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C’est malheureusement le sentiment, justifié, que donne depuis des mois l’action de ce gouvernement : liquidation par assauts successifs des services publics en faveur du privé, liquidation des défenseurs des droits, liquidation demain à l’Assemblée du rôle de l’architecte départemental dans le paysage urbain.. Tous les domaines sont touchés mais la thématique reste la même.

La mise en vente de 1700 biens immobiliers de l’Etat constitue une sorte de résumé symbolique de cette thématique forte. Parcs, terrains de sport, bâtiments ayant abrité les juridictions qui viennent d’être fermées, gares, tunnels, mais aussi un phare, quelques châteaux sont visibles en ligne et mis à prix au niveau de l’estimation des domaines.

Qui en a décidé ? Qui a choisi ? Qui aura connaissance du prix réel de vente ? De l’identité de l’acquéreur ?

A tout cela, le public n’aura pas de réponse. Non plus que « la représentation nationale » selon la formule consacrée.

Je viens d’interroger sur ce point le Ministre du budget pour lui demander, que comme c’est le cas pour les biens communaux dont la vente doit être votée en Conseil Municipal, la vente des biens de l’Etat soit votée au parlement.

Pas individuellement, peut-être pas au dessous d’un montant à définir, mais l’obligation de cet examen parlementaire aurait le mérite de rendre public tous les éléments constitutifs de la vente et d’éviter des décisions par trop malencontreuses ou des attributions fléchées.

Je crains que pour ce lot, il soit trop tard, mais comme il y en aura certainement d’autres, espérons que mon interpellation trouvera un écho.

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