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Le Grand Parc est, non pas bien sûr un « état dans l’Etat », mais un quartier original fort, autant par son histoire, sa position au coeur de Bordeaux, sa population.
-Son histoire : la création dans les années 60 à 70 d’un quartier nouveau, bâti sur des cressonières, avec une vocation sociale forte et un enjeu particulier, accueillir les rapatriés d’Algérie.
-Sa position au coeur de Bordeaux : cela n’a pas besoins de commentaires, il s’agit vraiment d’un quartier urbain, qui doit participer pleinement de la vie du coeur de la cité
-Sa population, d’une grande mixité, et l’un des enseignants du collège annexe clisthène me disait que « l’histoire des enfants du Grand Parc, c’est l’histoire de France ». Pour les raisons historiques pré-citées, une partie de sa population a aujourd’hui vieilli et les plus de 65 ans représentent un pourcentage de 5% supérieur à celui du reste de Bordeaux.

Le tramway arrive aujourd’hui en lisière du Grand Parc et, sans coup férir, le maire de Bordeaux envisage la suppression de la ligne 15 qui met le Grand Parc, en ligne directe, à moins de quinze minutes de la place Gambetta.

Le Maire de Bordeaux et non la CUB ? En effet, c’est le maire de chaque commune qui propose et a la main sur la circulation dans SA commune.

La suppression de la ligne 15 risque de pénaliser gravement le Grand Parc et ses habitants, alors qu’au contraire ce quartier doit être soutenu et pleinement intégré à une nouvelle dynamique de la ville. – Cette ligne, qui comporte cinq arrêts au GP, déssert au plus près tous les habitants et bien sûr en premier lieu les habitants âgés qui sont nombreux
– elle s’arrête devant des logements pour handicapés dont l’emplacement a été choisi en fonction de cette désserte
– elle permet aux habitants de tous âges de se rendre d’un tour de roue au coeur de la ville, d’accéder aux cinémas et autres lieux de convivialité ou de culture, dont le GP est malheureusement totalement dépourvu depuis la fermeture en 93 de la salle des fêtes.

C’est à tous les habitants du deuxième canton de porter ce dossier. Je signale à leur attention la belle initiative de l’association « villages de ville » (www.villagesdeville).

Comments 37 comments

  1. 30/10/2007 at 23:18 Alba

    Le tram arrive dans quelques jours dans notre quartier et nous nous en réjouissons. Mais la suppression du 15 n’est pas la meilleure nouvelle que l’on puisse recevoir. Il suffit de se promener dans le Grand Parc (le nom de ce quartier est déjà une invitation) pour comprendre combien cette ligne de bus est indispensable. Tandis que le tram dessine une courbe extérieure entre la place Paul Doumer et Ravesies, le 15 musarde dans les allées du Grand Parc et accueille la plupart des passagers à la place de l’Europe, devant la poste et la mairie annexe, en face du centre commercial.

    L’arrivée du tram a modifié le transit dans le quartier. Afin d’éviter le cours du Médoc quotidiennement saturé, les allées sont devenues des voies urbaines rapides pour rejoindre les boulevards ou bien le quartier du Jardin Public. Ainsi, dans l’enceinte du Grand Parc où les habitants privilégient les déplacements à pied (souvent avec poussettes et jeunes enfants), la circulation s’est anormalement densifiée, la vitesse des véhicules est trop élevée pour que les passants se sentent en sécurité et les vélos se sont raréfiés.

    Alors que les habitants attendent que les espaces extérieurs soient enfin reconstruits (à certains endroits, ils sont tellement défoncés qu’on dirait Verdun!), la suppression du 15 augmente le sentiment d’abandon que bon nombre de résidents expriment quand ils parlent de leur quartier "oublié et relégué". Il n’y a pas un seul bar où l’on puisse prendre un verre avec un collègue à la sortie du boulot (les "résidents temporaires" sont nombreux à venir travailler la journée au Grand Parc avec l’Inspection Académique, la Sécurité Sociale, les sièges des bailleurs sociaux, les cliniques Bordeaux Nord et Tivoli, etc.) ni même pour inviter ses enfants à prendre un goûter à la sortie de l’école.

    Non vraiment, la suppression du 15, c’est pas ce qu’il y a de mieux ni de plus urgent à faire!

  2. 30/10/2007 at 23:18 Alba

    Le tram arrive dans quelques jours dans notre quartier et nous nous en réjouissons. Mais la suppression du 15 n’est pas la meilleure nouvelle que l’on puisse recevoir. Il suffit de se promener dans le Grand Parc (le nom de ce quartier est déjà une invitation) pour comprendre combien cette ligne de bus est indispensable. Tandis que le tram dessine une courbe extérieure entre la place Paul Doumer et Ravesies, le 15 musarde dans les allées du Grand Parc et accueille la plupart des passagers à la place de l’Europe, devant la poste et la mairie annexe, en face du centre commercial.

    L’arrivée du tram a modifié le transit dans le quartier. Afin d’éviter le cours du Médoc quotidiennement saturé, les allées sont devenues des voies urbaines rapides pour rejoindre les boulevards ou bien le quartier du Jardin Public. Ainsi, dans l’enceinte du Grand Parc où les habitants privilégient les déplacements à pied (souvent avec poussettes et jeunes enfants), la circulation s’est anormalement densifiée, la vitesse des véhicules est trop élevée pour que les passants se sentent en sécurité et les vélos se sont raréfiés.

    Alors que les habitants attendent que les espaces extérieurs soient enfin reconstruits (à certains endroits, ils sont tellement défoncés qu’on dirait Verdun!), la suppression du 15 augmente le sentiment d’abandon que bon nombre de résidents expriment quand ils parlent de leur quartier "oublié et relégué". Il n’y a pas un seul bar où l’on puisse prendre un verre avec un collègue à la sortie du boulot (les "résidents temporaires" sont nombreux à venir travailler la journée au Grand Parc avec l’Inspection Académique, la Sécurité Sociale, les sièges des bailleurs sociaux, les cliniques Bordeaux Nord et Tivoli, etc.) ni même pour inviter ses enfants à prendre un goûter à la sortie de l’école.

    Non vraiment, la suppression du 15, c’est pas ce qu’il y a de mieux ni de plus urgent à faire!

  3. 31/10/2007 at 08:14 michele

    merci Alba de cette connaissance parfaite du Grand Parc, de ce sentiment d’oubli, ou de "petite semaine" qu’on a en regardant les moindres travaux de réhabilitation, la chaussée, le jardinet de la mairie de quartier.

