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Cérémonie du 8 mai, au monument aux morts, hier à Bordeaux. Très formelle et pourtant recueillie. Lecture du message du secrétaire d’Etat Jean-Marie Bockel qui rend hommage aux sacrifices consentis pendant ces 5 années de guerre et s’achève de belle manière sur la paix qui règne aujourd’hui en Europe.

Nulle part pourtant un drapeau européen. J’interroge le général Klein pour savoir si le cérémonial militaire s’y opposerait. Il n’en est rien, et comme moi, il me dit qu’il est temps de l’envisager.

L’avant-veille, j’ai adressé un communiqué à la presse proposant de réunir les deux célébrations de la victoire des alliés et de la journée de l’Europe (ce jour, 9 mai) en un jour férié unique.

De tous les Alliés dont on a fêté hier la victoire, la France est le seul pays à consacrer un jour férié au 8 mai. Pourtant, il n’est pas excessif de dire qu’elle n’a pas gagné la guerre seule.

A la veille de la Présidence française de l’Union Européenne, cette réunion des deux journées en une seule, partagée par tous les pays européens serait un signe important à donner à nos partenaires de l’Union.

Ci-après le texte de mon communiqué que j’ai laissé dans sa présentation formelle.

Michèle DELAUNAY, Députée de la Gironde, souhaite ouvrir une réflexion sur le sens de la célébration du 8 mai, au regard de la situation politique européenne. Elle propose de mettre en perspective la victoire des Alliés et la capitulation de l’ Allemagne nazie avec l’état actuel d’avancement de la construction européenne et la paix régnant au sein de l’Union européenne.

Le 8 mai commémore légitimement la fin de la guerre 39-45 et la victoire des Alliés sur le nazisme. Depuis lors, l’Union européenne se construit dans la paix et chaque pays qui y adhère souscrit à des objectifs de paix, de progrès social, de développement économique et de solidarité. Les liens entre la France et l’Allemagne ont eu et continuent d’avoir une part motrice dans cette construction.

Soixante trois ans après le 8 mai 45, n’est-il pas temps de donner à sa commémoration le double sens d’un hommage à ceux qui sont morts pour leur patrie, mais aussi d’une prise de conscience de la paix que leur sacrifice a contribué à établir entre nos pays ?

Michèle DELAUNAY souhaite que les citoyens et les responsables politiques réfléchissent à la possibilité de réunir en une seule commémoration le souvenir et l’avenir.

En effet, le 9 mai a lieu la Journée de l’Europe en souvenir du 9 mai 1950 et de la déclaration de Robert Schuman et de Jean Monnet jetant les premières bases d’une fédération européenne. Cette journée n’est pas fériée et passe bien souvent inaperçue de la plupart des Français. La réunion des deux journées en un seul jour férié, partagé par les autres pays européens, aurait une signification profonde qui pourrait être à l’origine d’enseignement et d’exemple pour tous les jeunes Européens.

Ce serait l’occasion de se souvenir que la construction européenne et la paix n’ont pas toujours été une évidence et qu’elles n’en sont que plus nécessaires.

Pour mémoire, la journée du 8 mai n’est fériée en France que depuis 1981. Elle ne l’est dans aucun autre pays « allié » et il paraît aujourd’hui temps que sa signification soit revisitée au regard du monde contemporain.

Le propos de Michèle DELAUNAY est d’unir les 2 célébrations pour magnifier le sens de chacune d’elle et d’y consacrer un jour férié unique. Le 9 mai aurait, entre les deux journées, la particularité d’être célébré de manière concomitante dans tous les pays de l’Union Européenne.

A la veille de la Présidence française de l’Union européenne, celle réunion aurait un sens très fort en direction de nos partenaires européens.

Contact : Michèle Delaunay

Permanence parlementaire : 20 rue Saint Laurent – 33000 BORDEAUX Tél. 05 56 44 84 80 – Fax 05 56 52 57 06 – E-mail : delaunay.deputee@orange.fr

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