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Le travail du dimanche est une tromperie sociale, contre laquelle les partenaires sociaux s’élèvent unanimement.

– Il est vendu sur la base du « volontariat ». C’est possible dans quelques cas, mais c’est une illusion dans la plupart. L’implicite (et bien souvent explicite) subordination entre employeur et employé fausse complètement la notion de volontariat. Dans la situation actuelle de l’emploi et des salaires, qui sont ceux qui pourront prendre le risque de perdre leur emploi au prochain motif fallacieux ? Beaucoup aussi sont contraints pour finir le mois, payer le loyer, d’accepter toute solution améliorant tant soit peu leur salaire. Un projet d’amendement de la droite va encore plus loin : « Et pourquoi pas ne pas mettre, dès le contrat d’embauche, la possibilité du travail du dimanche ? ». Habile en effet : on trouvera ainsi un motif supplémentaire de discrimination à l’embauche à l’encontre de ceux qui rechigneront.

– Il constitue la meilleure arme de destruction du commerce de proximité. Comment le charcutier, qui n’est aidé que par sa femme, pourra-t-il tenir en face des grandes enseignes ? Plus mathématiquement encore, il est démontré qu’un emploi créé dans la grande distribution signifie trois emplois détruits dans le « petit » commerce. Cela s’appelle « gagnant-gagnant »!

– L’écart entre ceux qui auront obtenu de gagner double, ceux qui ne l’auront pas obtenu (sans doute majoritaires si l’on s’en réfère au texte du projet de loi), et ceux qui dès aujourd’hui travaillent le dimanche avec un bonus minime, voire sans bonus, sera générateur d’un légitime malaise (voir aussi : travail du dimanche (1)).

Social, vous avez dit social ?

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