    Ce que nous voulons c’est faire de ce quartier un quartier pilote, l’exemple de la modernité et de la qualité de vie au coeur de la ville.

    Nous y arriverons, comme à pas mal de choses auxquelles on ne croyait pas !

  4. 31/10/2007 at 08:14 michele

    merci Alba de cette connaissance parfaite du Grand Parc, de ce sentiment d’oubli, ou de "petite semaine" qu’on a en regardant les moindres travaux de réhabilitation, la chaussée, le jardinet de la mairie de quartier.

    Ce que nous voulons c’est faire de ce quartier un quartier pilote, l’exemple de la modernité et de la qualité de vie au coeur de la ville.

    Nous y arriverons, comme à pas mal de choses auxquelles on ne croyait pas !

  5. 31/10/2007 at 08:17 douce-amère

    Pour la ligne 16 (terminus gabriel fauré), nous nous sommes battus sans résultat. Le problème n’était pas la suppression, mais le "détournement" de trajet. Les personnes à mobilité réduite avaient le terminus à proximité. Le terminus place Gabriel Fauré ayant été supprimé, on pouvait laisser un arrêt à cet endroit (c’est ce qu’ils demandaient). Le petit détour en valait la peine. Compte tenu de l’étroitesse des trottoirs le nouvel arrêt "Gabriel Fauré" est un parcours difficile. Soutien, pétitions, personne n’a écouté ni les personnes en fauteuil ou à mobilité difficiles auxquelles il faut ajouter les personnes agées. Désolant!

  6. 31/10/2007 at 09:29 dominique poirier

    au cours de la semaine "américaine" diffusée par France 3 Aquitaine , le maire de Bordeaux se réjouissait du jumelage avec Los Angeles dont le maire qu’il avait rencontré lors de son dernier périple pourrait nous apporter des éclairages sur l’intégration des communautés .
    (soit dit en passant, bonjour le kérozène dépensé pour aller chercher auprès de Shwarzeneger des idées de développement durable et des solutions d’intégration auprès du maire de los Angeles!!)
    Pour ce qui concerne les habitants du Grand Parc, sans doute n’y a t il aucune solution possible venant des States?
    Ce serait si simple pourtant de rétablir une ligne de bus dont tout le monde s’accorde à dire et démontrer qu’elle permet à des bordelais non pas de s’intégrer mais de vivre tout simplement dans leur ville pour laquelle ils payent des impôts, des charges comme tout citoyen!
    Aller chercher des solutions aussi loin et ne pas écouter ses habitants quelle idée de la gestion locale, non??
    Et pourtant Monsieur Alain Juppé écrit dans son courrier de candidat. Je cite
    "une ville plus fraternelle où nous nous sentirons plus proches les uns des autres."c’est le projet que je vous propose :faire du Bordeaux pour tous que nous bâtissons ensemble, un Bordeaux pour chacun, plus accueillant encore pour ses familles, pour ses jeunes, pour ses seniors"

    comme disait Coluche il y en a de plus égaux que d’autres non???

  7. 31/10/2007 at 09:29 dominique poirier

    au cours de la semaine "américaine" diffusée par France 3 Aquitaine , le maire de Bordeaux se réjouissait du jumelage avec Los Angeles dont le maire qu’il avait rencontré lors de son dernier périple pourrait nous apporter des éclairages sur l’intégration des communautés .
    (soit dit en passant, bonjour le kérozène dépensé pour aller chercher auprès de Shwarzeneger des idées de développement durable et des solutions d’intégration auprès du maire de los Angeles!!)
    Pour ce qui concerne les habitants du Grand Parc, sans doute n’y a t il aucune solution possible venant des States?
    Ce serait si simple pourtant de rétablir une ligne de bus dont tout le monde s’accorde à dire et démontrer qu’elle permet à des bordelais non pas de s’intégrer mais de vivre tout simplement dans leur ville pour laquelle ils payent des impôts, des charges comme tout citoyen!
    Aller chercher des solutions aussi loin et ne pas écouter ses habitants quelle idée de la gestion locale, non??
    Et pourtant Monsieur Alain Juppé écrit dans son courrier de candidat. Je cite
    "une ville plus fraternelle où nous nous sentirons plus proches les uns des autres."c’est le projet que je vous propose :faire du Bordeaux pour tous que nous bâtissons ensemble, un Bordeaux pour chacun, plus accueillant encore pour ses familles, pour ses jeunes, pour ses seniors"

    comme disait Coluche il y en a de plus égaux que d’autres non???

  8. 31/10/2007 at 18:02 Une habitante

    vous avez raison, Dominique : les habitants du Grand Parc sont soumis à impôts locaux, comme dans tous les autres quartiers de Bordeaux. Pour idée, mon T3, 845 euros, non compris la redevance télévision.
    Il y a quelques années, vu l’augmentation croissante, j’ai contacté les services fiscaux. Il m’a été répondu que les impôts locaux étaient assez chers au Grand Parc, mais que c’était lié à leur valeur locative déclarée, et qu’il n’y avait hélas pas d’erreur.

  9. 31/10/2007 at 18:02 Une habitante

    vous avez raison, Dominique : les habitants du Grand Parc sont soumis à impôts locaux, comme dans tous les autres quartiers de Bordeaux. Pour idée, mon T3, 845 euros, non compris la redevance télévision.
    Il y a quelques années, vu l’augmentation croissante, j’ai contacté les services fiscaux. Il m’a été répondu que les impôts locaux étaient assez chers au Grand Parc, mais que c’était lié à leur valeur locative déclarée, et qu’il n’y avait hélas pas d’erreur.

  10. 31/10/2007 at 19:17 Eric C

    TRAM / PERSONNES AGEES
    Je suis toujours surpris quand je prends le TRAM de voir l’absence des personnes agées. Il faut se poser la question de savoir Pourquoi les personnes agées ne prennent pas le tram.
    Tram bondé, difficultés de compréhension des lignes, peur d’être bousculé, pas de place assises, Distributeur de billets
    incomprehensibles. Il faut pouvoir répondre à leurs peurs.

