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Je trouve dans « le Monde » en date du 29 mai une raison d’espérer. Par les temps qui courent, cette heureuse circonstance n’est pas si fréquente que je ne me hâte de vous la faire partager.

Depuis des lustres, je reste saisie d’étonnement de ne voir aucune initiative d’envergure se mettre en place pour assurer à l’Afrique une énergie pas chère, alors qu’elle dispose en abondance -et même en excès- de la matière première la moins chère et la plus écologique : le soleil. Dans un billet précédent (« La revanche de l’Afrique« ), je fantasmais sur la transformation de ce continent dès lors que l’on pourrait éclairer et climatiser les écoles, les universités et les hôpitaux, cuire et s’alimenter sans avoir besoin de déforester, amener l’eau, irriguer…

Pour cela, il « suffit » de panneaux solaires, de barrages sur les fleuves… Cela est techniquement à notre portée et révolutionnera l’avenir de ce continent. Un jour viendra (rêvons encore) où ce sera l’Afrique qui fournira son énergie à l’Europe. Des ingénieurs allemands ont ainsi calculé qu’en couvrant une partie du Sahara de panneaux solaires, on assurerait l’indépendance énergétique des deux continents.

Jean Louis Borloo devait annoncer (je n’en ai guère vu d’échos) lors de la réunion des ministres africains de l’environnement à Nairobi, une initiative sur l’énergie intitulée « Energizing Africa : from dream to reality ».

Le jour où nous n’enverrons plus des pelotes de laine aux Africains (je caricature un peu) mais des projets techniquement viables, accompagnés, étudiés, Monsieur Besson n’aura plus besoin de calculer au millimètre ses quotas d’immigration. On pourra étudier, se soigner, produire en Afrique.

Il y a malheureusement un hiatus assez sévère entre les déclarations et les actes. De tels projets demandent des financement considérables (estimés par Jean Louis Borloo à 400 milliards d’euros sur 25 ans) et les crédits de co-développement de la France baissent régulièrement. L’aide publique française reste en deçà (0,28%) de son objectif de 0,51% du PIB. La formule « du rêve à la réalité » sonne durement en connaissance de ces chiffres.

Voilà pourtant un projet d’échelle européenne que la France aurait du porter en haut de la pile des dossiers lors de sa Présidence. Et inlassablement expliquer et promouvoir. Peut-être aurions-nous aujourd’hui, les uns et les autres, une plus grande envie de voter le 7 juin.

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