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« Comme vous, j’ai aimé cette Université. Ce qui nous a uni à La Rochelle, c’est la gravité du moment et la responsabilité qui est la nôtre.

Un automne difficile : celui de la rigueur, de l’injuste réforme des retraites.. De la surenchère sarkozienne dont personne n’est dupe, des tentatives de masquer ses échecs et les turpitudes de ses amis. Nous sommes aujourd’hui l’opposition qui entend devenir la majorité, nous avons choisi de servir l’intérêt général et la France que nous aimons tant. Nous serons aux côtés des Français et au service de la France.

Quelle qualité que les Français quand on les porte haut !

La démolition de la prise en charge par la sécurité prévue et bientôt organisée par le projet de loi sur la dépendance. « On peut juger de la qualité d’une civilisation à la manière dont elle s’occupe de ses anciens » (MA met la citation dans la bouche de Yourcenar. Sûr ? »)

L’homme se menace lui-même. Le séparer de sa cupidité est une urgence vitale. A côté de cela, Sarkozy a baissé le pavillon vert de l’ump et cela nous a déçu même si ça ne nous a pas surpris.

Deux Français sur trois. L’objectif de Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy l’a réussi en mettant deux Français sur trois contre lui !

Comparaison de la politique économique française avec celle de l’Allemagne (passons discrètement sur le fait qu’il s’agit d’un gouvernement de droite…)

Le paquet fiscal : ce boulet fondateur de ce gouvernement qui a endetté le pays avant même la crise sans rien apporter sur le plan économique.

Si le déficit et l’endettement étaient une discipline olympique, Nicolas Sarkozy nous aurait rapporté de l’or. A la place de la rupture, la cassure. Les trois engagements : pouvoir d’achat devenu « travailler plus longtemps pour gagner moins » ; la sécurité : Sarkozy lui même vient de dire qu’il fallait « fustiger les échecs d’une décennie » et de la trentaine de textes qu’il a fait voter ; la « République irréprochable », aujourd’hui abîmée, désormais « dure avec les humbles, complice avec les puissants ».

Au lieu de cela, l’obsession de l’argent, la société de Balzac au lieu de la « République de Jaurès » qu’il avait osé évoquer.

Le tribunal administratif de Lille vient d’annuler 4 arrêtés d’expulsion de Roms considérant qu’occuper un terrain illégalement n’est pas une atteinte à l’ordre public justifiant une expulsion. La loi a parlé. N’oublions pas que « Roms », ce nom qu’ils ont choisi à Londres en 45, cela veut dire homme en hindi. »

Fin de la première demi-heure du discours que l’on peut qualifier de bilan des années Sarkozy.

« Nous devons, nous, être à la hauteur. La droite veut désenchanter l’avenir, nous devons préparer le projet, préparer 2012, nous ne voulons pas d’une victoire par défaut. Nous voulons que les Français votent « pour ».

Une France qui retrouve sa voix et son poids en Europe et dans le monde. Notre convention sur cette question, portée par L Fabius et JC Cambadélis va s’ouvrir dans quelques jours. Il n’y a pas de France forte dans une Europe faible. Il nous faut mettre nos pas dans ceux de Jacques Delors :  » l’Europe c’est la concurrence qui stimule, la solidarité qui renforce (…) ». Apporter des moyens supplémentaires au FMI, Dominique sera content quel que soit son avenir. Nous voulons une Europe euro- méditérranéenne et euro-africaine.

Si notre présence en Afghanistan ne se justifie pas par une aide au peuple Afghan, nous dirons que nous n’avons rien à y faire.

Au Proche Orient, nous aimerions entendre la parole de la France. Où est la parole de la France pour un Etat palestinien viable et pour garantir la sécurité d’israel.

La laïcité c’est le talisman pour combattre les obscurantismes. La France est une nation universelle et comme l’a dit Robert Badinter « la France est plus grande que la France »; en 2012 les Français éliront un ou une candidat(e) capable de voir la France en grand.

(Fond sonore des MJS : Sarkozy au tapis, Sarkozy au tapis !)

Il n’y a plus dans notre pays de pollitique industrielle. Nous voulons une France où le travail est valorisé, où le travail est respecté.

Un nouveau pacte fiscal, comme l’a très justement présenté François Hollande.

Sécurité. Le Président de la République a choisi la polémique, nous voulons la politique, il a choisi le pugilat, nous voulons les résultats. Trente ans de chômage de masse, de déstructuration des familles. Dans une démocratie la violence ne peut jamais se justifier, elle se combat par le respect (j’aurais aimé entendre : et par l’exemple). C’est aujourd’hui une mauvaise politique que cette politique du chiffre, et pourtant de la baisse des éffectifs, la perte du lien de confiance entre la population et sa police. Il n’y a pas de fatalité à l’impuissance publique. Oui, nous rétablirons la police de quartier, oui nous proposerons une loi contre la présence des armes à feu sur notre territoire. Il nous faut un éventail de réponses : tâches d’intérêt général, centres ouverts, semi ouverts ou fermés, tâches de réinsertion. Nous montrerons qu’en matière de sécurité, la crédibilité a changé de camp.

Une France qui donne sa chance à chacun, qui émancipe chacun, lui permet de vivre ensemble et de faire société. L’enjeu de l’égalité réelle.

Education : un temps égal d’étude et de devoirs pour tous dès la 6ème.

Des services publics présents partout sur le territoire. La continuité territoriale pour les outre-mer.

Repenser la ville. Nous construirons plus, plus social et plus durable.

Le « care », ça veut dire quoi ? que nous les socialistes on n’aime pas l’individualisme, qu’on n’aime pas l’indifférence vis à vis des handicapés, qu’on n’aime pas l’intolérance..

Les socialistes doivent rappeler l’exemplarité. C’est d’abord une question de morale et d’éthique personnelle. Pas de cumul par exemple entre fonctions publiques et partisanes pour les ministres, entre certaines fonctions publiques qui peuvent être à l’origine de conflits d’intérêt pour les Parlementaires.

Des collectivités territoriales autonomes et respectées.

Nous sommes responsables devant les Français. L’année écoulée a été celle de la reconstruction. En 2012, nous serons prêts, nous serons là. La séquence va s’ouvrir en novembre 2011 avec la désignation de notre candidat. J’invite chacun à respecter cette échéance.

En mars les cantonales doivent donner un carton rouge à ce gouvernement.

Il faudra pour 2012 hiérarchiser et fixer des priorités.Une gauche de transformation parce que nous sommes ambitieux mais une gauche de gouvernement parce que nous sommes sérieux. Nous continuerons à débattre, parce que nous aimons débattre et que nous croyons à l’intelligence, à débattre coude à coude, ensemble, en face des Français.

« Une espérance conquise, lucide et hors de toute naïveté ». Celle qu’a définie Aimé Césaire.

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