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Responsable du texte sur la fin de vie, voici mon intervention de mardi soir à l’Assemblée nationale en discussion générale. L’un des objectifs de la loi est de donner un coup d’accélérateur au développement et à l’enseignement des soins palliatifs de manière à affronter le choc démographique lié à l’entrée dans le champ de l’âge des générations du baby-boom. Nous ne pouvons demeurer au chiffre affligeant que seuls 20% des Français qui devraient en bénéficier ont aujourd’hui accès aux soins palliatifs. L’accès de tous est susceptible de modifier l’appréhension que nous avons de l’approche de la mort et les décisions qu’elle suscite. La loi consacre le droit à la sédation terminale, profonde et continue : il s’agit de calmer, d’apaiser, de soulager et non de faire cesser. Les médicaments utilisés n’ont pas pour objet de tuer et la mort survient en fonction de l’état d’avancement de la maladie et/ou d’épuisement du grand âge. Ce droit est exercé en fonction des directives de la personne et d’elle seule, renouvelables ou résiliables à tout moment. Elles s’imposent aux soignants comme à l’entourage.

 

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