m

J’entends ici ou là que le Parti Socialiste devrait changer de nom. C’est un des sujets abordés à Frangy.

Eh bien, pour moi, c’est NON ! Non de chez non, non trois fois non, non, absolument.

C’est le nom de Parti qui a et qui garde un sens plein. C’est vrai, le mot de « communisme » a été entâché par le goulag et quelques figures peu sympathiques d’URSS ou d’ailleurs. Le Socialisme a pour l’essentiel réchappé de ces dommages, en tout cas, ils sont sans proportion avec la force de son histoire.

Mais c’est pour deux sortes de raison que je dis un non, parodiant de Gaulle, un « non ferme et massif » (lui, c’était un « oui » qu’il demandait, mais l’énergie était la même).

D’abord, le changer pour quoi ? Un sigle à la noix, comme tous ceux des partis qui nous entourent, dans le présent comme dans le passé. UMP, RPR, UDF, PR, UDC, MDC, UNR, UDSR, MRP, SFIO, PRG, CNI, CDS… L’un a bien souvent éffacé l’autre, l’ « Union » a poussé le « Mouvement », ou le contraire, tout ceci ne veut rien dire qui vaille.

Juste pour sourire, j’écris quelquefois sur mes fiches de consultation, dans un petit coin, « FSLF » ; c’est un parti très représenté, mais personne n’a encore adopté le sigle. Je vous dirai plus tard…

Ajouter « démocrate » après socialiste ? Et pourquoi pas « républicain », peut-être encore plus nécessaire par les temps qui courent? Est-ce n’écessaire : le socialisme est et doit être à la fois républicain et démocrate. N’usons pas ces beaux mots inutilement en les collant partout.

Et puis « socialisme », c’est un mot qui me parait d’une grande actualité. Il s’agit simplement de revisiter sa signification à la mesure des enjeux du XXIème siècle. Non, les socialistes ne sont plus, comme au XIXe siècle, les défenseurs de la veuve et de l’orphelin. Il n’y a plus d’orphelins, et les veuves ont bien changé..

C’était bien sûr seulement une image.

Voilà, donc pour moi, c’est ferme, c’est non, j’ai signé pour un parti qui s’appelle socialiste, je ne veux pas plus de FSLF que de SDF ou de PDF … Tiens, PDF pourtant ça ferait moderne, un peu comme « MoDem ». Au passage, je veux pas de « F » (français) du tout : est-ce que le socialisme n’a pas inventé la mondialisation avant l’heure, en se déclarent internationaliste ?

Comments 34 comments

  1. 29/08/2007 at 11:57 Jean-François

    Je crains que le courant FSLF prenne beacoup d’ampleur dans les mois à venir

  2. 29/08/2007 at 12:56 Nicolas R

    Bien sûr on a l’habitude du sigle PS qui nous est cher. D’autre part, je pense que la proposition de changer le nom a quelques mérites. Il pourrait signifier que le Parti socialiste français accepte enfin par son nom ce qu’il est en réalité (bien que le verbiage traditionnel de beaucoup de responsables et de militants cherche à le cacher): un parti SOCIAL-DEMOCRATE avec tout ce que cela signifie: reconnaissance du marché, abandon de la lutte des classes, équilibre raisonnable entre Etatsociété civile et marché ("autant de marché que possible, autant d’Etat que nécessaire", SPD, Bad Godesberg 1959), réformisme, acceptation du compromis pour progresser, interdépendance de l’économie et du social,rôle important de la négociation collective et rôle subsidiare de l’Etat par rapport aux partenaires sociaux, abandon du jacobinisme exacerbé en faveur des collectivités territoriales revalorisées, et ainsi de suite). Tout ceci fait partie de la crédibilité du PS auprès de la grande majorité des électeurs qui ne croient plus que le progrès social s’acquiert "dans la rue", par des "mouvements de masse" et d’autres atavismes d’un autre âge.
    Je sais – j’ai été jeune comme tout le monde – que c’est beau de croire à des vérités pures et à des slogans forts, mais il faut apprendre qu’avec la seule pureté et SA vérité sans compromis on ne peut pas faire de la politique.
    D’autres partis socialistes l’ont commpris depuis longtemps, pourquoi le PS ne l’accepterait pas officiellement, y compris en modifiant son nom ? En nous rebaptisant – pardon, en acceptant comme nouveau nom "Parti Socialdémocrate", on n’aurait même pas besoin de changer de sigle!

