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Une des joies de la vie politique est la diversité des contacts et des actions. Vendredi 13 juillet, l’une de ces occasions de rencontres et de réflexion a été « l’accueil des nouveaux citoyens ».

Courte manifestation organisée à la Préfecture où le représentant du Préfet a remis, après un petit discours et une Marseillaise, les documents de citoyenneté française à 54 personnes d’origine très diverses qui avaient fait le choix de devenir Français et avaient rempli les conditions pour cela.

J’ai eu le plaisir de remettre moi-même ces documents aux femmes résidant à Bordeaux. Petits mots de félicitations et de bienvenue à chacune qui paraissaient très heureuses de cette nouvelle citoyenneté. L’une d’elles n’a pas manqué cependant de me faire m’interroger : une très jeune femme, engoncée dans une grande robe sans forme d’un gris de terre et le visage cerné d’un foulard serré, retombant très bas sur la robe.

On ne peut pas ne pas s’interroger : peut-on être française et subir une telle limitation de sa liberté ? Cette jeune femme, vêtue de manière si oppressante ne peut avoir pratiquement aucune activité professionnelle, ne peut marcher librement dans la rue, profiter du grand air, s’adonner à aucun sport…

La République Française est elle compatible avec cette acception de la condition de la femme ? Je ne pose aucunement la question en termes religieux. Si l’époux de cette jeune femme était également contraint, c’est en effet la question religieuse qui serait prédominante. Mais il n’en est rien : lui peut se promener, travailler librement. C’est donc bien en premier lieu l’égalité qui est en cause.

La réponse à la question n’est pas simple, on le sait bien. Si nous décrêtons que les femmes ne peuvent accéder à la nationalité française sans adopter nos us et coutumes, nous aggraverons encore la condition de ma jeune femme en gris et de ces semblables. Pourtant je crois que nous ne pouvons rester sans rien faire, ni dire.

Comments 24 comments

  1. 15/07/2007 at 21:09 douce-amère

    Je partage cette crainte devant les corps voilés et j’avoue que souvent ça me dérange, moi qui n’ai jamais été censurée quand je dénude mes épaules aux grands soleils. Il me vient pourtant un doute la "femme dévoilée" est-elle libre? Quand elle se vend sur les trottoirs, quand elle est exploitée pour des pubs… Sommes-nous libres dans notre belle France?

  2. 16/07/2007 at 08:50 Nelbordeaux

    Thème au combien épineux et compliqué qui est abordé aujourd’hui Michèle. Moi aussi, comme Douce Amère je suis dérangé par la femme voilée, alors que je me sent un grand féministe dans le coeur, mais, je suis aussi trés attaché aux traditions culturelles de ses origines qui sont pour beaucoup le seul repere faimilial (au sens généalogique) ! Le seul rempart me semble t’il est l’information, l’éducation, l’ouverture d’esprit et gagons que dans son nouveau pays sera lui donné ses moyens d’ouvertures et de liberté. Et oui Douce Amère à encore raison quand elle se pose la question de savoir si toutes les femmes sont elles réellements libre, des progrés ont été fait ces dernières années mais le chemin reste long et on l’a vu ces dernières semaines parsemé encore de beaucoups d’embuches !

  3. 16/07/2007 at 10:09 BB

    Merci à Michèle et à vous d’aborder un tel sujet avec mesure et sensibilité. Quelques réflexions pour alimenter cette discussion : respect des traditions culturelles, des cultures des origines, à l’évidence, si elles se marient aux valeurs de liberté et de vivre ensemble qui font notre pays; à cet égard, une jolie rencontre récente avec une de mes anciennes étudiantes, maintenant sage-femme, si jolie et souriante avec son foulard rose, heureuse de me présenter son mari dans une soirée des amitiés judéo-musulmanes.
    Même si nous pouvons nous interroger sur le degré de liberté qu’offre notre société, ses limites, ses outrances, nous avons le privilège rare d’une liberté à laquelle nous tenons tous et toutes, y compris la "liberté" de ne pas être libre, d’être recluse, comme cette jeune femme que décrit Michèle. Pour prendre deux exemples extrèmes de violences faites aux femmes, l’excision et l’avortement clandestin, notre pays, notre façon de vivre ont imposé à chacun au moins sur notre sol des solutions qui sans être parfaites, respectent l’intégrité, la dignité et la liberté du plus grand nombre. N’oublions pas que ces solutions ont été imposées sans violence, par la loi.