    IL FAUT LEUR FAIRE UNE PLACE DANS LE TRAM

  11. 31/10/2007 at 21:20 Petit Clos

    Un soir de présidentielle ou de législative, alors que je remettai de nouvelles affiches sur les panneaux Place de l’Europe , une main se pose sur mon épaule. Cétait une dame du Bouscat venue à un forum participatif qui m’avait reconnu.Elle m’expliqua qu’elle prenait ce bus car il allait à Bordeaux centre. J’imagine qu’elle n’est pas la seule bouscataise qui utiisait cette possibilité. La suppression de ce bus est ainsi encore plus dommageable qu’on ne pouvait penser
    Par ailleurs j’invite Douce Amère et ses ami(e)s à rejoindre le Comité de quartier indépendant de Caudéran Nord qui est en train de renaître de ses cendres. Pour le 16 qui ne passe plus au retour par la Croix Blanche mais par Judaïque cela pose aussi problème à nos lycéens qui vont à Ca Ju. Ils l’avaient évoqué au dernier Conseil Citoyen de Caudéran mais j’avais naïvement cru que ça s’arrangerait en pensant qu’à la Mairie il y aurait au moins un conseiller municipal qui envoyait ses enfants dans le Public

  12. 31/10/2007 at 21:20 Petit Clos

    Un soir de présidentielle ou de législative, alors que je remettai de nouvelles affiches sur les panneaux Place de l’Europe , une main se pose sur mon épaule. Cétait une dame du Bouscat venue à un forum participatif qui m’avait reconnu.Elle m’expliqua qu’elle prenait ce bus car il allait à Bordeaux centre. J’imagine qu’elle n’est pas la seule bouscataise qui utiisait cette possibilité. La suppression de ce bus est ainsi encore plus dommageable qu’on ne pouvait penser
    Par ailleurs j’invite Douce Amère et ses ami(e)s à rejoindre le Comité de quartier indépendant de Caudéran Nord qui est en train de renaître de ses cendres. Pour le 16 qui ne passe plus au retour par la Croix Blanche mais par Judaïque cela pose aussi problème à nos lycéens qui vont à Ca Ju. Ils l’avaient évoqué au dernier Conseil Citoyen de Caudéran mais j’avais naïvement cru que ça s’arrangerait en pensant qu’à la Mairie il y aurait au moins un conseiller municipal qui envoyait ses enfants dans le Public

  13. 01/11/2007 at 14:58 Bruno

    Dominique : excellente conclusion ! Bien la photo en ville (comme je rabats mes lecteurs de temps à autre sur le blog de Michèle, certains qui t’ont lue pourront "mettre une tête" sur une signature).
    Amitiés à michèle.

  14. 02/11/2007 at 23:48 Colette

    mon commentaire risque d’être long, sur ce sujet il faut s’efforcer à la précision… Comme il n’y a pas trop d’intervenants sur ce thème pas très tendance, j’ai finallement assez peu de scrupules à occuper le terrain :

    Il me semble que la suppression de la ligne de bus 15 ne résistera pas longtemps à l’évidence des besoins existants et pas que ceux des retraités, pourtant bien réels, eux aussi : Cette ligne reprendra après une pause, comme ce fut le cas de la 7/8, trop nécessaire pour être totalement supprimée. Ce bus revint sous forme de l’actuelle ligne 4, sur toute une partie de son tronçon . L’intelligence a primé.

    Les pouvoirs publics poussent, à très juste titre, les habitants utiliser les transports en commun : limitation de l’encombrement urbain, meilleure fluidité sur les voies, limitation de la consommation d’énergie fossile non renouvelable, limitation de la pollution, et économie financière pour tous, à terme. Il faudrait donc savoir si l’on veut vraiment encourager cette politique –et on s’en donne alors les moyens, on rend le mode de transport collectif attractif- où si l’on fait cela et en même temps son contraire. Je ne peux y croire, la prise de conscience du nécessaire développement durable a ouvert les yeux les plus fermés.

    Même si elle ronchonne, la population de la C.U.B. se laisse convaincre, au point que le tram vit la rançon de son succès : certains parkings sont surchargés, certaines lignes de tram sont bondées, au point de laisser des voyageurs sur les quais. Le tram, c’est une volonté de quantité de voyageurs transportés liée à une rapidité de transport, mais ce n’est pas le confort, on ne peut tout concilier. Les conditions de confort sont de fait réduites, tant par l’inévitable étroitesse des tram que par l’incivisme d’une partie des utilisateurs des deux sexes, et de tous milieux. Le tram n’est, malgré sa performance, son esthétique très réussi, pas souvent tentant, et c’est bien dommage. Il faudrait sûrement verbaliser les abus, mais ça n’est pas très populaire…

    La ligne 15 n’avait pas cinq arrêt vers le Grand Parc, mais 7 si l’on se réfère à la ligne d’avant le début des travaux du tramway. On peut les lister. A partir de l’avenue Counord, dans l’ordre :arrêt juste à l’entrée de la cité, rue des frères Portmann, puis devant l’église de la Trinité, puis place de l’Europe. Ensuite arrêt devant l’annexe Clisthène du collège, rue Trébod, puis au bout de la rue Trébod, juste avant le boulevard Godard. Le bus a ensuite un arrêt sur ce boulevard, et enfin un dernier près de la clinique Bordeaux nord : son terminus. Cet arrêt n’est pas très éloigné de la place Ravesies (la distance entre deux stations de bus).

    Chaque matin, des personnes venant du Bouscat et de plus loin, garent leur voiture à proximité du boulevard, au Grand Parc, commençant à participer à la surcharge des parkings les plus proches, et utilisent le bus N° 15 pour aller travailler. Ces parkings servent ainsi de parking de délestage avant de partir vers le centre ville. D’autres personnes sont aussi déposées en voiture près d’un arrêt bus par un conjoint qui reprend ensuite son chemin sur les boulevards. Le carrefour où est la station essence, l’extrémité de la rue Trébod sont pour cela assez utilisés. Au départ de son terminus, le 15, en début de matinée n’a plus une place assise dès la place de l’Europe, voire bien avant. la manoeuvre s’inverse le soir.

    Les utilisateurs de bus –dont le 15- subissent déjà la pénibilité des horaires « vacances scolaires » qui ne servent vraiment qu’à la compagnie gestionnaire, et à une certaine économie de personnel pendant ces périodes. Pour les voyageurs qui utilisent le bus pour aller travailler, et ils sont nombreux évidemment, ces horaires peu dignes d’une métropole sont une plaie. Que l’on rate un bus le matin et ce peut être une demi-heure de retard, ou plus, en arrivant sur son lieu de travail. Comme il y a moins de bus, il faut donc partir plus tôt. Vacances, dites-vous ? Sans parler des horaires du dimanche toute l’année : un bus toutes les demi-heures, au mieux, sur cette ligne 15.
    Mercredi dernier, vers 18/19 heures, le 15 était tellement surchargé que j’ai cru à un retard, ou à un chauffeur manquant, occasionnant une perturbation du service. « Même pas », m’a dit le chauffeur, « il faudrait que ceux qui décident, et que les politiques viennent voir ». Impossible d’avancer, j’étais pour ma part presque collée au pare-brise. Interrogé, le chauffeur a confirmé que la situation était connue, ses collègues et lui même faisaient depuis longtemps remonter l’information, mais en pure perte semble t’il.

