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Je suis de ceux qui ont considéré qu’il n’y avait pas motif à inclure les élus dans le groupe prioritaire des candidats vaccinés contre la grippe A/H1N1. D’autant plus, je me suis amusée d’en voir certains (…) affirmer avec empressement dans les colonnes de nos journaux qu’ils comptaient parmi les premiers vaccinés. Ni leur âge, ni leur état ne paraissait les y avoir autorisés si l’on s’en tenait aux prescriptions de la Ministre.

C’est aujourd’hui seulement que je reçois le « bon » salvateur m’annonçant que le virus, très contagieux, allait toucher beaucoup d’entre nous et qu’il aurait des conséquences graves chez certaines personnes. Roselyne m’invite au passage à demander l’avis de mon médecin traitant avant de me rendre au centre d’animation du Grand Parc auquel est confié l’avenir et la santé de ma modeste personne.

Las ! Au moment même où je reçois cette aimable, mais tardive, invitation, j’apprends que le centre que m’a destiné Roselyne va fermer dès lundi. A peine invitée, aussitôt sur moi la porte fermée

Avouerai-je d’ailleurs que, malgré ma ferveur à défendre les vaccins, j’étais en train de me démobiliser quelque peu en faveur de celui-là. L’incroyable contradiction entre l’achat massif de 94 millions de doses dès juillet et la stratégie mise en place, où la population sans risques particuliers n’est finalement convoquée que fin janvier devra quand même être expliquée. Ou nous étions capables de vacciner rapidement et de mobiliser les Français, ou nous savions ne pas même y arriver dans la moitié d’une année, et nous devions alors planifier des achats tenant compte de l’évolution de la maladie.

La commission d’information parlementaire que nous avons finalement obtenue a du travail devant elle.

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