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Une conversation* dont je dirai ultérieurement la nature, rappelle à ma mémoire une rencontre qui était entrain de sombrer dans l’oubli…

Il y a un nombre d’années certain, la publication d’un des mes livres m’avait amenée à Genève, pour un interview de la radio suisse. Parvenue à l’accueil, on me demande de décliner la raison de ma présence, le nom du journaliste concerné et, bien sûr mon « nom, grades et qualités ».

Delaunay, Michèle… Delaunay, ne pose pas de problème au personnel d’accueil. L’interviewé suivant décline lui aussi son identité :

– « Habsbourg, Otto…  »

Je me retourne sans le vouloir devant ce nom prestigieux. La réaction du préposé, quant à elle, ne se fait pas attendre..

  • « Habsbourg, ?.. ça s’écrit comment « Habsbourg.. ? »

Je croise alors le regard de celui vers lequel je me suis retourné un instant plutôt. Parfait gentleman, il ne peut pourtant pas retenir un sourire de complicité, mais se reprend aussitôt et décline avec un calme appliqué l’orthographe de son nom « H.A.B.S.B.O.U.R.G » et précise « OTTO »..

Nouvel échange de regards, sympathique et légèrement souriant de sa part, admiratif du mien devant sa parfaite retenue..

Otto*, n’était finalement que l’héritier d’une dynastie dont le nom a marqué plusieurs siècles de l’Histoire européenne. Membre du Parlement Européen dont il est un élément très écouté, sans doute n’a-t-il par l’habitude d’épeler son nom, mais il n’en a rien montré. Pour ma part, j’ai été presque vexée que Delaunay (tout attaché..) ait été parfaitement orthographié sans la moindre précision..

  • La conversation portait sur Madame la Consule générale d’Allemagne à Bordeaux, Comtesse d’anciennes noblesse et habitante estivale d’Hossegor ; laquelle je souhaite convier à un « apéro coucher de soleil » sur ma terrasse au bord de l’océan. Je précise que lien qui nous unit n’est pas le nombre de nos « quartiers » mais l’amitié de notre commun plombier (à vrai dire aussi, le jumelage Bordeaux-Münich)

** Le titre officiel de mon complice d’un instant est « Otto de Habsbourg-Lorraine, Archiduc d’Autriche ». Ce n’est pas le titre lui même qui importe, bien qu’il suppose un monument de culture, mais la qualité de l’homme, grand européen, homme politique reconnu, et Président de la commission « pour le français, langue européenne ».

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