait-on le voir, le reconnaître, en adoucir les chaînes ? Un seul représentant de RESF et des associations de soutien aux sans papiers a-t-il été reçu par la Ministre ? Non, ils furent violemment éconduits, écartés, inquiétés.

Les valeurs universelles de la République, aujourd’hui, ce sont eux qui les défendaient.

voir aussi sur le sujet le dernier billet du blog d’Emmanuelle Ajon https://emmanuelle.ajon.over-blog.com/

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