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Un vrai choc m’a cueillie tout à l’heure sur le chemin de la gare…

Cours de Verdun, au plus chic du chic, c’est à dire à portée de talon aiguille du « cours Xavier » (Arnozan, pour les néophytes du bordelais branchouille), une immense vitrine, trois en réalité, et une gigantesque photographie façon Carla. Il faisait encore nuit, comme maintenant d’ailleurs, j’ai bien vu de grandes lettres mais sans distinguer davantage.

Quelle chance ! En lisière de mon canton, dans cette frange où, reconnaissons-le, le peuple de gauche n’est pas majoritaire, ce ne peut être qu’une boutique de luxe qui annonce son ouverture. Le look de l’ensemble, le choix du lieu, je parie pour Prada. Tout le monde le sait désormais « le diable s’habille en Prada ».

C’est toujours un plus pour une ville dont une des principales ressources est désormais le tourisme et, confessons-le, à l’aube de la campagne cantonale, un peu de lèche vitrine devant la boutique de ce couturier milanais, constituera une halte désaltérante entre deux heures de tractage.

Après Fauchon, Prada. Notre ville, et que dis-je, notre canton lui -même, rivaliseront peut-être un jour avec DubaÏ. Plus ouverts à la jet set qu’aux autochtones, mais enfin, en vue.

Voilà un thème de campagne auquel je n’avais pas pensé. Il n’est heureusement pas trop tard.

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