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Début d’année, vide absolu, silence partout, gris d’hiver, inexistence.

Le covid s’est étendu sur la suite des journées sans permettre d’échappée extérieures. A l’intérieur, rien d’autres que de petits rangements, des boules d’angoisse, le réconfort du chien sous mon coude.

En cause aussi, peut être surtout l’éviction du gérontopole, me laissant sans rien à faire, sans rien à mettre sur la carte de visite virtuelle de mes comptes numériques. Il faudrait à ce nouvel ordinateur, une vertu. magique comme certains l’ont eu, celle de la page blanche qui appelle les mots ou même seulement l’écriture; laisser la trace des instants, remplir le silence de mots, de lettres, de dates, d’impressions, de sensations.

Mais rien. La chaleur du pelage du chien qui acquiesce à chaque geste, immobile et lui aussi silencieux.

La maison dans un vague désordre. L’absence de tout bruit extérieur marquant l’atonie générale. Les deux rues qui se croisent devant le portail d’entrée, elles aussi abandonnées, désertées, inutiles.

Le chien IKA, la tête sur l’oreiller, le corps adossé au traversin, totalement immobile, éveillé pourtant mais gagné par la langueur générale. Y en a t il quelque part qui fêtent, qui disputent sur la gestion de la pandémie ou l’élection prochaine. Pas une lumière, pas un bruit qui puisse en témoigner. Cette langueur mortelle, partout, comme si un gaz étrange avait éteint la journée, celle ci comme celles d’hier, et sans doute de demain.

Tu n’as rien à poursuivre parce que tu n’as rien commencé. Nul soupçon de révolte, de réaction, un acquiescement silencieux au néant.


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