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Week end de bel automne, donnant des envies de bruns et de verts, de plantes follettes entre les pavés, de dais de verdure, de tous ces petits refuges que sait se ménager la nature dans la plus austère des villes.

Ce sont tous ces petits mystères que célèbre l’exposition de photographies présentée à la bibliothèque du Grand Parc. Titre inspiré, comme tout ce que touche la bibliothécaire Dominique Dat : « L’oxygène du trottoir ». Un hymne à la biodiversité et au langage permanent de la nature, pour qui sait le voir et l’entendre, même si ce n’est qu’un petit chuchotement dans le brouhaha urbain.

Où l’on découvre qu’un fier escargot traversant une rue peut représenter la liberté aussi fort que l’étudiant de la place Tien Al Men devant les chars russes. Qu’un trèfle peut avoir le culot de pousser au beau milieu d’une plaque d’égout ou un tournesol entre deux rames de chemin de fer. Ou que le vol léger d’abutillons jaunes peut ridiculiser ces lourds potelets dont nos trottoirs se sont couverts.

Plus émouvant encore, une photographie présentée par les résidentes de la maison de retraite Maryse Bastié sous la houlette de Marina, leur animatrice : leur petit groupe abrité sous le dai de verdure d’un portail dans une rue de pierre. Les résidentes assistaient samedi à l’inauguration de l’expo et, avec raison, elles n’étaient pas peu fières de leur oeuvre qui raconte une très belle histoire.

Cette exposition est un appel a sauvegarder et à favoriser ces petites flaques de verdure au milieu de la ville. Les réglements municipaux permettent de faire autoritairement couper toute plantation qui montre son nez sur l’espace public. Arbres qui se courbent sur la chaussée, lierres, glycines, flaques rouges des vignes vecchii, tout cela devrait être coupé, rasé au cordeau comme la barbe de Moscovici ou le crâne de Laporte. Brr…

Outre l’apaisement qu’ils apportent à qui les découvre et les contemple, chacun de ces végétaux travaille en silence pour le développement durable, en stockant consciencieusement le CO2 de l’air ambiant.

Au propre et au figuré, ils sont notre oxygène.

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