    Parmi les pistes de solutions, lire, relire et faire lire PERSEPOLIS de Marjan Satrapi, qui tout en nous rappellant les outrances de notre monde occidental, nous confortent largement dans l’idée que nos sociétés sont un privilège pour ceux (celles) qui y vivent libre. A cet égard, voir l’initiative remarquable de Luc Besson, qui a projeté PERSEPOLIS (et d’autres films) dans dix villes de banlieue parisienne en "live" durant le festival de Cannes: initiative politique, initiative citoyenne qui nous ramène au rôle de nos élus. Il faut lire ce qu’écrit Luc Besson , ce que ces projections ont apporté dit-il aux femmes voilées qui regardaient ce film, mais aussi ce que cette initiative a apporté d’échanges, de regards croisés, de confrontations des cultures et des a priori. Une initiative rendue possible là encore par notre société.

  4. 16/07/2007 at 12:10 unelecteur

    Soignés aux frais de la princesse….
    Est-il vrai que chaque année, 17 millions d’euros d’ardoise sont laissés par les visiteurs étrangers dans les hôpitaux français? Une note estimée dans un rapport du sénat.. en dessous de la réalité?
    S’agit-il que d’un cafouillage entre le monde administratif et le monde médical?
    A force de laisser la note s’allonger les réactions pourraient être brutales et l’accès aux soins restreints…

  5. 16/07/2007 at 13:55 Alain

    Soignés aux frais de la princesse fait mal… encore une de ces rancoeurs née du "on dit"… Les visiteurs étrangers, si visiteurs touristes ou homme d’affaires, sont des gens qui ont comme vous et moi une assurance spécifique, mieux peut-être. Une touriste venant de Chine est sans doute plus riche que vous et moi…
    Pour les autres, ceux dont vous voulez en fait parler, sachez que les conditions de prise en charge sont de plus en plus draconiennes. Ainsi un étranger qui a besoin de soins hospitaliers et qui est sans revenus mais est hébergé par sens de l’entraide chez quelqu’un est considéré comme ayant un revenu correspondant à cet hébergement : il n’est donc pas sans rien. L’aide apportée tiendra compte de ce "revenu ".

  6. 16/07/2007 at 23:12 Lucas Clermont

    Peut-on être Français si l’on ne sait le français ? Je n’en sais rien, en tous cas notre langue reculera encore si l’Assemblée nationale, vote le Protocole de Londres dans les jours qui viennent. Pierre Assouline pose le problème sur son blogue : passouline.blog.lemonde.f…

  7. 17/07/2007 at 09:39 un electeur

    madame delaunay, cela n’a aucun rapport avec ce que vous avez écrit, mais j’ai découvert le site alliance "anti corrida" qui évoque la proposition de loi de la députée MARLAND MILITELLO visant à supprimer les corridas en FRance. Cette initiative courageuse à été partagée par 66 députés qui ont signé la proposition… Quand on sait que près de 85% des français sont contre la corrida, je trouve que ce serait un acte courageux, censé, juste, humain, et en accord avec la volonté de la grande majorité des français que vous signiez cette proposition de loi et entrainiez vos collègues à faire la même chose pour que celle ci aboutisse à une loi mettant un terme à cette barbarie atroce…

    j’espere pouvoir compter sur vous!

    merci d’avance

  8. 17/07/2007 at 10:10 michele

    à un électeur. Je suis dans quelques cas co-responsable de cette facture laissée aux hôpitaux.. Je me souviens d’une famille portugaise que nous avons soigné en sachant bien que personne ne couvrirait la dépense… C’était avant l’élargissement de l’Europe, cette famille avait.. la lèpre et j’avoue aussi que nous avons fait venir quelques personnes du même village pour les soigner aussi.

