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Le vote d’hier au Parti Socialiste est un signe de liberté et marque un devoir de responsabilité.

Liberté : les militants se sont nettement émancipés de l’ « institution » socialiste en créant la surprise de placer Ségolène Royal nettement en tête. Personne ne peut contester qu’elle incarne le changement et que ce thême a constitué le fil conducteur interne de la motion E. Bertrand Delanoë a pâti de faire une campagne de deuxième tour, comme Lionel Jospin en 2002, en se posant d’emblée comme le seul a pouvoir réunir une majorité forte (il n’y a pas de deuxième tour pour le vote des motions, mais le deuxième tour de fait commence aujourd’hui). François Hollande a eu le tort de ne pas se mettre à l’écart des motions. Il en eût été grandi et, même obscurément, on lui aurait su gré de ne pas prendre position contre Ségolène Royal.

Mais, hors de ces considérations, c’est ce beau mot de liberté qui domine le scrutin d’hier.

Responsabilité : c’est celui qui doit marquer les jours à venir, et tous les autres après. Responsabilité dans le retour à l’unité. Nous nous sommes suffisamment donnés en spectacle pendant que le monde s’écroulait autour de nous (sinon le monde, un monde, une idéologie, un système), il faut nous resolidariser, nous refondre en une matière solide sur lequel les Français puissent compter. Chaque militant doit y contribuer, refuser les critiques, les paroles hasardeuses, les petits coups bas, les anathêmes petits ou grands, chaque militant est responsable de l’unité du parti socialiste.

Responsabilité demain matin en face des Français. Nous ne devons plus nous situer dans l’opposition, mais dans l’action. Dégager nos priorités, et que chacun y prenne sa place selon son expérience et son expertise. Nul ne peut être expert en tout : le parti socialiste doit travailler comme une université dans la conception et comme une entreprise dans la réalisation.

Quelle réalisation, quelle forme d’action ? Celui bien sûr qui dans les villes, les départements, les régions affronte la crise, soutient, secoure les Français et porte leurs initiatives. Sur le plan national, établir un programme de gouvernement et sur tous les grands sujets, sans attendre de courir après l’actualité, montrer ce que nous ferons.

Un mot aux militants qui ont porté les motions. J’ai participé à de nombreux débats contradictoires, quelquefois dans des terres de mission pour la motion (E) que je présentais. Tous ces débats ont été parfaitement respectueux et centrés sur le contenu des motions. Merci à tous.

Merci au plan local aux militants de « Bordeaux centre » qui ont placé en tête la motion E. Merci à ceux qui dans le département ont oeuvré pour le pluralisme dont nos résultats témoignent. Cette phase a été longue, trop longue, mais après un mauvais début (les rendez vous d’arrière salle de restaurant à la Rochelle), le débat a su se recentrer.

Tout cela est fait. « Soyons libres » : nous venons de le montrer. « Soyons unis » dès les jours à venir. « Soyons forts » pour tous les suivants.

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