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Travailler -bien au chaud- quand une grande partie de la ville est en vacances a sa part d’agrément. La ville est plus silencieuse, le téléphone aussi et le travail n’a pas la même qualité.

Avant de quitter mon bureau, j’ai envie d’un de ces petits moments d’intimité qu’on peut avoir avec son blog quand l’actualité se desserre et que le mouvement brownien qui agite les élus de la République se ralentit.

J’ai bossé cet après-midi l’incroyable dossier de la salle des fêtes du Grand Parc : un équipement emblématique de ce quartier, qui a connu mille belles aventures culturelles (cine-club, concerts de Murray Head, ACDC et bien d’autres, débats, conférences) et qui a fêté tristement en 2010 le vingtième anniversaire de sa condamnation au silence.

Motif ? Initialement, la présence d’amiante. Mais durablement, quoi, sinon l’incurie d’une Municipalité qui ne connait de la culture que l’Opéra de Bordeaux (50% du budget annuel) et d’épisodiques événements confiés à des créateurs venus d’ailleurs ?

La salle est réduite au silence, son incroyable façade qu’il serait si facile de remettre en valeur est là comme un visage triste sur lequel le maquillage de scène a coulé. Ce matin, lors d’une courte visite dans le quartier, la mauvaise humeur m’a pris : pourquoi dans cette période où le quartier aurait grand plaisir à un spectacle ou à des rencontres festives, n’y a t-il rien que ce silence glacé et l’annonce d’une n’ième concertation?

Je voulais écrire au fil des touches de l’ordinateur. C’est vers la salle des fêtes qu’elles m’ont menée. Il n’y a sans doute pas de hasard. Le sujet m’a occupé une partie du jour et il a un étroit rapport avec l’écriture et toute forme de création, fût-elle celle d’un billet sur un blog.

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