    Je ne le regrette pas. Il y avait des femmes enceintes, les bébés sont nés sains et vivent certainement normalement.

    Il y a quelquefois dans le "cafouillage" de bons aspects.

  9. 17/07/2007 at 10:13 michele

    encore à "un électeur" qui décidément ne va guère m’apprécier. Je ne signerai pas contre la corrida : quelques dizaines de toros sont en effet tués de manière sanglante mais relativement rapide et décente. Auparavant ils vivent en pleine liberté dans les plaines de Castille. Leur sort est-il pire que les millions de veaux qui vivent "en batterie" sans jamais sortir de leur étable industrielle, juste-là pour manger, grossir et fournir une viande insipide après une vie pire encore ?

  10. 17/07/2007 at 10:39 un electeur

    merci de répondre aussi franchement! cependant, même si vous avez tout a fait rasion lorsque vous dites que le sort des animaux de boucherie n’est pas plus enviable (cils sont souvent affreusement traités, j’ai vu des images sur cela et c’est insupportable et anormal den nos jours…), sachez que la mort des teauaux de corrida est tout sauf rapide (ils sont rarement morts lorsqu’ils sont trainés par des chevaux jusqu’à la boucherie des arènes) et c’est tout sauf décent puisque on torturee un teaurau devant des milliers de personne en lui plantant des lames énormes dans le dos qui se brisent généralement et lui font subir une souffrance atroce… Je suis bien placé pour le savoir puisque j’habite dans l’hérault et ait ma famille qui évolue dans le milieu de la tauromachie depuis bien longtemps… Mais je suis sur que si vous regardiez sur des sites sur internet et si vous preniez plus d’maples renseignements, vous changeriez très vite d’avis! et rien ne vous empeche de faire une proposition de loi tenant à améliorer les conditions des animaux dans les abattoirs, ce serait d’ailleurs tout à fait salutaire…! ce n’est pas nous qui pouvons le faire mais vous entant que représentant des citoyens! en attendant, j’éspère que vous conitnuerez à entretenir le dialogue comme vous le faites!

  11. 17/07/2007 at 10:51 un electeur

    et j’oublais de vous dire, madame delaunay, que ce n’est pas parceque des animaux autres que les teauraux de corrida souffrent qu’il ne faut rien faire et laisser les choses en l’état! Au contraire, il faut faire bouger les choses, même si ce n’est pas facile! Ces corridas sont d’autant plus scandaleuses qu’elles représentent un marché énorme basé sur des actes de cruauté! mais je sais que les choses ne sont pas faciles à bouger: mon père est élu à un niveau un peu plus modeste que le votre et refuse d’entendre parler de tout cela puisque il apprécie ces tradition, de même qu’un député de mon département qui est un des ses amis et qui trouve toujours quelque chose à redire lorsque je lui en parle…

    bonne journée

  12. 17/07/2007 at 11:07 JEAN-REMY

    Je pense que l on ne prend pas le problème du déficit dans le bon sens et qu il faudrait plus revoir en amont la gestion une meilleur utilisation des compétences plutot que de culpabiliser les patients d ou qu ils viennent par contre il ne faut pas de voyages pour soins sauf biensur dans certain cas spécifiques .Il faut donc une loi dans ce sens pour que notre système de protection puisse encore vivre

  13. 17/07/2007 at 11:23 JEAN-REMY

    La cruauté ne doit pas etre un spetacle dans un pays dit civilisé. C est en respectant la vie que l on apprend le respect de l autre et de la différence .

