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La tentative de suicide du Dr Bonnemaison, en cette veille de Toussaint baignée d’un doux soleil, circonstances qui ne sont aucunement apaisantes pour qui porte un deuil durable, est pour moi une peine que beaucoup d’entre nous sans doute partagent.

Dès le 1er jour, Nicolas Bonnemaison m’a paru entretenir une douloureuse familiarité avec la mort, je veux dire : avec sa mort. Les quatre années qui viennent de s’écouler ont ravivé cette familiarité, née dans les circonstances bouleversantes pour un fils médecin de la mort de son père qu’il admirait. Le premier procès et plus encore, le second, ont soufflé trop fort sur cette flamme de souffrance dont il est indélébilement porteur.

Je souhaite du fond du cœur que la médecine le sauve aujourd’hui deux fois : en le ramenant à la vie alors qu’il vient d’être héliporté au CHU de Bordeaux, en lui permettant de retrouver son titre de médecin.

Comments 18 comments

  1. 31/10/2015 at 21:23 Camon

    Courage à sa famille et docteur faites un énorme effort pour rester avec ceux qui vous aime et vous soutiennent de tout coeur avec vous mimi

    • 01/11/2015 at 16:55 Michel Mazin

      Prise de position tout à fait déplacée. Le débat ne porte pas sur l’euthanasie qui se pratique dans tous les services mais sur la manière dont Nicolas Bonnemaison s’est pris pour Dieu sans consulter son équipe, ce qui est la procédure habituelle. C’est un homme extrêmement fragile, très orgueilleux, très dangereux, on ne peut pas lui confier à nouveau des patients. Il sera tout à fait à sa place dans un service administratif et on ose espérer qu’il ne jouera pas de sa tentative de suicide -réelle ?- pour se faire réintégrer !

  2. 01/11/2015 at 08:52 dombriz

    merci pour cette reaction humaine et confraternelle nous sommes bouleverses par cette evolution
    il faut rendre toute sa dignite a notre ami et confrere et a la medecine
    pas de haine mais un desir de justice et de comprehension
    m dombriz

  3. 01/11/2015 at 09:37 Michèle

    Toujours, ce matin de 1er novembre, « entre la vie et la mort »

  4. 01/11/2015 at 10:01 Michèle Delaunay

    à Dombriz. Je compte pour ma part plaider pour sa réintégration dans notre Ordre et j’espère que nous serons nombreux à le faire.

    • 02/11/2015 at 11:32 DOMBRIZ

      merci nous serons avec vous
      gardons le contact avec le comite de soutien de bayonne
      nous comptons sur votre aide au niveau national
      m dombriz

  5. 01/11/2015 at 11:17 lavigne

    je suis bouleversée depuis le début de cette affaire devant l’hypocrisie, les lobbys, les médias qui ont fait que ce médecin en arrive à vouloir mettre fin à sa vie. J’espère qu’il nous reviendra et que tout sera fait pour qu’il retrouve sa dignité.
    J’aimerai avoir un tel médecin lorsque je serai au bout de mon existence.

  6. 01/11/2015 at 11:39 alphonse

    Il y a bien longtemps que je n’ai plus ouvert ce blog…
    Entretemps, j’ai un peu tâté des hôpitaux à divers égards…et me suis décidé à m’inscrire à l’ADMD (assoc pr droit de mourir dignement) tant côté belge (que je reste) que côté français (que je m’efforce de comprendre, de l’intérieur..!)
    Je n’ai toutefois pas encore établi mes déclarations de fin de vie ad hoc: pure question de temps, ma santé et un divorce récent m’obligeant à beaucoup d’occupations de solitaire non fortuné…

