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Non, il ne s’agit pas d’une contre-publicité pour le dernier ouvrage d’Elisabeth Badinter (« le conflit, la femme et la mère »). Cette Marianne enceinte, façon mère méritante de démocratie populaire, est aujourd’hui dans tous nos quotidiens pour louer le Grand Emprunt et la fécondité gouvernementale. Notons que cette parution vient quelques heures à peine après le vote du Sénat ratifiant le projet.

Ne reprenons pas le débat sur la minceur de ce petit « Grand » emprunt, qui n’est rien d’autre qu’une version médiatisée de ce que l’Etat emprunte chaque jour sur les marchés, non plus que sur son coût collatéral puisqu’il reviendra plus cher à l’Etat que le même emprunt fait au marché selon les procédures habituelles et ajoutera encore au déficit public;

non plus que sur son contenu, oubliant par exemple la santé et la prévention qui, comme on sait, comptent pour du beurre dans l’avenir d’un pays.

La question aujourd’hui est la suivante, et elle n’est légère : combien coûte cette inutile publicité ? Doit-on la compter dans les « investissements d’avenir » du gouvernement ?

Quelle en est l’utilité, le Grand emprunt n’étant pas ouvert au public ?

La réponse à ces questions est, dans l’ordre : « un million d’euros », « au point où nous en sommes.. » et « aucune ».

Avec cette Marianne, le Grand emprunt révèle son véritable objet : il est un coup médiatique de plus, pour le gouvernement et pour ses auteurs. A double tranchant, me semble-t-il.

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