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Les experts de l’UNESCO, sous la direction de M Francisco Bandarin, ont passé la semaine dernière trois jours à Bordeaux. Le dossier essentiel était bien sûr celui du franchissement Bacalan-Bastide, mais après la destruction « catastrophique » du pont du Pertuis, les experts ont souhaité examiner le projet de reconstruction du Collège Cassignol.

Ce collège, trop exigu et mal conformé, doit être reconstruit pas le Conseil Général pour le confort des élèves et de leurs enseignants. Un projet a été bouclé, et présenté aux habitants du quartier par Michèle Delaunay avec M Marois, vice-Président en charge de la jeunesse au Conseil Général.

Ce projet suppose la destruction de la façade ancienne d’un bâtiment de la rue Laroche qui est un ancien chai. Il a bien sûr reçu l’aval des responsables des bâtiments de France. Les architectes ont en effet considéré que, sans cette destruction, ils ne pouvaient offrir une structure suffisamment spacieuse, éclairée et aérée, pour le travail des enfants.

Informé de la visite des experts, le Conseil Général a souhaité attendre leur avis avant de lancer les premiers coups de pioche.

L’UNESCO n’a, à cette heure, émis aucun avis officiel. Michèle Delaunay s’est cependant entretenue avec M Bandarin, et cet entretien lui a laissé penser que cet avis ira en faveur d’une conservation de la façade afin de sauvegarder les marques de l’histoire viti-vinicole de Bordeaux.

Ce n’est pas une nouvelle légère : elle implique un retard du projet et un supplément de coûts en toutes hypothèses dans une période où le Conseil Général voit ses recettes diminuer fortement ; à la fois du fait de la crise économique (diminution par exemple des droits de mutation) et du fait de la non compensation en totalité par l’Etat des charges telles que le RMI et l’APA. Le vice Président en charge des finances a en effet décidé de ne pas augmenter la part d’impôt revenant au Conseil Général, eu égard à la situation économique de nombreux foyer girondins.

Une des solutions possibles sera sans doute de rechercher un autre terrain. Mais cela suppose de le trouver, de faire un nouveau projet, satisfaisant pour tous.

La Conseillère générale va bien sûr continuer à se battre pour que ce projet aboutisse, mais un retard est désormais certain.

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