    Aussi suis-je assez déconcerté en lisant ici d’abord ce dernier article de…sympathie à ce médecin « euthanateur » qui a raté son suicide…et au dernier article trouvé ici sur le sujet de l’euthanasie « ici, non, c’est non »(juillet15)..et d’y trouver un com de « mon » président de l’AdMD française!
    Voici ce que j’écris à ma correspondante locale de l’ADMD française suite à ces étonnement:
    «  » » » » » » » » » » » » » »
    Je ne comprends pas trop l’intervention de Romero, ici sur le blog de Delaunay…
    En somme, bien que moi-même athée et apostat(!), j’aime autant (en belge, ça signifie « je préfère encore ») la dernière phrase
    de l’intervenant « Louis » (intégriste catho de première puisque adepte résident de
    la communauté-église St Eloi, à Bordeaux)…
    Cela faisait un moment que je n’avais plus fréquenté le blog Delaunay,
    notamment, mais sans le vouloir, depuis les récents rebonds des affaires Lambert et Leonetti….
    mais je trouve bien culotté son dernier article où elle exprime sa sympathie à Bonnemaison (au procès duquel elle aurait témoigné – dans quel sens?)

    Michèle Delaunay a donc voté « contre »…pour la loi Léonetti….

    Peux-tu m’éclairer, ou me faire remonter ma remarque à Romero..?
    Pour moi, il s’agit d’une liberté individuelle, au même sens que celle d’expression,
    et je ne vois pas la différence entre l’autorité de l’Hôpital Public, et celle de l’un ou l’autre médecin à faire ou ne pas faire, en ce domaine…
    A partir du moment ou personne, ni individuellement, ni avec les moyens du moment de la société, ne peut lever l’état d’indignité où se trouve, ou où se pense, un individu au point de vouloir sa mort, il est de la responsabilité, de la dignité, de son entourage soutenu – si c’est possible! – par la société, l’Etat, de ne pas l’obliger à SE donner la mort, mais à la lui procurer dans la dignité.

    Je rappelle: chap.IV « traité de politique » de Spinoza…
    Paradoxalement, donc, si l’Etat (la contrainte d’obéir à ses lois…) ne se justifie
    que par la nécessité où se trouve chaque individu de ne pas mourir…mais que cette nécessité d’un Etat tombe si cet Etat n’est plus digne, n’est plus revêtu de la « majesté » au point que l’indignation surpasse la crainte de ses lois….l’on retourne à l’état de GUERRE….. » » »

    Ah! le doux temps où je ferraillais ici à coups de plus 120 coms contre un béat anti-avortement.
    Je recommencerais bien, avec notre hôte, cette fois, POUR l’euthanasie.

  7. 01/11/2015 at 14:12 martin

    Heureusement qu’il a été condamné ; On ne peut pas impunément tuer quelqu’un sous prétexte de le soulager .Je lui souhaite la totale guérison .

  8. 01/11/2015 at 17:23 Bruno CORRE

    Merci pour ces mots justes au sujet de notre confrère dont le geste désespéré nous rappelle combien ce procès a été un fardeau inhumain. Tout notre soutien à sa famille et à ses proches. Nous souhaitons ardemment qu’il s’en sorte et qu’il retrouve le droit d’exercer la médecine. Ce dernier point étant estimé essentiel par la majorité de la profession.

    • 02/11/2015 at 01:02 Cloclo54

      Alors si la profession veut sa réintégration dans sa profession, quelle se mobilise massivement pour qu’elle devienne effective. Ce médecin est un médecin humain et pas fragile comme beaucoup voudraient le faire passer. Il a enduré 4 années de pression sans faiblir mais ne pas le réintégrer dans sa fonction serait un crime bien pire que l’aide compassionnelle que lui a voulu apporter à ses malades. Je voudrais un Dr Bonnemaison à mon chevet lorsque mon heure sonnera !

  9. 01/11/2015 at 17:29 Alain

    Quand un médecin injustement jugé, condamné, déshonoré, « dégradé » tente de se donner la mort, peut-on espérer que se trouve encore quelque part, dans notre littérature vivante, un écrivain de la trempe d’un Zola pour écrire : « J’accuse ! » ?