    Bien sûr, il est logique de vouloir rabattre les utilisateurs vers le tramway, conçu pour cela. C’était le but. Oui, mais on n’avait pas tablé sur une telle fréquentation, le tram étant victime de son succès, et de l’éloignement croissant de nombre de personnes de le lieu de travail bordelais. C’est plutôt positif, très positif, même, bien que cela implique de ce fait de revoir les positions prises.

    On sait bien que la ligne A du tramway, traversant la Garonne, a désenclavé les banlieues proches, et a fait venir dans Bordeaux bien des personnes qui n’y venaient guère. C’est ce que l’on voulait, et c’est réussi. Il en sera sans doute de même quand la nouvelle ligne rejoindra les Aubiers, puis le quartier du lac. Il m’a été dit que la ligne de bus 27, qui part des Quinconces et passe en lisière du Grand Parc, rue Mandron, serait peut-être détournée pour entrer dans la cité du Grand Parc, afin d’ y prendre les voyageurs les plus éloignés du tram. Fort bien peut-être, sauf si cette ligne va elle- même déverser ses passagers sur le quai du tramway, au croisement des rues C. Godard et avenue Emile Counord. ( Et oui, parce qu’elle n’irait plus jusqu’aux Quinconces, rabattement oblige ! ) Tout simplement parce que l’on peut craindre qu’alors le tram, plein comme un œuf aux heures de pointe, n’y puisse prendre personne, ou dans des conditions de très grand inconfort, que peu accepteront. Comme cela m’est déjà arrivé en ville un jour de pluie, comme cela arrive régulièrement aux étudiants du campus de Talence tout au long de la ligne, on restera sur le quai, trempé, en retard et furieux. Restera alors la possibilité de reprendre la voiture. A moins qu’on ne rétablisse très vite le 15, sans autre coût que sa gestion retrouvée. Même les abribus existent.

  15. 02/11/2007 at 23:48 Colette

    mon commentaire risque d’être long, sur ce sujet il faut s’efforcer à la précision… Comme il n’y a pas trop d’intervenants sur ce thème pas très tendance, j’ai finallement assez peu de scrupules à occuper le terrain :

    Il me semble que la suppression de la ligne de bus 15 ne résistera pas longtemps à l’évidence des besoins existants et pas que ceux des retraités, pourtant bien réels, eux aussi : Cette ligne reprendra après une pause, comme ce fut le cas de la 7/8, trop nécessaire pour être totalement supprimée. Ce bus revint sous forme de l’actuelle ligne 4, sur toute une partie de son tronçon . L’intelligence a primé.

    Les pouvoirs publics poussent, à très juste titre, les habitants utiliser les transports en commun : limitation de l’encombrement urbain, meilleure fluidité sur les voies, limitation de la consommation d’énergie fossile non renouvelable, limitation de la pollution, et économie financière pour tous, à terme. Il faudrait donc savoir si l’on veut vraiment encourager cette politique –et on s’en donne alors les moyens, on rend le mode de transport collectif attractif- où si l’on fait cela et en même temps son contraire. Je ne peux y croire, la prise de conscience du nécessaire développement durable a ouvert les yeux les plus fermés.

    Même si elle ronchonne, la population de la C.U.B. se laisse convaincre, au point que le tram vit la rançon de son succès : certains parkings sont surchargés, certaines lignes de tram sont bondées, au point de laisser des voyageurs sur les quais. Le tram, c’est une volonté de quantité de voyageurs transportés liée à une rapidité de transport, mais ce n’est pas le confort, on ne peut tout concilier. Les conditions de confort sont de fait réduites, tant par l’inévitable étroitesse des tram que par l’incivisme d’une partie des utilisateurs des deux sexes, et de tous milieux. Le tram n’est, malgré sa performance, son esthétique très réussi, pas souvent tentant, et c’est bien dommage. Il faudrait sûrement verbaliser les abus, mais ça n’est pas très populaire…

    La ligne 15 n’avait pas cinq arrêt vers le Grand Parc, mais 7 si l’on se réfère à la ligne d’avant le début des travaux du tramway. On peut les lister. A partir de l’avenue Counord, dans l’ordre :arrêt juste à l’entrée de la cité, rue des frères Portmann, puis devant l’église de la Trinité, puis place de l’Europe. Ensuite arrêt devant l’annexe Clisthène du collège, rue Trébod, puis au bout de la rue Trébod, juste avant le boulevard Godard. Le bus a ensuite un arrêt sur ce boulevard, et enfin un dernier près de la clinique Bordeaux nord : son terminus. Cet arrêt n’est pas très éloigné de la place Ravesies (la distance entre deux stations de bus).

    Chaque matin, des personnes venant du Bouscat et de plus loin, garent leur voiture à proximité du boulevard, au Grand Parc, commençant à participer à la surcharge des parkings les plus proches, et utilisent le bus N° 15 pour aller travailler. Ces parkings servent ainsi de parking de délestage avant de partir vers le centre ville. D’autres personnes sont aussi déposées en voiture près d’un arrêt bus par un conjoint qui reprend ensuite son chemin sur les boulevards. Le carrefour où est la station essence, l’extrémité de la rue Trébod sont pour cela assez utilisés. Au départ de son terminus, le 15, en début de matinée n’a plus une place assise dès la place de l’Europe, voire bien avant. la manoeuvre s’inverse le soir.

    Les utilisateurs de bus –dont le 15- subissent déjà la pénibilité des horaires « vacances scolaires » qui ne servent vraiment qu’à la compagnie gestionnaire, et à une certaine économie de personnel pendant ces périodes. Pour les voyageurs qui utilisent le bus pour aller travailler, et ils sont nombreux évidemment, ces horaires peu dignes d’une métropole sont une plaie. Que l’on rate un bus le matin et ce peut être une demi-heure de retard, ou plus, en arrivant sur son lieu de travail. Comme il y a moins de bus, il faut donc partir plus tôt. Vacances, dites-vous ? Sans parler des horaires du dimanche toute l’année : un bus toutes les demi-heures, au mieux, sur cette ligne 15.
    Mercredi dernier, vers 18/19 heures, le 15 était tellement surchargé que j’ai cru à un retard, ou à un chauffeur manquant, occasionnant une perturbation du service. « Même pas », m’a dit le chauffeur, « il faudrait que ceux qui décident, et que les politiques viennent voir ». Impossible d’avancer, j’étais pour ma part presque collée au pare-brise. Interrogé, le chauffeur a confirmé que la situation était connue, ses collègues et lui même faisaient depuis longtemps remonter l’information, mais en pure perte semble t’il.