  3. 29/08/2007 at 13:46 marc44

    voilà qui me rappelle ces grandes décisions prises dans les entreprises et collectivités locales : quand on est un peu fatigué de réfléchir aux vraies questions, on change de logo.

    > reconnaissance du marché,
    > abandon de la lutte des classes,
    > équilibre raisonnable entre Etatsociété civile et marché
    > réformisme
    > acceptation du compromis pour progresser

    désolé de trouver "un peu passe partout" ces expressions, mais pour moi elles ne prennent du sens qu’accompagnées de définitions très précises, et d’exemples d’application.
    Dans chaque compromis, la question n’est pas de faire un compromis, mais où précisement on met le curseur.
    Reconnaître le marché : la question est de définir précisemment le périmètre.
    Equilibre raisonnable : encore, où met-on le curseur ?
    Abandon de la lutte des classes : l’expression est vieillotte mais explicite, et à ce jour les riches ont toujours envie de luxe, le ressentent comme un besoin. Ils n’ont pas envie d’opprimer, même indirectement, d’autres gens, mais leur goût du confort est plus fort que leur conscience qui leur dirait de partager. Un jour, écoutez l’émission "gouts de luxe" sur BFM ou lisez le figaro madame, vous saurez ce que c’est la droite bobo-caviar et sa manière de raisonner.
    Je suis chercheur, J’ai été manager en multinationale, j’ai fait des "soirées karting" contre mon gré, des restaurants chics, les multiples cartes de fidélité des compagnies aériennes. J’ai toujours pris ça pour de l’exploration sociologique dans le monde des riches, ça m’a généralement coupé l’appétit. Désolé, je n’aime pas le luxe, je n’ai pas de femme de ménage et je n’aime pas être servi. Et je crains qu’à prendre l’habitude d’être servi, on en vient à penser que la lutte des classes n’existe plus.

  4. 29/08/2007 at 14:39 douce-amère

    Alors que vous parlez de changer ou pas le nom de "socialisme", pourquoi citer dans votre débat le mot "communisme" pour une fois encore ne parler que des pays qui en ont détourné le sens. Il existe un Parti Communiste Français qui a tenu une place importante dans sa résistance contre le nazisme, qui n’a dans son histoire aucun goulag à se reprocher. Que vous parliez de changer ou non votre nom, c’est le problème des socialistes et personne, surtout pas moi, ne vous assimile au "national socialisme", bien que le mot qui est le même ne rappelle pas la même histoire. Les communistes français ont dit ce qu’ils avaient à dire sur le stalinisme, je n’avais pas imaginé qu’autant de haine à leur égard vous habitait. Changez ou ne changez pas votre nom mais cessez de montrer du doigt comme des ennemis les communistes. ils ne sont ni russes ni autre chose, ils sont français.

  5. 07/04/2012 at 12:06 Etienne

    Alors là Michèle, j’applaudi à deux, voire à quatre mains, et je dis bravo !!!! N’ayons pas peur de notre héritage, n’ayons pas honte de nos idéeaux, de nos idéaux, de notre idéologie, et continuons à penser le changement plutot que de changer le pansement…
    Nous sommes socialistes, et cela dit déjà tout, l’internationalisme, le féminisme, la lutte pour l’égalité et contre les discrimination, la laïcité, la république, l’union des forces de gauche par delà les frontières et donc la volonté de plus d’Europe, tout est dans ce seul mot, il n’y a rien à rajouter ou à transformer.
    Je comprend le sens de la proposition de ceux qui veulent changer le nom de notre patrie, car, comme disais Jaurès : "Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots". Alors refusons ce renoncement, et réaffirmons nous haut et fort, car ce n’est pas en niant notre héritage et notre identité que nous trouverons plus facilement les réponses à apporter aux français et au monde en bouleversement.
    Et par la même occasion, Nicolas, toujours dans cette optique de réactiver notre identité et nos origines pourt mieux affronter ‘lavenir, rapellons nous des statuts de notre parti et de ce passage, magistral : "mettre le réformisme au service des espérances révolutionnaires". Tout est là, il n’y a rien à ajouter, rien à enlever, alors oui, Michèle, entièrement d’accord avec toi, gardons intact notre nom et soyons en fier !!!!

