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Le 02 novembre 2009, suite aux annonces de N. Sarkozy

On guérit aujourd’hui un cancer sur deux, alors que c’était, il y a trente ans un cancer sur trois.

Pour autant les Français bénéficient très inégalement de ces progrès : différences géographiques et sociales d’accès aux soins, mais aussi très fortes différences d’accès au dépistage et à la prévention.

Pour ces raisons, on ne peut que se féliciter du thème dominant de ce deuxième plan cancer : la réduction des inégalités.

– En terme de prévention cependant, mais plus encore de dépistage, franchirons-nous grâce à ce plan le pas décisif : la possibilité de rendre le dépistage obligatoire dans certains cas précis ?

Le dépistage est le vaccin des maladies qui n’ont pas de vaccin. Lui seul peut permettre de modifier radicalement le taux de guérison de cancers tels que le cancer du sein.

Actuellement le dépistage organisé qui est de grande qualité touche moins d’une femme sur deux, et les femmes non touchées sont majoritairement les plus défavorisées socialement et culturellement. Rendre le dépistage systématique est le seul moyen de les atteindre efficacement.

Généraliser le dépistage, le rendre systématique, “obligatoire” ne veut pas dire envoyer en prison ou pénaliser de quelque manière celles qui ne le font : cela veut dire mettre tout en œuvre, rappels, contact téléphonique et jusqu’à visite à domicile, pour que tout le monde soit touché.

Mais le mot “généralisé” et même “obligatoire” a un sens : il permettra de franchir la barrière qui veut qu’on ne puisse actuellement rendre obligatoire que les vaccins et les mesures concernant des maladies contagieuses. La santé publique, particulièrement dans le domaine du cancer, impose cette révolution.

– Le chapitre du plan cancer concernant “la vie après le cancer” a été bien mal inauguré lors du débat du PLFSS à l’Assemblée nationale par l’article 29 organisant et rendant systématique la sortie de prise en charge au titre des ALD après 5 ans.

Beaucoup des cancers nécessitant un suivi très prolongé risquent d’échapper à ce suivi et au dépistage précoce des récidives en raison de cette sortie d’ALD qui ne signifiera pas toujours “guérison” (voir communiqué précédent ci-après).

– Enfin, le Président évoque « 750 millions de dépenses nouvelles » jusqu’à 2013. S’agit-il de dépenses nouvelles relativement aux dépenses engagées jusqu’à ce jour, ou bien de nouvelles lignes de crédit s’ajoutant pour les années à venir à ce qui devait être engagé par simple reconduction ? Nous en jugerons.

Contact presse : Charlotte Marsac 06.80.38.22.69

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