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Temps et mer de tempête. Pluie presque continue tout au long de la journée. Par ce temps, j’habite une sorte de bocal, dont l’eau serait à l’extérieur. Entre la mer et moi, il n’y a que l’épaisseur de ma fenêtre et un invisible rideau de pluie.

Ces circonstances sont très favorables à une activité dont je suis très peu friande : la transcription des cassettes que j’enregistre en marchant. Beaucoup ont ainsi passé au travers et je les retrouve dans des tiroirs ou des fonds de sac, pour finir par les réunir dans un petit carton « cassettes d’époques diverses » qui me semble dévolu à l’oubli des générations futures.

Par moments, le ciel s’éclaircit un peu. Une barre de lumière tombe sur l’écume qu’elle rend d’une blancheur presque aveuglante. Tout autour de moi est spectacle. Cela ne pourrait sans doute durer très longtemps : l’habitude d’agir, de bouger, de m’agiter ferait de moi un piètre gardien de phare. Mais venir là comme pour des retrouvailles, y restaurer dans ce silence bruyant la force de travail (on remarquera au passage l’habile incidente marxiste !), me remplir d’air et de large, j’espère ne pas en être privée avant longtemps.

Comments 1 commentaire

  1. 16/08/2007 at 19:10 jojo

    De gardienne intérimaire de phare a la Mairie de bordeaux, je ne vois qu’un pas…
    je vous le souhaite sincérement
    une lumière Bordelaise;

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