  6. 29/08/2007 at 14:54 Etienne

    Alors là Michèle, j’applaudi à deux, voire à quatre mains, et je dis bravo !!!! N’ayons pas peur de notre héritage, n’ayons pas honte de nos idéeaux, de nos idéaux, de notre idéologie, et continuons à penser le changement plutot que de changer le pansement…
    Nous sommes socialistes, et cela dit déjà tout, l’internationalisme, le féminisme, la lutte pour l’égalité et contre les discrimination, la laïcité, la république, l’union des forces de gauche par delà les frontières et donc la volonté de plus d’Europe, tout est dans ce seul mot, il n’y a rien à rajouter ou à transformer.
    Je comprend le sens de la proposition de ceux qui veulent changer le nom de notre patrie, car, comme disais Jaurès : "Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots". Alors refusons ce renoncement, et réaffirmons nous haut et fort, car ce n’est pas en niant notre héritage et notre identité que nous trouverons plus facilement les réponses à apporter aux français et au monde en bouleversement.
    Et par la même occasion, Nicolas, toujours dans cette optique de réactiver notre identité et nos origines pourt mieux affronter ‘lavenir, rapellons nous des statuts de notre parti et de ce passage, magistral : "mettre le réformisme au service des espérances révolutionnaires". Tout est là, il n’y a rien à ajouter, rien à enlever, alors oui, Michèle, entièrement d’accord avec toi, gardons intact notre nom et soyons en fier !!!!

  7. 29/08/2007 at 16:19 M.V.

    C’est de la symbolique qu’il faut tenir compte. Le terme "socialiste" véhicule pour l’imaginaire une forme d’organisation, une idéologie (et des figures) qui ont eu d’immenses mérites, mais qui ne fonctionnent plus par inadaptation aux nouvelles nécessités.
    Sarkozy prend le train d’un nouveau monde, qui existe déjà, oû les valeurs sont celles de la technologie galopante, de la scientificité, de la marchandisation intégrale, du seul goût de l’argent, avec comme conséquences, les injustices et la misère sociale grandissantes, la déshumanisation sous forme ultime d’une réduction rapide de l’homme à l’état d’objet (objet à contrôler, à manipuler, à utiliser, à vendre et acheter). La seule activité économique, sans le soutien de la culture comme fondement,va rapidement épuiser la planète dont nous ne sommes qu’usufruitiers et non propriétaires.
    Malheureusement la sociale démocratie que vous évoquez, Nicolas R, n’est plus une solution suffisante.
    Je ne crois pas que l’on puisse obtenir de résultats en défénestrant les téléviseurs, car on n’arrête pas la curiosité de l’homme et son désir d’invention.
    Il faut trouver les dispositifs capables d’enrayer les mauvais usages et surtout de préserver en l’homme sa part de sujet, sa capacité à penser. C’est un préliminaire indispensable pour espérer rebâtir plus de justice sociale.
    On peut sûrement trouver un nom qui ne serait pas un sigle, pour désigner, symboliser un travail de reconstruction d’une dignité humaine, dans le cadre d’une solidarité, d’une économie de moyens, d’une prise en charge individuelle…
    Ségolène R. a eu des intuitions fortes et justes, et a engagé un début d’élaboration prometteur; en cela elle est la rupture et l’espoir.
    C’est en construisant petit à petit, avec toutes les énergies disponibles (pourquoi pas le PC, la LCR, les Verts, les partisans de la décroissance, les alter mondialistes…),l’antidote aux poisons que distille l’idéologie de droite, que l’on verra émerger un nouveau nom possible d’une nouvelle opposition constructive, présentable attractive pour l’opinion publique.

  8. 29/08/2007 at 16:37 Philippe

    @douce-amère
    je ne vois aucun propos haineux dirigé contre les communistes dans le billet de Michèle. Tu nous avais habitué à plus de circonspection.