  14. 17/07/2007 at 22:55 Fanny

    à Jean Rémy

    Il ne faut pas de voyage pour soins…. sauf que vous savez bien que tout ne se soigne pas de la même façon partout ! Je trouve très beau ce geste d’accueil que font les familles françaises qui s’occupent par exemple d’un enfant avant, pendant et après son hospitalisation en France pour un problème grave, pas ou mal soigné dans son pays.

    J’ai croisé un jour la route d’une femme africaine, professeur d’anglais, financièrement à peu près à l’aise, mais atteinte d’un grave problème cardiaque qu’elle allait faire opérer en Suisse (elle avait l’argent pour son voyage, et était attendue là-bas) sa nuit de transit en France fut illégale, elle n’avait pas obtenu l’autorisation de s’arrêter chez des amis, qui l’accueillirent tout de même, juste une nuit, avant de l’amener à l’aéroport et de l’aider à prendre un autre avion. Je peux vous assurer qu’elle vivait une situation peu rassurante, peu enviable : très malade, son mari et son fils restés au pays, elle se déplaçait seule. Ayant toutes les angoisses, elle ne disait pas grand chose. Elle a passé cette nuit chez des amis d’amis, des inconnus pour elle, heureusement chaleureux. Elle va très bien maintenant je crois.

  15. 18/07/2007 at 00:28 James

    Une ardoise de 17 millions par an, c’est vraiment pas pour s’énerver en regardant le budget santé dans son ensemble. Et ces 17 millions auront servi à quelquechose: à guérir ou soigner, le plus souvent ceux qui n’auraient pas pu être soignés ou guéris chez eux et qui de toute façon n’en avaient pas les moyens.

  16. 18/07/2007 at 15:25 Colette,l'une des Colette

    à douce-amère :

    Ne croyez-vous pas que le corps des hommes commence assez à suivre ce même chemin, dans les pubs, les magazine, la presse homo (ou pas) parfois très racoleuse ? Il me semble que l’on voit bien des exploitations de corps sur les trottoirs ! La fausse banalité me choque : c’est l’être humain qui est exploité, finalement.

  17. 18/07/2007 at 15:33 Colette

    Quand je vois l’une de ces -souvent jeunes, très jeunes- femmes qui vivent ainsi en France, je pense toujours à leurs mères, leurs tantes, qui, dans leur pays, vivaient de manière bien plus libre, au moins dans les villes. J’ai en tête ces photos de femmes iraniennes en jupe courte, à la mode occidentale, dans les années 60/70. Qui peut affirmer qu’elles étaient moins pétries de leur culture, moins religieuses que d’autres ? Quel gâchis, à l’échelle de la vie de leurs filles ! Quelle régression ! J’en voyais encore trois hier à Bordeaux, dont deux jeunes avec une toute petite fille auquel l’avenir sourit déjà peu… Il faisait chaud et , si ce n’est le visage visible, tout le corps de ces femmes était caché sous des superpositions sombres, tristes, informes dans des textiles artificiels sûrement chauds et dépourvus du moindre attrait. Manches longues de rigueur malgré l’été et long foulard avançant bien en avant du front, la racine des cheveux bien cachée, le cou, tout autant. Les jambes insoupçonnables jusqu’aux pieds couverts de chaussures fermées. Sinistre et déprimant …

    La foi n’est plus alors qu’un prétexte brandi pour asservir ces femmes, une religion mal comprise, mal digérée, interprétée, instrumentalisée. Et nous n’osons rien dire, rien penser, par respect d’une religion que nous ne connaissons pas. L’une de mes amies, française et ayant fait un mariage mixte, très proche par son métier et ses engagements de vie des populations migrantes, s’est convertie à l’Islam, qu’elle pratique, le plus souvent très discrètement. Rien dans son comportement, même en privé, ne permet de le savoir, sauf lors du ramadan… Elle n’a d’ailleurs en rien changé son correct mode vestimentaire. Elle m’a confirmé que l’islam, comme bien des religions, demande aux femmes la discrétion et une certaine modestie d’aspect. Les religions, dans leur pratique, ont souvent poussé un peu plus loin cette tentation machiste et misogyne, teintée de peur de la femme (les femmes « impures » à cause de leur cycle menstruel, par exemple). Les femmes ont de ce fait été voilées dans bien des civilisations pendant très longtemps. Petite fille, je n’entrais pas à l’église sans un foulard sur la tête. Et, hors religion, toucher une pâte à gâteau était déconseillé si on était indisposée : le gâteau serait raté. Mais la France est sortie de cet obscurantisme !

