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Abstention

Alain Juppé a affirmé hier soir que le taux d’abstention était faible pour une élection municipale partielle. En réalité il est au contraire le « deuxième plus fort » des quatorze municipales partielles survenues depuis un an (villes de plus de 3500 habitants)

Le champion est Goussainville : 41 % de participation au lieu de 44 hier à Bordeaux . Mais tout proche de nous, à Gujan Mestras : 57%

Et rappelons Balkany se représentant après sa condamnation : 53%, Mellick à Béthune : 58%

Notre faible taux Bordelais confirme cette décrédibilisation du scrutin que j’évoquais dans le billet précédent.

Lendemain d’élection

Je rentre d’une « double-matinée », hôpital d’abord (où je retourne), Conseil général en deuxième mi-temps. Je dis cela pour expliquer la brièveté de cette première analyse.

Les résultats de ce scrutin sont avant tout pour moi l’objet d’interrogations.

1 – Comment faire mieux percevoir l’impérieux besoin où nous sommes d’une pratique républicaine ferme ? Dans le désordre de notre société, dans les enjeux du monde, la République doit être l’épine dorsale de l’action politique et de la vie citoyenne. Cela a été le sens de notre dénonciation des manquements d’Alain Juppé à cette règle, lui qui pourtant s’attribue un destin national et devrait avoir une double obligation de rigueur. Les Bordelais l’ont compris, mais ne l’ont pas traduit en votes. Beaucoup se sont dits « puisque les dés sont à ce point pipés, pourquoi nous déplacer ? ».

C’est au demeurant une grosse responsabilité d’Alain Juppé d’avoir décrédibilisé ce scrutin municipal, pourtant le plus cher au coeur des citoyens. Jamais le taux d’abstention n’a été aussi fort dans une municipale à Bordeaux .

2 – Comment améliorer nos résultats ? Nous avons augmenté notre nombre de voix, gagné un siège mais nous n’avons pas contrecarré le bon pourcentage d’Alain Juppé. Donc comment progresser ?

Deux premières pistes de réflexion :

– consolider l’image du PS à Bordeaux. Pour cela un point décisif : bannir toute intervention publique tirant contre notre propre camp et condamner ceux qui en prennent le risque pour des intérêts qui leur sont personnels. Je plaide au PS pour la création d’un comité d’éthique susceptible de statuer sur ces interventions malencontreuses. Dans notre parti, comme dans notre pays, à Bordeaux comme ailleurs, personne ne se sauvera seul. Chaque pas fait en arrière pour le groupe fait reculer la position de chacun.

– être plus visibles dans nos prises de parole, dans nos actions. Je voudrais que chacun prenne en charge un sujet où il sait avoir de l’expertise, bosse les dossiers, en fasse le point dans nos réunions, s’exprime dans nos quotidiens. Je voudrais que nos sections s’ouvrent et reçoivent des experts extérieurs, organisent des rencontres et une fois encore en rendent compte dans les médias. Je vais casser les pieds à tout le monde : je crois qu’on ne travaille jamais assez.

Je suis déjà en retard pour repartir à l’hosto. Je le dis simplement : j’aimerais continuer à m’interroger, tellement j’en sens la nécessité pour nous tous. Les points que j’ai soulevé paraissent bien généraux. Ils ne sont pas sans rapport avec cette campagne.Il y en a bien d’autres. Nous ne ferons pas l’économie de la réflexion et de propositions.

Soir d’élection (13)

Au retour de cette soirée d’élection, je ne veux mettre sur le blog que les quelques mots que j’adresse à nos militants et à nos amis, déçus comme moi du résultat insuffisant de notre effort commun.

Notre déception du score de ce soir est évidente ; en quelques mots, essayons de tirer l’enseignement de ce scrutin. 1- Alain Juppé a pris une grosse responsabilité en provoquant cette élection. L’augmentation de l’abstention dans un scrutin municipal (le scrutin dont les citoyens sont le plus proche) répond à son déni de démocratie. Participer à décrédibiliser la politique n’est pas digne d’un homme qui s’attribue un destin national.

2- Le PS et la gauche progressent à chaque élection à Bordeaux. Nous aurons quant à nous (le PS) un 6ème élu municipal, Matthieu Rouveyre. Cette progression est un pas en avant, et j’espère la confirmer fortement à l’occasion des élections législatives en face d’Alain Juppé .

3- Cette progression ne doit pas nous autoriser à faire l’économie d’une interrogation pour l’avenir

a. Comment transformer en votes la conscience républicaine ébauchée par la réprobation de 65% des Bordelais de l’anticipation de l’élection et de la démission du conseil municipal ?

b. Comment rendre mieux lisible notre action de tous les jours et notre capacité de gestion ?

Bon courage à tous. Merci de votre action dans la campagne. Merci de votre investissement dans celles qui nous attendent

journée d’élection (mini suite)

je rentre brièvement dire bonsoir à mon ordinateur après une overdose de bureaux de vote. Entre 40 et 48% de votants à 19 heures, avec de très bons scores en particulier dans un bureau de vote qui m’est cher, à la Bastide. Au total : rien n’est impossible, mais rien n’est certain. L’air du soir est délicieux, les chasseurs de cèpes vont rentrer donner un coup d’épaule décisif (j’espère) au scrutin. Puissent-ils avoir fait bonne cueillette et en reporter la satisfaction sur notre liste.

On continue de se tenir au courant. Dernière ligne droite de ce premier tour …

Journée d’élection

Journée d’élection… On se doute qu’il y a comme une légère tension dans nos rangs (dans les autres aussi !). On renifle, on scrute, on sent le vent. A 13 heures, 25% de participation à peu près partout, c’est à dire pratiquement autant dans les quartiers qualifiés de populaires et dans les ceux qui malheureusement ne le sont guère. La participation est meilleure que pour la législative partielle ; 50% de participation paraissent possible.

Au total : rien de décisif. Continuons de renifler : l’air est doux, ce n’est pas désagréable. Je rejoins Jacques pour un nouveau tour de bureau de votes (le premier ce matin dans mon canton, plus Albert Barraud, Malleret qui ont fait la différence aux législatives partielles.

On se tient au courant…