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Très beau meeting de clôture, hier soir, de notre campagne de premier tour. Chaleureux, gai, fraternel, plein d’énergie. La politique comme on l’aime, la politique qui unit et qui donne de la force.

Je suis intervenue au nom des femmes et pour les femmes. Leur place est d’importance dans une élection municipale, et plus encore dans celle-ci. Pourquoi les femmes ? Je suis la première à trouver qu’elles sont avant tout « des hommes comme les autres », mais leur vie n’est pas la même que celle des hommes. On ne le dit pas assez : les femmes sont les premières utilisatrices de la ville. Ce sont elles qui font les courses, vont chercher les enfants à l’école, s’occupent des parents âgés, elles qui sont le plus nombreuses dans les transports en commun…

Elles aussi qui savent mieux que personne qu’un quartier sans commerce est un quartier mort. Elles qui dans une seule heure, généralement à la pause de midi, doivent acheter des tickets de cantine, aller à la poste chercher un formulaire et passer au pressing… et tant d’autres choses dans un temps toujours trop court. Plus que les hommes encore, elles mesurent que l’absence d’équipements publics, d’artisans, de commerces, détruit la qualité de vie dans une ville. C’est malheureusement le cas à Bordeaux dans nombre de quartiers, qui ont marché à reculons au cours de ces dix dernières années.

C’est d’abord pour les femmes que nous avons fait un axe fort de notre programme de la remise à niveau des quartiers laissés sur le côté pendans ces dix ans. Nous voulons dans chacun des grands quartiers une mairie annexe assortie d’une plate-forme de services publics ; nous voulons dans chacun les équipements sportifs, culturels et sociaux nécessaires à la vie et à la convivialité, ainsi qu’une maison des associations. Nous voulons soutenir le commerce et la création ou la modernisation des petites entreprises artisanales (en particulier par les fonds FISAC), au lieu de dépenser ce fonds en soutenant des fêtes à neu-neu (fête des grands-mères, de la rose, du soleil..) qui sont des feux de paille et dont les commerçants ne profitent pas réellement.

Je dis souvent que ce qui est bon pour les femmes est bon pour la société toute entière. C’est particulièrement vrai ici : une ville où le « besoin de quartier » est accompli est une ville où il fait bon vivre.

Pourquoi aussi parler spécialement aux femmes à l’occasion de cette élection municipale particulière que nous sommes entrain de vivre ? Sans doute l’ai-je déjà exprimé dans ce blog : à cause de leur vie multiple, de leur conscience particulière du temps (et en général du manque de temps !), les femmes ont un solide sens de la hiérarchie des valeurs. Je crois qu’elles sont porteuses de l’exigence d’une pratique politique nouvelle, plus simple, plus directement en prise avec les citoyens, plus rigoureuse aussi. Tout le contraire de ce que nous venons de vivre avec le choix monarchique d’Alain Juppé de dissoudre son conseil et de convoquer les électeurs aux urnes pour son seul intérêt.

Mon souhait est que les femmes (52% du corps électoral) se portent en tête pour manifester à Alain Juppé leur réprobation de cette pratique du passé, qu’aucun autre pays européen avancé n’accepterait. Et que leur vote nous assure un deuxième tour.

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