    J’ai souvent discuté de tout cela avec mon amie, plus tolérante au voile que moi parce qu’engagée, et parce qu’elle connaît les contextes de vie de ces femmes, les regards, les pressions subies, y compris et surtout venant des hommes, pères et frères : se cacher devient le seul moyen d’être à peu près tranquille. Terrible ! Et puis bien sûr nous connaissons le refuge vers une certaine pratique qui apporte un sentiment d’ identité lorsque l’on se sent à tort ou à raison rejeté par le pays dit d’accueil. Mais alors surgissent les risques de communautarismes qui s’affrontent, et notre laïcité est mise à mal.

    Me vient parallèlement devant les yeux le visage, le regard et le sourire rayonnants d’une femme d’origine marocaine que j’aime beaucoup et que j’ai toujours vue avec son foulard dans les cheveux sans y prêter plus attention que cela : de couleur, il ne lui cache ni le front ni la racine des cheveux, ni la nuque : il est bien là, mais réduit, symbolique, entortillé sur son crâne, on peut croire que c’est un moyen d’être vite coiffée sans avoir les cheveux dans le visage. Il n’a rien d’emprisonnant, rien d’étouffant ni de provocant. Je ne le ressens pas comme une opposition à nos valeurs démocratiques, à notre vision de la femme et de sa liberté. Ça change tout.

  18. 18/07/2007 at 16:44 Petit Clos

    De l’indignation malgré la fatigue
    Fatigué par plus de 6 mois de campagne sur la 1ère et désemparé par ces débauchages , j’ai heureusement gardé je crois ma faculté d’indignation
    Parmi ces nouveaux citoyens combien méritaient y figurer et que tu n’as pu rencontrer ?
    Je suis le cas d’un camarade et ami tunisien arrivé en 1970 et il exerce depuis quasiment sans interruption le métier de peintre en bâtiment
    Deux de ses trois enfants sont français
    Divorcé depuis 3 ans il est obligé de vivre chez sa fille dans l’attente d’un logement. Nous venons de redemander. Même pas d’accusé de réception nous donnant des délais ou perspectives
    Le pire est encore sa demande de naturalisation.C’est la 3ème fois qu’il fait la queue depuis 5 h le matin à la Préf. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas ou qui manque
    Exemples:acte de naissance du père né au 19è siècle alors que l’information figurait dans son acte de décès
    attestion de non appel en cassation du divorce
    Bulletins de salaires depuis 30ans alors que nous avions tous les contrats de travail depuis 1970 réclamés la fois précédente où les bulletins de salaires ne nous avaient été demandés que depuis les 3 dernières années
    L e motif du rejet n’est bien sûr pas explicité sinon oralement ce qui empêche un recours
    Je m’étais dit que cette fois ci nous enverrions le dossier par lettre recommandée plutôt que de lui faire perdre à nouveau une journée de travail . Sur le site de la préfecture que je viens de consulter je note que ces rendez vous du jeudi sont les seuls moyens de dépôt de dossiers autorisés
    Bravo à ceux que tu as pu rencontrer
    Je ne désespère pas que dans les 5 ans qui viennent la nouvelle "mairesse " -on dit souvent comme cela chez moi à la campagne- puisse accueillir Tijani enfin citoyen français

  19. 21/07/2007 at 11:35 Jef

    à Petit Clos

    L’exemple très concret des freins multiples et successifs mis par la France à l’intégration de votre ami recoupe tout à fait ce que l’on rencontre pour d’autres familles.

