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Dernière ligne droite (droite ?). Reprise des discours après un déjeuner militant : trop cher (20 euros) et vide de très grands élus. Double erreur. C’est un moment d’exception où nous pouvons être tous ensemble, même pour un court moment, sans faire de cinéma ni de paternalisme pour les derniers nommés.

Gaëtan Gorce : « la rénovation, c’est de considérer la réalité politique. Aucune motion n’a obtenu la majorité absolue. Le rassemblement doit se faire autour de la motion majoritaire ».

« Agir en liberté, penser en sincérité, comme le disait, comme le voulait Pierre Mendès-France, c’est ça la rénovation ».

Franck Puppuna (Utopia), très inspiré en citant André Gorce : la sortie du capitalisme a déjà commencé. La question se pose avec une radicale nouveauté. Il a atteint une limite qu’il est incapable de dépasser. l’imaginaire marchand et le règne de la marchandise empêche que l’on puisse imaginer de pouvoir sortir du capitalisme. Or, la question porte seulement sur la forme que prendra cette sortie du capitalisme ».

« Notre idéal de société, c’est une société du lien, plus qu’une société du bien. Vous l’avez compris, nous ne voulons pas améliorer ce monde, nous voulons un autre monde »

Laurent Fabius, du ton posé qui lui est habituel, avec de très belles et fortes envolées : « Il y a un point qui recueille l’unanimité : tournons nous vers les Français. Je vais le faire à propos de la crise. La crise avant dêtre financière est d’abord une crise capitale et sociale, basée sur la répartition entre les fruits du capital et du travail. La course au profit maximum a amené aux produits toxiques, la course au salaire minimum a amené au surendettement. Et l’alliance des deux a amené à la crise ».

Ses priorités : l’éducation, le logement, la recherce… La santé n’en fait pas partie : le mot n’a été prononcé qu’une fois en deux jours.

« Nous sommes dans une autocratie: c’est la première fois que nous avons en France un gouvernement par le Président et pour le Président ». « Le charcutage institutionnel vise seulement à priver le pays de la possibilité d’alternance ».

Magnifique discours, d’un seul élan, sans respiration, ni pause, tout en tension.

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