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Nous votons ce soir..

Ce pourrait presque être le titre d’une chanson de Jean Sablon « Nous allons voter ce soir… ». Mais c’est beaucoup mieux. Les primaires du PS ont mis le projecteur sur l’importance décisive de notre choix de tout à l’heure pour l’ensemble du pays. Leur bonne tenue a montré que nous étions un parti de responsabilité et que nos candidats étaient bons. L’actualité depuis six semaines est centrée sur nos débats et sur de véritables sujets. Le bilan est incontestablement positif.

Ce soir, il ne s’agit pas d’un vote en catimini, arrangé, négocié, mais d’un véritable aggiornamento de notre parti, où un grand nombre de militants nouveaux sont engagés. C’est, de toute manière, une bonne soirée.

A tout à l’heure, après les premiers résultats !

Dépistage de la délinquance dès la petite enfance ? ou : la responsabilité citoyenne des scientifiques

B.B., commentateur-expert de ce blog, a attiré mon attention (et celle de tous les lecteurs de ce blog) sur le colloque exemplaire de l’INSERM, consécutif à la publication par ce prestigieux institut d’un rapport sur « les troubles des conduites chez l’enfant » (sept 2005). On se souvient, au cours de mois suivants, en plein politique sécuritaire, de l’usage qu’en ont fait plusieurs hommes politiques de droite, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy.

Ce colloque, exemplaire en effet par la remise en question qu’on manifesté les scientifiques à leur encontre, vient d’avoir lieu.

Voici le texte du communiqué que j’ai adressé ce jour aux media sur ce sujet qui nous interroge tous.

(suite…)

Commedia sans arte

Le blog a pris presque 48 heures de vacances que j’ai vécues comme de longues et bienfaisantes vacances après la comédie d’Alain Juppé à la CUB (vendredi 27). Départ fanfaronnant après un mot maladroit du vert mérignacais Gerard Chaussé. Maladroit, en effet, mais rien de plus et que son auteur était prêt à retirer (« l’ancien maire, et « parait-il » le nouveau maire de Bordeaux »). Je ne suis pas sûre qu’Alain Juppé se serait battu en duel pour autant si la mode demeurait aux duels.

En réalité, celui qui a dit, dans sa conférence de presse de retour, « les Bordelais ne comprendraient pas de me croiser dans la rue et que je ne sois pas leur maire », n’a littéralement pas supporté d’être présent à la CUB et de n’en être pas le président. Désagrément aggravé par l’invitation d’Alain Rousset: « Cher ami, venez vous assoir à côté de moi… ». C’est plus grave qu’il n’y parait et finit de me convaincre que l’on doit d’abord se battre sur le non cumul des mandats dans le temps. A n’avoir jamais exercé d’autre fonction que politique, AJ a perdu ce que je sais très difficilement qualifier autrement que : la capacité de se mettre à la place des autres et de relativiser ce qui le touche.

J’ai été, je l’avoue, choquée de la réaction démesurée à ce « parait-il » dont il était évident qu’il n’était qu’une formulation maladroite sans intention blessante. On aurait volontiers accepté qu’Alain Juppé demande à Gerard Chaussé de retirer ce mot, comme à plusieurs reprises nous l’avons fait (sans résultats) en Conseil Municipal contre des mots autrement plus injurieux de sa part. Je lis à l’instant dans Sud-Ouest d’hier qu’il a déclaré « n’avoir plus l’âge de se laisser offenser ». Nous non plus (je parle de l’opposition municipale). Puisse-t-il enfin l’entendre et avoir la même sensibilité à notre égard qu’il en a pour lui-même. Puisse sa majorité se solidariser de toute offense, fût-elle à notre égard.