  9. 29/08/2007 at 16:56 chris

    Il me semble aussi que changer de nom est ridiculement insignifiant au regard des enjeux de la réflexion (refondation ?) nécessaire qui, me semble t-il, a bien du mal à démarrer.. ou qui démarre en désordre trop bien organisé !
    Comme le rappelle Etienne, les statuts et principes fondateurs du parti socialiste (au passage, je trouve savoureux son lapsus ‘notre patrie" au lieu de "notre parti") sont moins à redéfinir qu’à appliquer.
    Effectivement, le terme social-démocrate est déjà quasi obsolète, alors quoi, il faut faire chaque jour plus moderne, il faudra modifier notre nom tous les quatre matins pour coller à l’air du temps..? Mais bon sang, arrétons de penser que les noms précèdent la pensée, déjà tout un pan de notre vocabulaire -au nom de la simplification, de la modernité- est vidé de sons sens, quand les mots disparaissent, les idées qui les accompagnent disparaissent avec eux ! Je préfèrerais de beaucoup que l’on creuse à nouveau ce qu’il y a encore à (re)découvrir dans le mot de socialisme.
    Alors pour moi aussi, Michèle, ce sera NON et mille fois NON !

  10. 29/08/2007 at 18:11 Nicolas D.

    C’est bon de pouvoir échanger, donner son avis, partager les idées avant que les décisions soient prises.
    Michèle, une fois encore, nous permet ces échanges.
    A- t-on besoin de changer de nom pour être plus crédible, plus audible ou plus visible ?
    A- t-on besoin de changer de nom pour montrer que nous réflechissons, que nous tirons des enseignements, que nous allons de l’avant ?
    A-t-on besoin de changer de nom pour afficher nos propositions, pour exprimer nos ambitions, pour clamer nos différences ?

    Je ne le crois pas. Bien au contraire !

    Rappelons-nous qu’au deuxième tour des législatives le Parti Socialiste à surpris tous les pronostics. Ce n’est pas un hasard. Le peuple français est attaché à ce sigle, à son histoire et aux valeurs qu’il porte.
    Oh, je vois assez bien ce qui pourrait être dit : il faut mettre tout à plat, faire table rase, reconstruire, élargir…
    Certes, oui d’accord, sans doute !! Mais le Parti Socialiste est toujours là, fort et fier des luttes et combats qu’il a menés, des avancées et des progrès qu’il a apportés.
    Démontrons qu’il est possble de bouger tout en conservant notre patronyme. Ce n’est pas être retrograde. Ce n’est pas faire preuve de conservatisme. C’est seulement du bon sens.

    Rassurez-moi, nous en avons encore ?

  11. 29/08/2007 at 18:36 jfpessac

    Moi non plus le mot socialiste ne me choque pas et pourquoi donc en changer.
    Ce mot est pour moi porteur des idées de justice sociale, de liberté, d’humanisme, de réformisme, d’intérêt général..

    Il est plus important de rénover rapidement nos idées, nos structures, nos modes de décision et de représentativité.
    Il nous faut construire maintenant le socialisme du XXIe siècle en étant plus à l’écoute de nos concitoyens et en tenant compte de l’évolution de la société et de ses contingences. Il nous faut également aborder sans tabous le financement des retraites, la sécurité, l’entreprise, …

    Il faut aussi que cessent les querelles de personnes quelles qu’elle soient. Nos débats en section excluent les attaques personnelles mais un certain nombre de membres de nos instances ne s’en privent pas.
    Cessons de nous tirer des balles dans le pied (ou plutôt des des rafales de mitraillette compte tenu de leur nombre) et de privilègier les intérêts personnels au détriment de l’intérêt collectif.
    Mettons également au placard les rancoeurs provenant de nos distensions antérieures.

    Ceux qui comme moi seront à La Rochelle pourront enclencher le "Diagnostic pour la rénovation".
    Quelques ateliers ont déjà attiré mon attention: "Le socialisme et le marché", "Le comportement des nouveaux électeurs", "Ou en est la gauche ?; "Etat de ma société: il y a-t-il une droitisation de la société française ?", "La recomposition de la gauche en Europe", …

    Faisons donc vivre et progresser rapidement ensemble nos idées socialistes.

  12. 29/08/2007 at 19:34 Lucas Clermont

    Changer le nom du Parti socialiste ? Une idée de je ne sais plus quel pas-assez-à-son-goût-m’as-tu-vu, qu’on oubliera. À supposer, naturellement qu’on se soit rendu compte qu’elle avait été sérieusement émise.