    Bien sûr, il est logique de vouloir rabattre les utilisateurs vers le tramway, conçu pour cela. C’était le but. Oui, mais on n’avait pas tablé sur une telle fréquentation, le tram étant victime de son succès, et de l’éloignement croissant de nombre de personnes de le lieu de travail bordelais. C’est plutôt positif, très positif, même, bien que cela implique de ce fait de revoir les positions prises.

    On sait bien que la ligne A du tramway, traversant la Garonne, a désenclavé les banlieues proches, et a fait venir dans Bordeaux bien des personnes qui n’y venaient guère. C’est ce que l’on voulait, et c’est réussi. Il en sera sans doute de même quand la nouvelle ligne rejoindra les Aubiers, puis le quartier du lac. Il m’a été dit que la ligne de bus 27, qui part des Quinconces et passe en lisière du Grand Parc, rue Mandron, serait peut-être détournée pour entrer dans la cité du Grand Parc, afin d’ y prendre les voyageurs les plus éloignés du tram. Fort bien peut-être, sauf si cette ligne va elle- même déverser ses passagers sur le quai du tramway, au croisement des rues C. Godard et avenue Emile Counord. ( Et oui, parce qu’elle n’irait plus jusqu’aux Quinconces, rabattement oblige ! ) Tout simplement parce que l’on peut craindre qu’alors le tram, plein comme un œuf aux heures de pointe, n’y puisse prendre personne, ou dans des conditions de très grand inconfort, que peu accepteront. Comme cela m’est déjà arrivé en ville un jour de pluie, comme cela arrive régulièrement aux étudiants du campus de Talence tout au long de la ligne, on restera sur le quai, trempé, en retard et furieux. Restera alors la possibilité de reprendre la voiture. A moins qu’on ne rétablisse très vite le 15, sans autre coût que sa gestion retrouvée. Même les abribus existent.

  16. 06/11/2007 at 17:04 Jacqueline

    il était impossible de glisser un commentaire sous ce n° 9. un message d’attente suggérant d’attendre, l’envoi étant enregistré. Mais rien n’est ensuite apparu. J’essaie à nouveau, deux jours plus tard. test…

  17. 06/11/2007 at 17:04 Jacqueline

    il était impossible de glisser un commentaire sous ce n° 9. un message d’attente suggérant d’attendre, l’envoi étant enregistré. Mais rien n’est ensuite apparu. J’essaie à nouveau, deux jours plus tard. test…

  18. 06/11/2007 at 17:34 Jacqueline

    Une personne m’a signalé qu’on lui avait fait remarquer qu’il y avait, au Grand Parc, plus de voyageurs ne payant pas les tickets de bus qu’ailleurs, c’était l’une des raisons de la disparition plus que décidée de la ligne 15 : éternel argument du RMIste exonéré et qui coûte cher ! on n’ose pas parler du retraité à petite pension, quand même, mais ce n’est pas loin.
    Ce serait donc une ligne financièrement moins rentable, même si elle est bondée aux heures de pointe (les RMIstes prennent donc le bus aux heures où les autres vont prendre leur travail, ou le quittent ! Bizarre !)
    Argument culpabilisant et assez choquant : Outre sa bêtise vu le taux réel de remplissage que chacun doit pouvoir constater, à commencer par la société Véolia, gestionnaire, et la C.U.B., si on pousse ce raisonnement dans ses limites, alors il faut privilégier les lignes où les voyageurs payent leur ticket plein pot, et donc à l’unité : plutôt les déplacements très ponctuels en bus, un jour de panne de voiture, alors qu’on a rendez-vous avec Cécilia, plutôt que la vulgaire médiocrité de la carte d’abonnement à tarif réduit, quelle qu’en soit le motif. Soyons logique : Il faut alors au moins quadrupler la navette avec l’aéroport, doubler le nombre de bus vers Saint Genès, et les diminuer fortement vers les banlieues modestes. Mais pourquoi diable a t’on prévu le tram d’abord vers Cenon, Lormont, Floirac, et aussi le CHU, et le domaine universitaire ? Avec le nombre d’étudiants pauvres, fraudeurs de surcroît ?
    ….et interdiction de bus aux familles nombreuses, les enfants très pauvres, et les enfants très à l’aise (les familles nombreuses ne sont que là) iront à pied au cours Saint Charles.

  19. 06/11/2007 at 17:34 Jacqueline

    Une personne m’a signalé qu’on lui avait fait remarquer qu’il y avait, au Grand Parc, plus de voyageurs ne payant pas les tickets de bus qu’ailleurs, c’était l’une des raisons de la disparition plus que décidée de la ligne 15 : éternel argument du RMIste exonéré et qui coûte cher ! on n’ose pas parler du retraité à petite pension, quand même, mais ce n’est pas loin.
    Ce serait donc une ligne financièrement moins rentable, même si elle est bondée aux heures de pointe (les RMIstes prennent donc le bus aux heures où les autres vont prendre leur travail, ou le quittent ! Bizarre !)
    Argument culpabilisant et assez choquant : Outre sa bêtise vu le taux réel de remplissage que chacun doit pouvoir constater, à commencer par la société Véolia, gestionnaire, et la C.U.B., si on pousse ce raisonnement dans ses limites, alors il faut privilégier les lignes où les voyageurs payent leur ticket plein pot, et donc à l’unité : plutôt les déplacements très ponctuels en bus, un jour de panne de voiture, alors qu’on a rendez-vous avec Cécilia, plutôt que la vulgaire médiocrité de la carte d’abonnement à tarif réduit, quelle qu’en soit le motif. Soyons logique : Il faut alors au moins quadrupler la navette avec l’aéroport, doubler le nombre de bus vers Saint Genès, et les diminuer fortement vers les banlieues modestes. Mais pourquoi diable a t’on prévu le tram d’abord vers Cenon, Lormont, Floirac, et aussi le CHU, et le domaine universitaire ? Avec le nombre d’étudiants pauvres, fraudeurs de surcroît ?
    ….et interdiction de bus aux familles nombreuses, les enfants très pauvres, et les enfants très à l’aise (les familles nombreuses ne sont que là) iront à pied au cours Saint Charles.