  10. 01/11/2015 at 18:05 veronique piredda

    J’ai été très peinée d’apprendre le geste de désespoir de ce médecin qui n’a eu a coeur que de laisser partir ses patients dans la dignité et sans souffrance, ce que font nombre d’entre eux, car tel est le serment qu’ils ont tous fait. Je lui souhaite de se remettre très vite et lui transmet ainsi qu’à sa famille toute ma sympathie,

  11. 01/11/2015 at 18:48 Morvan

    Souhaitant une réintégration rapide pour Nicolas, auteur de santé avec empathie et compassion sans limite.
    La mort autour de Nicolas très présente : son père , sa sœur

    Les quartes années passées, les divers jugement de valeurs hors constats et contextes qu’il vient d’endurer , feraient douter quiconque.

    Les nouvelles sont meilleures
    Il aura besoin de personnalité comme vous , comme Julie et ses filles

  12. 01/11/2015 at 18:52 Morvan

    Souhaitant une réintégration rapide pour Nicolas, auteur de santé avec empathie et compassion sans limite.
    La mort autour de Nicolas très présente : son père , sa sœur
    Les quartes années passées, les divers jugement de valeurs hors constats et contextes qu’il vient d’endurer , feraient douter quiconque.
    Les nouvelles sont meilleures
    Il aura besoin de personnalité comme vous , comme Julie et ses filles

  13. 02/11/2015 at 12:54 alphonse

    Hé bien, j’accuse!
    Je vous accuse, Madame, d’entretenir l’équivoque, l’exception française (ah! votre titre: « ICI…non…! »…..on sent vraiment le nationalisme étroit que vous avez électoralement – au moins! – dans le dos avec le PS.fr..!) en matière de fin de vie.

    Si son acte de suicide est patent et caractérisé comme tel, le Dr Bonnemaison ne devait simplement pas être l’objet de tentative de réanimation.

    « En cas de suicide, je refuse catégoriquement toute réanimation » signerai-je dans ma déclaration belge de fin de vie.

    Votre article ci-dessus me laisse une impression de mauvais goût, de compassion morbide parfaitement compatible avec l’incohérence intellectuelle où vous enferment votre mauvaise foi politique et vos scrupules professionnels qui sont du même acabit que ceux de votre confrère Kouchner (qui n’a rien fait comme ministre, -d’ouverture!- et exhibe « l’illégalité » du plaisir solitaire de la décision médicale).

    Voici une autre forme de courage médical:

    pour info, commentaire du Dr Yves de Locht, médecin généraliste belge qui pratique des euthanasies dans son pays:
    «  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »
    Nous médecins ne serons jamais des machines à donner la mort.

    Chaque euthanasie laisse des traces et des images que nous n’oublierons jamais.

    Heureusement ces départs sont sereins et les familles nous aident et nous soutiennent longtemps après.

    Mais que dire si en plus nous devions subir comme le docteur Bonnemaison des procès et une radiation à vie de l’ordre des médecins.

    Nous devons d’abord penser à nos patients mais nous sommes comme eux des êtres humains.

    Oui je l’avoue, je suis aussi fragile que le docteur Bonnemaison et je n’aurais pas pu résister à toutes les épreuves traversées par lui !!!!

    Je comprends que de nombreux médecins refusent ce geste.
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  14. 02/11/2015 at 17:54 alphonse

    …mais voilà..!
    Ordre de l’Elysée: foin des problèmes éthiques d’ici la réélection triomphale de 2017..!
    Faut plus chagriner les cathos… »de gauche » (!!??…..(*))…l’électorat de l’Ouest…

    Bien assez des pantalonnades parlementaires infinies sur le « mariage pour tous » (mais facultatif surtout!).

    Pour les suicidés , les acharnements ou les délaissements thérapeutiques indignes…ça attendra…l’état de guerre peut bien perdurer….
    __________________________
    (*) »et François enterra le socialisme », Francis Brochet, du progrès de Lyon: toutle monde a lu, j’espère

  15. 03/11/2015 at 12:47 francis

    j’espère qu’il reviendra à la vie
    j’espère aussi que ses nouvelles fonctions de médecin, que je lui souhaite,
    ne lui permettront plus de se prendre pour l’ange de la mort.
    médecin de contrôle de la sécu ? du travail ?

    sinon, je ne voudrais pas que mes proches ou moi
    ayons à le rencontrer lorsque nous serons malades, affaiblis, en difficulté .

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