  13. 29/08/2007 at 20:03 Adrien

    Changer le nom du Parti Socialiste ? Pour nous gauchiser ? Ou, plus probablement, pour nous "recentrer" ? – Symboliquement, ce serait entériner le glissement au centre-droit d’Eric Besson, Bernard Kouchner et consors.

  14. 29/08/2007 at 21:13 Bruno

    Oh que voilà un excellent forum !…
    Je n’interviens pas pour donner mon opinion, mais sur deux détails.
    Le premier, dans le post de Michèle, concerne le F éventuel (français) qui pourrait alors faire PSF. Le PSF existait (900 000 adhérents début 1939) "avant guerre". C’était le Parti Social Français de Colonel de La Rocque. Il devient dès lors impensable d’utiliser un tel sigle… (certains amis qui visitent régulièrement le blog de Michèle apprécieront le sel de ma remarque !!!…)
    Le second pour indiquer à douce-amère que le "socialisme accompli", c’était le communisme des États s’en réclamant, a conduit à des totalitarismes insupportables. Dans mon adolescence, on ne comprenait pas le silence du PCF sur Budapest (1956), comme on n’a pas compris son silence sur la Pologne, sur le mur de Berlin puis sur Prague en 1968. Nos parents n’ont pas toujours accepté le Pacte germano-soviétique et savent que les communistes "patriotes" en 1940 étaient en marge du PCF. Parallèlement, il y a des socialistes qui ont refusé de voter les pleins pouvoirs à Pétain (le père de mon épouse, député SFIO tenant du non, a été déporté et n’en est pas revenu) tandis que d’autres ont cru que c’était la solution pour la France et ont voté pour le Maréchal (il y a eu 2 votes en fait, à 24 ou 48 h d’écart). Complexe, en effet…

  15. 30/08/2007 at 09:21 Michele

    à douce-amère:
    NON,NON, douce-amère, il n’y a aucune animosité et moins encore de haine dans mon billet! Je vous en prie, relisez sereinement.
    Nul ne peut contester que le mot de communisme a été de manière ô combien regrettable entâché par des excès qu’il n’est pas besoin de nommer. Pour autant, le parti communiste français a raison de vouloir conserver son nom et je souhaite que notre partenariat se prolonge.

  16. 30/08/2007 at 12:09 JEAN-REMY

    Beaucoup de Français pauvres comme riches sont attachés au mot social comme socialiste qui donne une idée de partage . Je pense qu il faut rénover mais garder le nom qui pour beaucoup de Français est un gage de plus de justice ce qui est le fondement meme de notre parti

  17. 30/08/2007 at 12:40 Fred

    Il y dans un changement de nom une sorte de désavoeu qui est très désagréable. Mais il semble que nous soyons majoritairement du meme avis. J’ai reçu pourtant une motion, ou un courrier, d’une section du nord, où le changement de nom faisait partie des axes forts de la rénovation.

  18. 30/08/2007 at 15:24 douce-amère

    A Michèle, Bruno, Philippe, et les autres : plus révoltée que réservée selon les circonstances, je n’aime ni le culte des personnalités qui a conduit aux pires outrances de pouvoir, ni l’éternel reproche des détournements du communisme. Le mot et l’idéologie n’ont rien perdu de leur sens et quand la droite et l’extrême droite parlent de socialo-communisme croyant nous et vous humilier en nous réunissant sous une telle étiquette, je me dis que les projets de société comptent plus que les mots. En cette fin d’été je vis un drôle de voyage entre Afrique, Georgie, Kurdistan, drole de voyage que je partage avec des militants sincères auquels je ne demande ni provenance, ni étiquette, notre but commun est de ne pas perdre sur un quai de gare, dans un aéroport, ou un port, des frères humains en souffrance. Pardon de m’être mal fait comprendre, mais il est temps de revoir pour cette gauche à construire, le fond et la forme des valeurs. Douce-amère, Douce mais ferme dans ses convictions, amère mais espérante en un monde meilleur.