  20. 07/11/2007 at 09:29 mobilisation presque générale

    copié-collé de l’article pris sur le site du journal associatif "www.villagesdeville.com" :

    Nous n’avons pas encore gagné sur toute la ligne.
    Le 6 novembre 2007, une délégation des habitants du Grand-Parc et du quartier Jean Jaurès du Bouscat a été reçue à la mairie de Bordeaux, par monsieur David, adjoint au maire délégué aux transports, madame Cazalet adjointe au Maire chargée de la vie des quartiers et monsieur Monchy secrétaire de cabinet du maire.

    Cette délégation a remis les deux mille signatures collectées sur ces deux quartiers pour le maintien de la ligne 15.

    Le journal villages de ville remercie tous les signataires qui ont tissé des liens de solidarités entre deux quartiers de villes différentes et ce dans un même combat. Nous remercions Michelle Delaunay, Conseillère Générale du deuxième canton et Vincent Maurin, Conseiller Municipal et communautaire pour leur prise de position et leur soutien. Ces soutiens ont pesé et pèseront dans la balance.

    Rappelons qu’une délibération communautaire N°2007/0217 en date du trente mars 2007 avait décidé de la suppression de cette ligne sans qu’une étude d’impact soit effectuée et ce malgrè la demande de la mairie de Bordeaux (d’après monsieur David).

    Monsieur David adjoint au maire délégué aux transports nous a annoncé que monsieur Alain Juppé, maire de Bordeaux aurait écrit à monsieur Feltesse, Président de la C.U.B. pour lui demander le maintien de la ligne 15. Si c’est le cas, le journal Villages de ville remercie monsieur le maire d’avoir pris en compte le facteur humain et d’avoir maintenu un service publique de première nécessité et de qualité. Il est important de signaler que des élus de diverses tendances se prononcent ensemble et d’une même voix pour l’intérêt collectif.

    Toutefois nous resterons vigilants, en ce qui concerne le maintien de la ligne, de son parcours et de ses fréquences.

    Enfin, nous continuerons à œuvrer, jusqu’à obtention total de la revendication citoyenne et pour que l’être humain soit mis au centre de la ville.

    jean-Luc Pageon

  21. 07/11/2007 at 09:29 mobilisation presque générale

    copié-collé de l’article pris sur le site du journal associatif "www.villagesdeville.com" :

    Nous n’avons pas encore gagné sur toute la ligne.
    Le 6 novembre 2007, une délégation des habitants du Grand-Parc et du quartier Jean Jaurès du Bouscat a été reçue à la mairie de Bordeaux, par monsieur David, adjoint au maire délégué aux transports, madame Cazalet adjointe au Maire chargée de la vie des quartiers et monsieur Monchy secrétaire de cabinet du maire.

    Cette délégation a remis les deux mille signatures collectées sur ces deux quartiers pour le maintien de la ligne 15.

    Le journal villages de ville remercie tous les signataires qui ont tissé des liens de solidarités entre deux quartiers de villes différentes et ce dans un même combat. Nous remercions Michelle Delaunay, Conseillère Générale du deuxième canton et Vincent Maurin, Conseiller Municipal et communautaire pour leur prise de position et leur soutien. Ces soutiens ont pesé et pèseront dans la balance.

    Rappelons qu’une délibération communautaire N°2007/0217 en date du trente mars 2007 avait décidé de la suppression de cette ligne sans qu’une étude d’impact soit effectuée et ce malgrè la demande de la mairie de Bordeaux (d’après monsieur David).

    Monsieur David adjoint au maire délégué aux transports nous a annoncé que monsieur Alain Juppé, maire de Bordeaux aurait écrit à monsieur Feltesse, Président de la C.U.B. pour lui demander le maintien de la ligne 15. Si c’est le cas, le journal Villages de ville remercie monsieur le maire d’avoir pris en compte le facteur humain et d’avoir maintenu un service publique de première nécessité et de qualité. Il est important de signaler que des élus de diverses tendances se prononcent ensemble et d’une même voix pour l’intérêt collectif.

    Toutefois nous resterons vigilants, en ce qui concerne le maintien de la ligne, de son parcours et de ses fréquences.

    Enfin, nous continuerons à œuvrer, jusqu’à obtention total de la revendication citoyenne et pour que l’être humain soit mis au centre de la ville.

    jean-Luc Pageon

  22. 07/11/2007 at 12:33 militant 3

    Une chose est troublante: il y a quelques mois, "la cub" semble avoir supprimé la ligne que Juppé demande maintenant de maintenir. Croit-on vraiment une seconde que la décision mentionnée de la cub avait été prise sans que la mairie ait été d’accord? C"’est totalement invraisemblable.
    Et jouer aujourd’hui les innocents et prétendre vouloir sauver la ligne 15 contre les méchants services de la cub c’est au mieux un double langage, et probablement une hypocrisie électoraliste du même genre que les volte-face de la mairie dans le dossier de la tram rue Fondaudège!

  23. 07/11/2007 at 12:33 militant 3

    Une chose est troublante: il y a quelques mois, "la cub" semble avoir supprimé la ligne que Juppé demande maintenant de maintenir. Croit-on vraiment une seconde que la décision mentionnée de la cub avait été prise sans que la mairie ait été d’accord? C"’est totalement invraisemblable.
    Et jouer aujourd’hui les innocents et prétendre vouloir sauver la ligne 15 contre les méchants services de la cub c’est au mieux un double langage, et probablement une hypocrisie électoraliste du même genre que les volte-face de la mairie dans le dossier de la tram rue Fondaudège!

  24. 07/11/2007 at 18:00 militant 3

    … de la construction du tram rue Fondaudège… (bien sûr!)

    J’aujouterais que la confusion générale qui règne pour savoir qui – CUB ou Ville – fait quoi est un terrrain magnifique pour des jeux électoralistes. Deux remarques dans ce contexte: que je sache, un bon petit paquet de conseillers bordelais de la mouvance juppéiste participent aux votes de la CUB; ils y ont aussi droit à la parole (théoriquement, car c’est en général Juppé, en son absence Martin ou , pour les sales travaux Duchène qui parlent; le reste se tait et vote comme on leur dit de voter). Donc, vouloir opposer les bons Bordelais et les méchants de la CUB est un contresens absolu.
    Confusion aussi exploité par Juppé pour récupérer pour lui seul le réaménagement des quais qui a été financé par la … CUB.

  25. 07/11/2007 at 18:00 militant 3

    … de la construction du tram rue Fondaudège… (bien sûr!)

