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Je parle beaucoup en ce moment du Parti Socialiste alors que je souhaite que ce blog soit avant tout l’expression de la « multiple splendeur » de la vie. « Multiple splendeur » est le titre d’un livre de Han Suyin dont j’ai tout oublié sauf la splendeur du titre. Se réfère-t-il d’ailleurs à la vie, je n’en sais rien, mais c’est l’idée que j’en ai conservée.

Retour au Parti Socialiste. Quand je dis, en débattant lors des présentations de motions, « nous sommes à un moment crucial », je le pense vraiment. Ou le parti socialiste trouve le tempo d’un fonctionnement nouveau, ou il retrouve le sens de la simplicité fondamentale des liens entre les « frères humains », ou bien, au contraire, il ne sera plus qu’une organisation de défense d’une variété supérieure de consommateurs.

Rien des deux premiers « ou, ou » n’est tout à fait simple, y compris dans notre motion. Les vieux fonctionnements, le secret des décisions, les appartés ont la vie dure. La liberté, que j’ai évoqué dans les billets précédents sur le même sujet, est, en face d’eux, un partenaire autrement plus fragile.

Je rentre de notre congrès fédéral, entourée de l’amitié partagée des militants qui me sont proches et je m’offre le luxe d’un moment de silence devant un feu de cheminée, largement nourri de la presse de la semaine, de quelques vieux cartons et d’une énorme buche que j’ai hésité à conserver comme « buche de noël » selon la tradition multiséculaire.

Et dans ce silence, l’inquiétude qui est chez moi comme un vieux fond de commerce jamais pris en défaut, s’installe dans la pièce. Il va nous falloir beaucoup de volonté, beaucoup d’ascèse pour retrouver le sens profond de la politique et lui être fidèle.

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