  19. 31/08/2007 at 22:00 Pascal

    Je partage l’avis de Michèle. Je ne crois pas opportun de changer de nom. Parti Socialiste… c’est un beau nom ! S’il est naturellement nécessaire de vivre avec son temps, sans cultiver une excessive nostalgie, il est en revanche nécessaire de dire et d’afficher ce pour quoi on vit : socialiste, société… Les hommes avant l’argent, et l’argent au service des hommes…Solidarité et refus du chacun pour soi ! Le Parti Socialiste, c’est un peu tout cela… ou cela devrait l’être ! Les hommes avant le marché… Certains ici, semblent vouloir jeter la lutte des classes aux orties, comme si la lutte des classes était un choix, et non la conséquence implacable de l’organisation de la société. Rappeler le droit des plus faibles, et exiger le partage de la part des plus riches et des plus favorisés par la naissance et la fortune… cela ne me semble pas ringard. Et pour tout dire, un Parti Socialiste qui ne viserait pas cet objectif, ne serait plus tout à fait socialiste… Le vocable socialiste, en même temps qu’une part importante de notre identité est également notre honneur !

  20. 01/09/2007 at 13:26 ici et ailleurs

    je suis un électron libre de la gauche et franchement, il y a bien d’autres chats à fouetter que de changer de nom, que ce soit pour le PS, le PC ou les Verts… à mon avis, ces 3 partis sont issus du mouvement socialiste en abordant chacun une tendance particulière de ce mouvement. Le mot Socialisme, je l’aime ou plutot j’aime les valeurs et les concepts qui le fondent : une confiance fondamentale en l’Homme (au féminin et au masculin) et en ses capacités de vivre en collectivité tout en se développant personnellement. Le Socialisme est le seul mouvement qui tente de mettre en oeuvre cette confiance au niveau du politique, avec à la fois le pôle du collectif et le pôle de l’individuel. Le Socialisme, pour ma part, n’a pas a cédé un pouce au marketing politique, au populisme ou aux effets de mode. Il reste toujours et sans cèsse à construire, à penser, à rénover, à imaginer… (et pas seulement après des défaites électorales) mais sans rien renier de ces valeurs fondamentales (celles que j’ai raccourcies sous la notion de confiance en l’Homme et en ses capacités de vivre en collectivité tout en permettant à chaque individu de s’épanouir). Le Socialisme est à mes yeux exigeant toujours et encore (bon, c’est vrai qu’en relisant ce que j’écris, ça pourrait faire un peu trop religieux et morale, alors que dans cette idée de confiance, il y a surtout du plaisir et de la joie de vivre!!!!… partagés). Pour ma part, je me rends compte que ce sont ces valeurs qui me guident dans ma pratique professionnel (enseignant en REP) et dans ma vie de tous les jours (ce qui ne veut pas dire non plus que je ne trébuche jamais!!!! je suis humain !). Bon, j’ai dévié du propos initiale (c’est fou ce qu’on laisse la pensée vaquer quand on écrit comme ça sur un blog). Mais pour revenir à nos moutons, ne laissez pas tomber le mot Socialiste qui de toutes façons va bien au delà du seul Parti Socialiste, et est porteur à lui seul d’espoir, de sens, de partage, de respect, d’altruisme… et on en a bien besoin par les (sales) temps qui courent. Je vous fais confiance, Michèle Delaunay, ainsi qu’à de nombreux élus de ce courant Socialiste (qui je le répère englobe autant à mes yeux les membres, les élus et les sympathisants du PS, du PC et des Verts), je vous fais donc confiance pour relayer ces valeurs au niveau politique.