    J’aujouterais que la confusion générale qui règne pour savoir qui – CUB ou Ville – fait quoi est un terrrain magnifique pour des jeux électoralistes. Deux remarques dans ce contexte: que je sache, un bon petit paquet de conseillers bordelais de la mouvance juppéiste participent aux votes de la CUB; ils y ont aussi droit à la parole (théoriquement, car c’est en général Juppé, en son absence Martin ou , pour les sales travaux Duchène qui parlent; le reste se tait et vote comme on leur dit de voter). Donc, vouloir opposer les bons Bordelais et les méchants de la CUB est un contresens absolu.
    Confusion aussi exploité par Juppé pour récupérer pour lui seul le réaménagement des quais qui a été financé par la … CUB.

  26. 07/11/2007 at 18:23 Gabrielle

    Entièrement d’accord avec militant3 !
    Bien que signataire de la pétition pour le maintien de la ligne 15, je trouve ce genre d’instrumentalisation des problèmes quotidiens des bordelais assez méprisable…
    La mairie n’a jamais rien fait pour nous défendre, et essaye aujourd’hui de jouer les chevaliers blancs. J’ai peut-être mauvais esprit mais j’ai le sentiment que si nous n’étions pas aussi près des municipales, Juppé aurait traité nos revendications avec la morgue qu’on lui connait.

    Le blog de la CUB vient d’ailleurs de mettre en ligne une mise au point de Vincent Feltesse envoyée à l’association Villages de villes :

    Suite au compte rendu d’une réunion de l’association Villages de villes (http://www.villagesdeville.com/s... avec M. David, élu de la ville de Bordeaux et conseiller communautaire, je tiens à préciser que, après une recherche dans nos services nous n’avons pas trouvé trace d’une demande d’étude d’impact sur la suppression de la ligne 15 émanant de la ville de bordeaux.

    Par ailleurs lors de l’adoption du rapport sur le réseau communautaire du transport en commun à la mise en service de la deuxième phase du tramway en mars 2007 (délibération 2007/3/66), les élus représentant la ville de Bordeaux ne se sont, à aucun moment, exprimés sur ce sujet.

    Enfin, à ce jour malgré nos recherches, si j’ai été saisi de cette question par Madame Michèle Delaunay, députée et conseillère générale et par Monsieur Vincent Maurin, conseiller communautaire, nous n’avons trouvé, sauf erreur de notre part, aucune trace d’un courrier signé du maire de Bordeaux demandant le maintien de la ligne 15.
    Mais peut-être ce courrier est-il en chemin, ce qui marquerait une évolution très récente de la ville de Bordeaux sur ce dossier. Puisque, aussi bien lors du dernier Conseil de quartier le 10 octobre, que dans un article de presse du 26 octobre, la ville réaffirmait son accord vis-à-vis de la restructuration du réseau ; laquelle restructuration comportait la suppression de la ligne 15. Au delà de ce malentendu concernant les revirements de la ville de Bordeaux, je suis prêt à vous recevoir pour évoquer ce dossier.
    Cordialement

    Vincent Feltesse
    Président la CUB

    blog.lacub.info/post/2007…

  27. 07/11/2007 at 18:23 Gabrielle

    Entièrement d’accord avec militant3 !
    Bien que signataire de la pétition pour le maintien de la ligne 15, je trouve ce genre d’instrumentalisation des problèmes quotidiens des bordelais assez méprisable…
    La mairie n’a jamais rien fait pour nous défendre, et essaye aujourd’hui de jouer les chevaliers blancs. J’ai peut-être mauvais esprit mais j’ai le sentiment que si nous n’étions pas aussi près des municipales, Juppé aurait traité nos revendications avec la morgue qu’on lui connait.

    Le blog de la CUB vient d’ailleurs de mettre en ligne une mise au point de Vincent Feltesse envoyée à l’association Villages de villes :

    Suite au compte rendu d’une réunion de l’association Villages de villes (http://www.villagesdeville.com/s... avec M. David, élu de la ville de Bordeaux et conseiller communautaire, je tiens à préciser que, après une recherche dans nos services nous n’avons pas trouvé trace d’une demande d’étude d’impact sur la suppression de la ligne 15 émanant de la ville de bordeaux.

    Par ailleurs lors de l’adoption du rapport sur le réseau communautaire du transport en commun à la mise en service de la deuxième phase du tramway en mars 2007 (délibération 2007/3/66), les élus représentant la ville de Bordeaux ne se sont, à aucun moment, exprimés sur ce sujet.

    Enfin, à ce jour malgré nos recherches, si j’ai été saisi de cette question par Madame Michèle Delaunay, députée et conseillère générale et par Monsieur Vincent Maurin, conseiller communautaire, nous n’avons trouvé, sauf erreur de notre part, aucune trace d’un courrier signé du maire de Bordeaux demandant le maintien de la ligne 15.
    Mais peut-être ce courrier est-il en chemin, ce qui marquerait une évolution très récente de la ville de Bordeaux sur ce dossier. Puisque, aussi bien lors du dernier Conseil de quartier le 10 octobre, que dans un article de presse du 26 octobre, la ville réaffirmait son accord vis-à-vis de la restructuration du réseau ; laquelle restructuration comportait la suppression de la ligne 15. Au delà de ce malentendu concernant les revirements de la ville de Bordeaux, je suis prêt à vous recevoir pour évoquer ce dossier.
    Cordialement

    Vincent Feltesse
    Président la CUB

    blog.lacub.info/post/2007…

  28. 08/11/2007 at 14:11 Alain

    Si je sais lire le courrier du président de la CUB, très judicieusement mis en lien ci-dessus, celui-ci veut bien dire que la situation peut évoluer. A condition que les décisions et engagements correspondants soient pris par la ville de Bordeaux.
    Il reste invraisemblable qu’aucune étude d’impact n’ait été faite avant qu’une décision de supprimer une ligne, ou la modifier soit prise ! Qui a pouvoir pour demander une étude d’impact ? qui la finance ? Comment cela se passe-t’il ? Qui la réalise, qui en tire les conclusions et enfin qui décide de quoi ?
    Qui sait répondre ?

    Le courrier de V. Feltesse est à lire soigneusement : L’indifférence de la ville de Bordeaux ou plutôt de son conseil municipal, en très grande majorité UMP, à l’égard des quartiers populaires, et donc du Grand Parc, est flagrante au travers de ses absences de réactions.

    Aucun étonnement non plus à ce que madame Bourragué, précédente conseillère générale non réélue dans un canton moins sous-développé du cerveau qu’on ne le croit, mais toujours députée grâce aux voix d’une circonscription habilement découpée, manifeste son ignorance, ou son je m’en foutisme à l’égard des habitants du grand parc : il n’y a selon elle qu’un arrêt de bus 15 dans ce quartier (voir site villages de ville aussi mis en lien).

