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On oublie bien souvent la dénomination de ce 1er mai : la fête du travail. Je me suis à plusieurs reprise rendue coupable de louer dans ce blog et le mot et la chose. Le travail. Le juste salaire en face de la juste tache et tant d’autres déclinaisons du mot, dénaturé à force de vouloir le revaloriser.

Nicolas Sarkozy qui, à plusieurs reprises, lors de sa dernière intervention poly-télévisée, a rappelé qu’il avait été élu pour cela, revaloriser le travail, a-t-il pensé à se manifester ou à manifester tout court ? Où était-il, ce jour, où ce lien, ou du moins ce qui devrait être un lien entre nous, était fêté ?

Peut-on, en réalité, imaginer pire dévalorisation du travail que le slogan « travailler plus pour gagner plus » ? On travaille bien sûr pour ce juste salaire dont je parlais plus haut, on travaille pour échanger (« tu me donnes de ta boulange, je te donne de ma chasse »), participer, faire partie de cette communauté d’humains qui ne fonctionnerait pas sans cet échange de capacités, d’effort, de création ; on travaille pour progresser, pour faire, pour fabriquer, pour inventer, pour innover. Pour être, pour devenir. Pour vivre.

A Bordeaux, disons-le, manifestation un peu maigre, sans souffle suffisant, sans cette espèce de force qui peut se dégager de l’être ensemble et du faire ensemble. La possibilité d’un « pont » avait clairsemé dans la ville même les vendeurs de muguet.

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