  21. 01/09/2007 at 14:43 Ding Dong

    A la lecture de Sud Ouest ce matin j’ai appris que Philippe Dorthe était candidat aux élections municipales à Bordeaux pour le parti socialiste (il paraît qu’il va l’annoncer mercredi (sic !))
    Alors, je me suis posé une question : le PS veut-il perdre les élections municipales ?
    Bien entendu, Alain Rousset ne sera pas candidat parce qu’il a peur de perdre. Alain Rousset est tellement courageux qu’il ne va que dans les combats gagnés d’avance… Pourtant, il n’y a que les causes perdues qui valent la peine d’être défendues. L’exemple, l’élection législative où personne ne donnait Michèle Delaunay gagnante (sauf moi !).
    Alors Monsieur Rousset n’a qu’à retourner à Pessac. Il y sera très bien et nous, bordelais, serons aussi très bien sans lui. Nous n’avons pas besoins de "coucous" à Bordeaux. Il ne s’est jamais investi dans la ville, alors pourquoi voudrait-il récupérer le travail des autres ?
    Je suis de ceux qui pensent que seule Michèle Delaunay a la légitimité pour être candidate aux élections municipales à Bordeaux. Elle a accompli ce que d’autres ont rêvé pendant soixante ans.
    Soyons sérieux, chers amis. Comment voulez-vous gagner la mairie de Bordeaux avec des candidats que personne ne connaît ? Eh oui, Monsieur Dorthe, en dehors de votre village de Bacalan, personne ne vous connaît. Et même si vous avez la bénédiction de Philippe Madrelle. Tiens, il serait temps que lui aussi passe la main. Comme Michel Sainte Marie à Mérignac. Tous ces dinossaures de la politique discréditent le parti socialiste.
    Si comme moi vous pensez que Michèle Delaunay est la meilleure candidate pour être tête de liste aux élections municipales à Bordeaux, faites comme moi, dites-le et poussez très fort pour que ce soit elle.
    Pour moi, c’est Michèle Delaunay !

  22. 01/09/2007 at 14:47 Martine

    Entièrement d’accord avec Ding Dong. Je pense aussi que c’est Michèle Delaunay qui doit être la tête de liste aux élections municipales.

  23. 01/09/2007 at 19:40 Kikitou

    Enfin les candidats aux élections municipales se dévoilent.
    Moi aussi j’aimerais que ce soit Michèle Delaunay la candidate.
    Elle a gagné le deuxième canton et elle a gagné la deuxième circonscription.
    Deux victoires.
    Et comme il n’y a jamais deux sans trois….

  24. 01/09/2007 at 22:32 Pablo

    Et pourquoi pas un ticket Philippe DORTHE – Michèle DELAUNAY ? Tous les deux ont une légitimité. Plutôt que de les opposer, les réunir serait une façon plus sûre de gagner l’élection municipale. Sociologiquement, Philippe DORTHE est très bien perçu dans tous les quartiers populaires, et bien au delà de Bacalan. Gagner Bordeaux, c’est sûrement plus complexe que gagner la 2° circonscription, même si c’est déjà un exploit historique à mettre à l’actif de Michèle DELAUNAY. Réunir l’ancrage local et populaire de l’un, sa capacité à agir en synergie avec le Département avec la capacité de l’autre à porter les dossiers bordelais au plan national serait tout à fait intéressant. Pourquoi opposer ce qui peut fonctionner ensemble ?

  25. 01/09/2007 at 23:15 Ding Dong

    @ Pablo :

    Soyez réaliste, faites un petit sondage autour de vous dans un autre quartier que Bacalan et vous verrez que Philippe Dorthe est complètement inconnu.
    J’ai fait l’expérience aujourd’hui et je peux vous dire que sur une dizaine de personnes personne ne le connaissait.
    Mais votre idée peut prendre forme. Pourquoi pas une ticket Michèle Delaunay-Philippe Dorthe.
    Mais je crois que les militants socialiste ne veulent pas trop de Philippe Dorthe. Renseignez-vous.
    Et que faites-vous de Jacques Respaud dans tout cela ?

  26. 01/09/2007 at 23:46 pticom

    de retour de vacances loin du net, je vois que ding dong( nouvelle ou nouveau venu ou chgt de pseudo ?) dis tout haut ce que bcp de monde clame tout bas : nous avons besoin de toutes les energies et force vive mais il faut bien etre réaliste, un seul nom éclaircit vraiment le ciel de bordeaux au dela des militants socialistes…..la derniere réunion au conseil général en juin a annoncé le fait que nous pourrions avoir une tete de liste dès le 4 septembre, et bien franchissons le pas !! par contre il serait intéressant que les militants bordelais à la base soient interrogés !!

  27. 02/09/2007 at 08:34 douce-amère

    Merci "Ici et ailleurs" bien là, dans ce monde déroutant où l’injustice gagne du terrain et où il n’est plus temps de jouer sur les mots. Ou alors les mots cacheraient-ils de si importantes divergences qu’aucun projet commun ne seraitpossible?