  29. 08/11/2007 at 14:22 grosse marade

    Lu dans Villages de Ville, rubrique "vu et lu dans Sud Ouest", cette remarque extraite des propos d’un représentant de Véolia transports " du Grand Parc on est à 6 minutes des Quinconces, et à 16 minutes de la gare Saint Jean"
    Il venait d’être nommé à Bordeaux et lisait le texte gag destiné aux nouveaux que l’on chambre ?

  30. 08/11/2007 at 14:22 grosse marade

    Lu dans Villages de Ville, rubrique "vu et lu dans Sud Ouest", cette remarque extraite des propos d’un représentant de Véolia transports " du Grand Parc on est à 6 minutes des Quinconces, et à 16 minutes de la gare Saint Jean"
    Il venait d’être nommé à Bordeaux et lisait le texte gag destiné aux nouveaux que l’on chambre ?

  31. 08/11/2007 at 21:21 Colette comptable

    Erreur sur mon précédent commentaire, n°9 : ce ne sont pas 7 arrêts au total, mais 8 car il y a 3 arrêts boulevard Godard : le terminus "Grand Parc" et les arrêts "Calixte Camelle" et "Ampère". jusqu’à la place de l’Europe il y en a encore 3 : "boulevard Godard", "Trébod" et "place de l’Europe". Les bus sortent actuellement du grand parc par le cours de Luze, je ne prends pas en compte l’arrêt qui porte ce nom, car situé après l’inspection académique, hors Grand Parc. Par contre il faut évidemment compter les arrêts "église de la Trinité" et frères Portmann" qui desservent l’intérieur du Grand Parc entre l’avenue Counord (l’ancien rond point à côté de la Grenouillère, là où va passer le tram) Ces deux arrêts sont assurés par le 31 qui rejoint la ligne du 15 place de l’Europe. La jonction est commune jusqu’au jardin public, d’où changement de bus possible. Avant le démarrage des travaux du tram sur l’avenue Counord, ces deux arrêts étaient desservis par la ligne 15, puisque le 15 remontait l’avenue Counord. Donc 3+3+2 = 8. Incontestable.
    Il faut être précis !

  32. 08/11/2007 at 21:21 Colette comptable

    Erreur sur mon précédent commentaire, n°9 : ce ne sont pas 7 arrêts au total, mais 8 car il y a 3 arrêts boulevard Godard : le terminus "Grand Parc" et les arrêts "Calixte Camelle" et "Ampère". jusqu’à la place de l’Europe il y en a encore 3 : "boulevard Godard", "Trébod" et "place de l’Europe". Les bus sortent actuellement du grand parc par le cours de Luze, je ne prends pas en compte l’arrêt qui porte ce nom, car situé après l’inspection académique, hors Grand Parc. Par contre il faut évidemment compter les arrêts "église de la Trinité" et frères Portmann" qui desservent l’intérieur du Grand Parc entre l’avenue Counord (l’ancien rond point à côté de la Grenouillère, là où va passer le tram) Ces deux arrêts sont assurés par le 31 qui rejoint la ligne du 15 place de l’Europe. La jonction est commune jusqu’au jardin public, d’où changement de bus possible. Avant le démarrage des travaux du tram sur l’avenue Counord, ces deux arrêts étaient desservis par la ligne 15, puisque le 15 remontait l’avenue Counord. Donc 3+3+2 = 8. Incontestable.
    Il faut être précis !

  33. 08/11/2007 at 21:34 Colette obsessionnelle

    Commentaire envoyé à 21h 21 c’est encore mon côté comptable, façon Desproges, ce goût pour l’ordre. Ah, ce sketch sur l’ordre, quelle merveille ! Rappellez vous. Mais tout Desproges était magnifique, et l’homme très gentil. Bon, je ne vais pas clavarder jusqu’à 22 heures 22 pour poster ça . Au revoir. Pardon, Michèle de cet écart, mais c’est un peu moins tristou que la nomenclature des arrêts de bus.
    Quoique : Ampère tout près du gaz de Bordeaux, ç’est assez nerveux, non ?

  34. 08/11/2007 at 21:34 Colette obsessionnelle

    Commentaire envoyé à 21h 21 c’est encore mon côté comptable, façon Desproges, ce goût pour l’ordre. Ah, ce sketch sur l’ordre, quelle merveille ! Rappellez vous. Mais tout Desproges était magnifique, et l’homme très gentil. Bon, je ne vais pas clavarder jusqu’à 22 heures 22 pour poster ça . Au revoir. Pardon, Michèle de cet écart, mais c’est un peu moins tristou que la nomenclature des arrêts de bus.
    Quoique : Ampère tout près du gaz de Bordeaux, ç’est assez nerveux, non ?

  35. 11/11/2007 at 19:11 michele

    merci à tous pour ces commentaires, qui montrent la mobilisation d’un quartier, réfléchie et organisée. En cela, merci à villages de ville, qui l’a rendue opérative.

  36. 11/11/2007 at 19:11 michele

    merci à tous pour ces commentaires, qui montrent la mobilisation d’un quartier, réfléchie et organisée. En cela, merci à villages de ville, qui l’a rendue opérative.

  37. 28/11/2007 at 16:14 Angie

    Madame,
    Les habitants du grand parc ont contribué à maintenir la ligne 15
    aidés en cela par l’association villages de ville : http://www.villagedeville.com ,et bien sûr, par vous Madame.
    La ligne 15, oui, bien sûr, il faut la défendre "à tout prix".
    Mais, le combat, mené aujourd’hui pour maintenir cette ligne, va bien au-delà… Le 15 porte en effet des rêves d’évasion vers Bordeaux, la belle, celle qui éblouit…
    Un petit retour en arrière, juste pour dire…
    Bordeaux "la sale, la noiraude" a été éventrée, défigurée…
    Béante, elle s’est prêtée aux grands travaux, elle est devenue belle.
    Les maires de Bordeaux et de la CUB ont "prié" les propriétaires des bâtiments (classés) de les rénover :"aide ou amende", il faut choisir. Ils ont choisi…
    Il y avait là une volonté POLITIQUE pour un résultat tangible…

    La question que je me pose aujourd’hui est simple, comment se peut-il que ces maires volontaristes soient si laxistes avec les gestionnaires des cités "déglinguées" de Bordeaux et de la CUB ?
    Ces gestionnaires sont-ils au-dessus des lois ?
    Mais où passe l’argent des loyers et charges perçus ?
    Pour la rénovation de ces cités moribondes ? Ah bon…
    Qu’en pensent Mesdames et Messieurs les élus du peuple ?
    Angie

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