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Le 25 novembre est la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
Le Gouvernement et la Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes, Laurence Rossignol, ont présenté le 5ème Plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes mais aussi aux enfants avec lesquelles elles vivent.

Les données sont en effet alarmantes :
– 1 femme décède tous les 2,7 jours en France, victime de son conjoint ou ex-conjoint
– Chaque année, en moyenne, 84 000 femmes majeures sont victimes de viol ou de tentatives de viol
– 143 000 enfants vivent dans un foyer où leur mère a déclaré être victime de violences de la part de son conjoint ou ex-conjoint. 42% d’entre eux ont moins de 6 ans.
Les conséquences sont parfois fatales :
En 2015, 36 enfants mineurs ont été tués par leur père dans le cadre de violences au sein du couple : 11 en même temps que leur mère et 25 sans que l’autre parent n’ait été tué ; 68 étaient présents sur la scène de l’homicide ou au domicile ; 96 enfants sont devenus orphelins suite aux homicides au sein du couple.
– 1 victime d’agression sexuelle sur 3 était âgée de 18 à 25 ans au moment de l‘agression
– jeune fille sur 5 a été insultée en ligne sur son apparence physique et 1 sur 6 a été confrontée à des cyberviolences à caractère sexuel par photos, vidéos ou textos
– les femmes en situation de handicap sont plus exposées (3,9% des femmes handicapées et 1,87% des femmes en moyenne)
– La prévalence des violences faites aux femmes est plus forte dans les territoires ultramarins : elles sont 15% à la Réunion et 18% à la Martinique à se déclarer victimes de violences conjugales, lorsque ces dernières concernent 10% des femmes dans l’hexagone.

Des progrès considérables ont été réalisés grâce au 4ème plan de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016). Les violences sont mieux repérées et les victimes mieux prises en charge.
Les violences faites aux femmes sont désormais mieux connues et davantage dénoncées. La tolérance sociale diminue.
Néanmoins, les violences demeurent massives.

Le plan 2017-2019 fixe 3 objectifs :
1 – Sécuriser et renforcer les dispositifs qui ont fait leurs preuves pour améliorer le parcours des femmes victimes de violences et assurer l’accès à leurs droits
2 – Renforcer l’action publique là où les besoins sont les plus importants
3 – Déraciner les violences par la lutte contre le sexisme, qui banalise la culture des violences et du viol

Ce sont plus de 125 millions d’euros qui seront engagés entre 2017 et 2019 pour financer les mesures de ce plan.

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