  28. 02/09/2007 at 10:27 Fred

    Faisons un sondage , comme l’année dernière avant les législatives partielles, mais cette fois tenons en compte.

  29. 02/09/2007 at 15:44 Adrien

    Il faut tout de même rappeler qu’en juin dernier l’un de nos arguments contre Juppé était qu’il cumulerait la députation (transformée, si j’ose dire, en ministère) avec son mandat de maire : au-delà même du principe de non-cumul des mandats, une candidature d’un(e) de nos députés serait en contradiction avec cet argument, et l’UMP ne manquerait pas de le retourner contre nous. Comment donc, dans ces conditions, accepter une candidature d’Alain Rousset, ou proposer celle de Michèle ?
    Philippe Dorthe, mais aussi Jacques Respaud, Pierre Hurmic (en dernier recours, pourquoi ne pas nous allier aux Verts dès le premier tour ?) ou d’autres que j’oublie peut-être, les noms ne manquent pas pour les municipales.

  30. 02/09/2007 at 18:24 Nicolas R

    Mon cher Adrien, le cumul des mandats ne consiste pas à se porter candidat quand on en a déjà un autre, c’est de conserver les deux quand on gagne l’élection.
    Ceci étant, tous, Rousset (conseil régional, député), Delaunay (conseil général, députée, mais s’engageant d’abandonner le conseil général après avoir déjà abandonné le conseil municipal et la cub), Respaud (conseil général,municipal et cub) et Dorthe(conseil régional et général) occupent en ce moment plusieurs mandats; ce n’est donc pas cela qui les distingue.
    Mais revenons à l’annonce de Dorthe: je considère cela comme une fuite en avant qui continue à faire désordre au sein du PS. Tous savent que d’autres camarades sont des candidats potentiels: alors pourquoi ne pas attendre que les choses soient traitées convenablement au sein du parti pour ne présenter qu’une solution portée d’un commun accord? Ce manque de discipline qui ne respecte pas les procédures internes ni les autres personnes en lice mais porte des sources de conflit sur la scène publique, ce manque de discipline et de respect donc a été massivement condamné par les militants à La Rochelle. Dorthe ferait mieux fait de les écouter et de suivre leur appel.

  31. 02/09/2007 at 22:11 Adrien

    Peut-on, Nicolas, imaginer Alain Rousset démissionnant de sa si fraîche députation s’il était élu maire ?
    Concernant les autres mandats, il faut distinguer s’ils sont de nature locale ou nationale. Un(e) candidat(e) conseiller(e) général(e) ou régional(e) me gênerait moins qu’un député, d’autant plus qu’il l’est d’une circonscription extérieure à Bordeaux.

  32. 03/09/2007 at 01:58 Fred

    j’avoue ne pas comprendre la stratégie de Philippe Dorthe de passer par son réseau de communication pour se créer une légitimité dont il est seul convaincu. Il a délaissé le conseil municipal pour le mandat de conseiller régional, le salaire étant très supérieur. Je suis pas sûre que pour ce combat décisif nous commencions au mieux.

  33. 03/09/2007 at 08:45 Nicolas R

    @ Adrien: je n’anticiperais pas sur ce que ferait Alain Rousset, et cette distinction entre les différents niveaux de mandat me parait un peu artficielle par rapport au principe de non-cumul. D’ailleurs, n’oublions pas le plafonnement des "rémunérations" des élus…

    Pour moi, ce qui est particulièrement désastreux – et de nombreux camarades auxquels j’ai pu parler depuis samedi sont du mê^me avis – c’est cette démarche solitaire de Dorthe en dehors de toute discipline de parti. La Rochelle a bien montré que les militants ont marre de ça!

  34. 03/09/2007 at 20:33 Dind Dong

    Mon cher Adrien,
    le premier canton de Bordeaux correspond à ce qu’on peut appeler Bordeaux Nord. C’est à dire à partir du cours de la Martinique jusqu’au pont d’Aquitaine (en gros). Ce canton fait partie de la première circonscription de la Gironde. Alors, ne dites pas que c’est une circonscription extérieure à Bordeaux.
    Pour info, il y a trois circonscriptions qui sont sur le territoire de Bordeaux. Mais seule la deuxième est exclusivement bordelaise.

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