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Il y a les IUFM (prononcer I-ou-fme) et les-Z-IUT. Les premières sont en voie d’enterrement, les seconds sont en plein dans ce que nous appelons en médecine « un syndrome de menace ».

Pour les non initiés (il n’y en a pas parmi les lecteurs de ce blog !), les IUT sont les Instituts Universitaires de Technologie. Au nombre de 116 en France, il forment depuis 40 ans des techniciens supérieurs et des cadres intermédiaires. Ce qui fait leur force et leur originalité, c’est de fonctionner en relation étroite avec le tissu économique local et de réunir trois types d’enseignants : enseignants chercheurs, enseignants de second degré, et enseignants issus du milieu professionnel. Grâce à cela, leurs étudiants bénéficient d’un taux d’intégration professionnelle de 85%, chiffre dont la plupart des Universités sont très éloignées.

Le 1er Janvier, les IT perdront une grande partie de leur autonomie de gestion en raison de l’application de la loi LRU (Liberté et Responsabilité des Entreprises) : ils ne recevront plus leur dotation directement de l’Etat mais des Universités. Enseignants et Etudiants craignent donc légitimement que les moyens humains et financiers qui leurs seront alloués soient revus à la baisse et ne suffisent plus à subvenir aux besoins spécifiques de l’enseignement technologique.

A Bordeaux, ce sont 4500 étudiants qui sont concernés.

Je viens d’interpeller la Ministre Valérie Pécresse en lui demandant de compléter la loi par des mesures réglementaires ou législatives permettant d’assurer la pérennité des IUT et de continuer ainsi à garantir aux étudiants un « passeport pour la réussite », denrée de plus en plus nécessaire mais de plus en plus rare qui convient de protéger à toute force.

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