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Ce dont nous allons débattre demain 31 janvier (Athénée municipal, 20h) « la qualité de vie et la santé au coeur du projet écologique » est en tout cas au coeur de ma réflexion et de ce que je voudrais apporter au débat présidentiel et à notre projet législatif.

Après des décennies de luttes sociales, de progrès médicaux, que constatons-nous ? Les hommes vivent plus longtemps et cela est un progrès considérable, social et médical, dont il nous reste à « transformer l’essai » et à faire que cette « espérance de vie » prolongée ne soit pas, pour une part non négligeable, une attente amoindrie de la mort.

Ce n’est pas notre sujet de l’instant.

En dehors de cela, deux versants : des maladies éradiquées, et quelles maladies ! (poliomyélite, diphtérie, croup, à un degré plus incomplet tuberculose, coqueluche…) . Des traitements décisifs, en particulier dans le champ des maladies mentales, renvoyant aux oubliettes toutes les images de ce qu’étaient autrefois « les asiles de fous » ou, plus tard, « les asiles psychiatriques ».

Versant opposé : des maladies nouvelles ou des maladies en expansion « épidémique » alors que ce ne sont pas des maladies dues à des germes ou à des virus : dépression, drogue (addictions de tous ordres), troubles du comportement, obésité, hyperactivité…

Le champ des maladies mentales, codifié précisément, s’élargit au lieu de se restreindre sous l’effet des traitements et des études génétiques. Il concerne de plus en plus les enfants, autrefois très majoritairement protégés de ces troubles.

« Les troubles du comportement », graves ou plus anodins, sont plus nombreux et plus fréquents qu’autrefois. La souffrance, ce mot si beau et si terrible, gagne du terrain au lieu de le déserter.

Pourquoi ?

C’est notre responsabilité de nous interroger. De même que nous devons nous interroger sur le réchauffement de la planète, sur la disparition des espèces, nous devons nous poser une question simple « dans quel état rendrons nous l’homme ? » Et pas seulement « Dans quel état rendrons-nous la planète ? »

Comme Nicolas Hulot pour l’environnement, je veux porter cette question au jour. Pas pour être la mère fouettarde de comportements aberrants ou délétères, mais parce que, comme pour l’environnement, les citoyens sont responsables, doivent être informés, pour pouvoir comprendre et choisir.

Car il y a des réponses. Identifier en particulier l’exploitation commerciale de la vulnérabilité des personnes « mal dans leur peau », en difficultés, en crise, est un pas important. S’y opposer est un devoir politique.

L’évolution de l’attitude que nous avons à l’égard du tabagisme est exemplaire. La prise de conscience a lieu, des moyens législatifs sont mis en oeuvre.

Le tabac n’est pas un danger environnemental (rien de plus inoffensif qu’un champ de tabac !) mais un danger comportemental (le tabagisme). Nous avons compris, tardivement, qu’il faut agir.

Je vous invite très chaleureusement à ce forum participatif (demain, 20 h à l’Athénée municipal de Bordeaux). Et si, ensemble, nous définissions une nouvelle écologie , qui ne se satisfasse pas de critère « H.Q.E. » (haute qualité environnementale) mais qui réclame aux municipalités, à l’Etat, à nous mêmes des critères « Haute Qualité de Vie »?

  • débat participatif : 31 janvier, athénée municipal de Bordeaux, 20 heures.

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