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Le « tire-bouchon », cette page redoutée de tous les humains politiques chaque samedi matin dans Sud Ouest, évoque ce matin la pétition qui a circulé sous plusieurs versions entre les militants socialistes girondins.

J’ai signé cette pétition qui a eu le tort de venir les jours précédents La Rochelle. Pourquoi le tort ? En réalité, je n’en pense rien, au contraire La Rochelle et le discours introductif de Martine Aubry lui a donné raison et a, au moins en partie, répondu à son exigence de renouvellement de nos pratiques. Je l’en ai trouvée validée et non désamorcée.

Deux parties dans cette pétition : le plan national, le plan girondin. En réalité, tous deux liés bien sûr : nous ne sommes pas socialistes autrement à Bordeaux, Blaye ou Libourne qu’à Paris, à la scène qu’à la ville. La différence est cependant qu’en Gironde, nous voulons davantage encore y pouvoir quelque chose.

Les militants girondins -et c’est à ce titre que je me suis jointe au groupe des signataires- veulent participer à des choix, des décisions qui engagent notre parti et notre territoire. Nos réunions de section désemplissent parce que ceux qui y participent n’ont pas l’impression de peser et de voir tenus pour quelque chose leur expérience, leur expertise et leur travail. Pour le dire simplement : ils ne veulent pas apprendre par le journal ce qu’ils pensent de la LGV, de la ligne X Y du tram. Et si les avis au sein du PS sont contradictoires, ce qui est quelquefois obligatoire dans la lourdeur des responsabilités que partagent l’un ou l’autre, il veulent participer à cette contradiction, la comprendre et pouvoir la défendre.

Voilà l’objet local de notre pétition. SO et certains, sur ce blog même, ont voulu en faire un attaque de notre Fédération, voire même, n’ayons pas peur des mots, un putsch contre notre secrétaire fédéral, Ludovic Freygefond. Le 18 brumaire du PS girondin ! Tant qu’à faire, convoquons l’histoire à ce qui est au contraire, une volonté partagée d’aider à dynamiser les pratiques et tous ensemble à montrer que ça cogite et que ça bouge au PS. Pas la moindre ébauche d’un soupçon de putsch, ni de la part du quarteron de primo signataires, ni de la mienne envers quiconque. C’est décevant, je sais, mais c’est ainsi

Ce matin, nous avons été nombreux à accompagner un militant et sa famille. Le militant venait de mourir, sa famille était là, entière, unie, forte. J’ai exprimé ce que je crois profondément : c’est de ces militants qu’est faite l’histoire du Parti Socialiste et nul ne peut s’arroger le droit, la responsabilité d’atteindre, d’altérer, ce que cela représente de vertu (0 le mot dépassé !), d’engagement, de partage et d’espoir.

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