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Les femmes demeurent très mal représentées dans le secteur de la science. Ce n’est peut-être pas le meilleur critère mais il est spectaculaire : sur 516 prix Nobel scientifiques… 12 seulement ont été attribués à des femmes ! Et encore, l’une –qui nous est particulièrement chère, puisqu’il s’agit de Marie Curie- en a reçu deux. Un quart seulement des chercheurs en France sont des chercheuses. Pourquoi ?

Il ne s’agit pas d’une compétence insuffisante, d’une différence naturelle entre les cerveaux masculins et les cerveaux féminins qui prédisposeraient les uns et handicaperaient les autres. La montée exponentielle des femmes dans le secteur de la médecine, alors que les études et la pratique deviennent toujours plus scientifiques, le démontre. Il ne s’agit aucunement non plus d’une ségrégation au sein des mêtiers scientifiques qui sont très ouverts à la mixité.

C’est au contraire une différence d’habitudes culturelles qui s’éxerce dès le très jeune âge sur collégiennes et lycéennes. Il est encore de bon ton de considérer que les femmes doivent éxercer leurs talents dans le domaine des belles lettres, de l’histoire, des arts… Une « matheuse » fait un peu peur. Elle ne répond pas aux canons féminins traditionnels. Les jeunes filles sont donc orientées, ou s’orientent elles-mêmes inconsciemment, dans d’autres voies que les « sciences dures ».

Beaucoup d’initiatives, à tous les échelons, se mettent en place pour combattre ce handicap culturel. Parmi elles, la création d’un prix Unesco « Les femmes et la science » récompensant une femme dans chaque continent pour le niveau exceptionnel de ses travaux. L’originalité de ce projet tient non seulement au choix de récompenser des femmes mais au choix de le faire dans chaque continent. Une femme mauricienne est, cette année, au nombre des lauréates. Ceci est particulièrement propre à créer dans chacun de ces continents des « modèles féminins » qui pourront entrainer les jeunes filles dans leur voie.

La parité, la vraie, passe d’abord par le fait de surmonter les stéréotypes. D’autant que les professions scientifiques sont actuellement celles qui ont le plus de débouchés. Si les femmes n’y entrent pas de plein pied, nous ne dépasserons pas l’image de « mêtiers féminins », bien souvent vécus comme secondaires, et bien souvent en pratique moins bien rémunérés. Imaginez un film où la femme soit astro-physicienne, et l’homme décorateur d’intérieur … Eh bien, ce film n’existe pas ! Celui qui dépeint la situation inverse, si !

Bougeons, faisons bouger, ça aussi, c’est de la vraie politique !

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