  20. 28/07/2007 at 22:34 jo benchetrit

    Oui, venez avec la voie de la civilisation et de la raison et soutenez ceux qui sont à la fois féministe et anti-torture sur animaux. On peut croire possible d’être l’un sans l’autre, mais je crois que c’est un leurre et que l’on ne peut admettre une seule exploitation si on est contre l’exploitation.
    On ne peut admettre une seule torture si on combat la torture.
    On ne peut être contre la barbarie si on décide que de l’être avec les plus faibles est possible puisque c’est considéré comme normal pour une humanité qui se trompe et aboutit à se suicider en ayant une attitude aussi follement narcissique.
    Mais, Michèle, où est donc votre avis sur les corridas? je ne le lis pas ici.

  21. 28/07/2007 at 22:46 jo benchetrit

    OH! pardon, michele delaunay montre son absence totale de sensibilité en justifiant les corridas. Ou alors, j’ai mal lu? Peut-être êtes vous simplement et naïvement mal informée?
    Si c est le cas, faites le, sinon, c’est fichu pour vous. L’aveuglement volontaire est le plus difficile à soigner.
    Voilà ce que vous dites: "à "un électeur" qui décidément ne va guère m’apprécier. Je ne signerai pas contre la corrida : quelques dizaines de toros sont en effet tués de manière sanglante mais relativement rapide et décente. Auparavant ils vivent en pleine liberté dans les plaines de Castille. Leur sort est-il pire que les millions de veaux qui vivent "en batterie" sans jamais sortir de leur étable industrielle, juste-là pour manger, grossir et fournir une viande insipide après une vie pire encore ?"

    Aucune horreur, madame, ne doit justifier une autre horreur. Les horreurs s’ajoutent et se déduisent pas.
    ET si en effet la souffrance des veaux est si terrible à vos yeux, êtes vous madame végétalienne? J’en doute. Je crois même que si vous écrivez "TOROS" …vous en êtes, de cette terrifiante école criminelle qui magnifie la jouissance perverse des corridas et donc vous ne devez pas vous priver de steak ni d’escalope de veau, et encore moins de ce qui est la cause du veau en batterie, les laitages, car on leur vole leur lait et pire encore, leur mère.
    Faites un tour sur mon blog, à l’article en lien…et si vous le voulez, dites moi ce que vous en pensez. mais je doute que vous puissiez sur un sujet aussi abjecte, penser quoique ce soit car la pensée est le remède contre la jouissance perverse.

  22. 29/07/2007 at 09:05 jo benchetrit

    Citation de moi-même à ce sujet de la justification du mal par un autre mal :
    "Comme si cela ne suffisait pas, ils se servent de ces malheurs non pas pour dire : « On arrête tout », mais pour se donner une légitimité en plus de l’indigne légalité déjà acquise : « Moi aussi je veux ma part de monstruosités. » Un des droits de l’homme, sans doute ?"
    Cliquez sur mon nom pour avoir l’article complet.
    Merci de votre hospitalité sur votre site.

  23. 29/07/2007 at 18:14 cinéphile

    Sur l’usage -ou non- du voile, foulard et autres burka, tchador, cache corps de femmes, voire le film "Persépolis" de Marjane Satrapi, jeune dessinatrice et réalisatrice iranienne qui peut avoir un avis très légitime sur la question. Moins de tabous pour elle que pour nous, pas de lâche tolérance . Son langage est net, cru, plein d’humour et de douleur aussi. Pour elle, c’est non à l’étouffement des libertés des femmes.

    Persépolis existe d’abord en bande-dessinée, a été retravaillé pour devenir un film d’animation, à voir absolument.

  24. 30/07/2007 at 09:09 pas surpris

    Le commentaire de "Madame la représentente" sur la corrida est affligeant. Une élue qui nous sert une telle soupe, est-elle digne de représenter le bon peuple ??? Poser la question est y répondre. Quel salmigondis, quel mépris pour ses électeurs, ses concitoyens.

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