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« Apprendre à nager est en un véritable enjeu de société et le chiffre alarmant du nombre de noyades par an explique en grande partie pourquoi la natation est la pratique sportive la plus pratiquée en milieu scolaire. Ce sport est de plus le plus équilibré car il peut être pratiqué à tout âge.

Or, notre Métropole souffre d’un fort déficit d’équipements en bassins publics et un plan piscine à l’échelle de l’agglomération s’avère mois après mois, fermeture après fermeture, réduction de surface de baignade après réduction de surface, d’une impérieuse nécessité.

La Métropole compte 750 000 habitants mais seulement 16 piscines publiques couvertes et 3 piscines exclusivement en plein air ouvertes l’été.

En comparaison, la Métropole de Rouen-Normandie, 500 000 habitants, en compte 20 !

La Ville de Bordeaux n’échappe pas à cette règle et souffre depuis plusieurs années d’une pénurie croissante de piscines au regard de l’importance de sa population et de sa position de ville-centre.

Ville de 245 000 habitants, elle ne propose à ses habitants que 4 piscines publiques dont l’une n’est ouverte que durant les deux mois d’été. 

En 2008, il y a 9 ans, la France métropolitaine comptait 260 m2 de bassin pour 10 000 habitants.

En 2017, à Bordeaux, nous disposons de 3105 m2 de surface de baignade (dont 300 m2 pour Stéhélin) soit 127 m2 pour 10 000 habitants, moitié moins que la moyenne nationale de 2008 !

En comparaison, Toulouse bénéficie de 344 m2 pour 10 000 habitants.

L’apprentissage de la natation se fait aussi pendant le temps scolaire mais, depuis la fermeture de la piscine Galin, les classes de primaire ont été redéployées dans les autres piscines bordelaises.

En conséquence, les enfants passent plus de temps dans le bus que dans l’eau (40 minutes minimum prévues par les textes de l’Education nationale). Cela est plus particulièrement le cas des enfants de la Bastide, de Bordeaux Sud et de Caudéran.

En 2015, Bordeaux a reçu le label « Ville européenne du sport » attribué selon 8 critères dont celui des équipements sportifs. 

Bordeaux ne cesse de briller dans les classements d’attractivité ou d’image alors même qu’un grand nombre de nos équipements sportifs sont vétustes ou fermés.

En conclusion, les fermetures ou report de projets qui se sont succédés ces dernières années n’ont fait qu’aggraver un déficit déjà important. Cela, dans un contexte d’augmentation de population qui devrait indubitablement être corrélé à une offre de services et d’équipements de proximité digne des ambitions d’une ville comme Bordeaux et de sa métropole.

L’engagement de notre Métropole dans un plan piscine ambitieux est donc de plus en plus urgent. »

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