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Hier, 75% des médecins de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris étaient en grève, et un grand nombre manifestaient. Ce fait est sans précédent.

Nous avons auditionné ce soir à l’Assemblée trois des leaders de la fronde des hospitaliers. Trois médecins chefs de service de spécialités et de sensibilités différentes ; tous les trois attachés au service public hospitalier et décidés à le défendre.

Leurs inquiétudes, leurs arguments, sont ceux qui ont été développés dans maints billets de ce blog ; nous leur avons fait part de notre regret de ne pas les avoir vus mobilisés au cours des dernières semaines, quand nous étions sur le front à l’Assemblée. L’interrogation (voir billet précédent) demeure partiellement sans réponse. L’essentiel est aujourd’hui que notre bataille est totalement convergente. Il lui reste à être efficace.

Le premier pas est d’obtenir la levée de l’urgence. Petit cours abrégé de pratique parlementaire : la procédure d’urgence permet de ne faire qu’un passage des projets de loi dans chacune des assemblées. Pratiquement tous les textes sont désormais passés sous ce régime, sans la moindre justification. Si l’urgence est levée, le projet reviendra à l’Assemblée après son passage au Sénat et pourra être correctement revu et amendé.

L’objectif principal est en effet que le texte soit revu sur les points suivants : – abandon de la convergence tarifaire public-privé (c’est à dire définition de deux « ONDAM » différents pour le public et le privé, qui n’ont pas les mêmes charges)
– maintien des services, structure de base de l’hôpital, regroupés en département selon une logique médicale (spécialités complémentaires et synergiques) et non suivant une logique de gestion
– responsabilité du projet médical (détermination des pathologies méritant un effort particulier) rendue à la communauté médicale
– maintien du statut de service public hospitalier

Dans cet objectif, conforme à ce que nous avons défendu en séance (synthétiquement résumé ici), les médecins vont créer une association de défense du service public hospitalier et ont mis en balance leur démission massive s’il n’est pas atteinte.

Espérons que le gouvernement en prendra acte et en tirera conséquence.

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