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Depuis plusieurs mois, des médicaments, pour enfants mais aussi pour adultes, accessibles sans ordonnance, se développent, avec des saveurs différentes, comme l’Efferalgan « capuccino » ; le Fervex « framboise » ; ou le Smecta « fraise ».

J’alerte, ce jour, la Ministre de la Santé, Marisol Touraine, sur les risques de ces médicaments aromatisés, et je me saisirai de cette question dans le cadre du PLFSS pour 2017 dont je suis la Rapporteure.

S’il peut être pertinent de donner une saveur agréable pour les enfants en bas âge pour parvenir à les traiter, il n’est en revanche pas souhaitable que des médicaments pour  enfants et adultes, deviennent un produit de consommation marketing avec un choix de goûts et de saveurs innovants et « à la carte ».

Les industriels du médicament doivent cesser de développer des produits qui ont pour seul objet de séduire des consommateurs en dehors du seul effet thérapeutique. Cette banalisation de médicaments facilement accessibles chez tout pharmacien est dangereuse en soi : les médicaments sont bénéfiques pour leurs effets thérapeutiques, mais ils ont obligatoirement une toxicité quand les doses ou les indications ne sont pas observées.

Dans la pratique quotidienne, ce goût attrayant risque, pour les plus jeunes, d’entrainer une surconsommation qui peut être dangereuse, en premier lieu par toxicité hépatique (non métabolisation des médicaments associés dès des doses faibles, mais aussi toxicité hépatique pouvant aller jusqu’à une hépatite aiguë gravissime).

Ces pratiques doivent être à l’avenir davantage encadrées et réglementées. Les emballages « attractifs » doivent demeurer dans des limites de grande sobriété et le strict respect de la dose doit être rappelé en même temps que la mention de l’aromatisation.

Le courrier adressé ce jour à Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales et de la Santé :

Caputure courrier médicaments

Comments 2 comments

  1. 17/08/2016 at 14:12 Deyme

    Bonjour Madame la députée,

    Je vous ai entendue ce matin sur RMC concernant le problème des médicaments sans ordonnance aromatisés et donc plus attractifs pour les enfants. Votre investissement dans ce domaine est remarquable.

    Aussi, je me permets de vous contacter sur un sujet aussi notable : j’habite près de Rochefort (17) et il m’est pratiquement impossible de me voir délivrer une pommade (Colpotrophine) qui traite la sècheresse vaginale chez la femme ménopausée et ce depuis le mois de janvier 2016.

    Les pharmaciens disent qu’ils sont très mal ravitaillés, m’ont délivré une pommade équivalente, aujourd’hui en rupture de stock aussi.

    D’autres crèmes existent mais aussi en faible quantité disponible et il faut contacter le gynécologue en plein mois d’août. Apparemment, je ne dois pas être la seule dans ce cas et bizarrement personne ne connaît la cause de cette pénurie sur ce panel de médicament. C’est pourquoi je vous signale cette anomalie ainsi qu’à l’ARS d’Aquitaine.

    Avec mes salutations respectueuses.

    Deyme Ghislaine.

  2. 18/08/2016 at 12:27 Klaus Fuchs

    La rupture de stock de médicaments est en effet très fâcheuse et n’est pas limitée à des médicaments moins demandés, mais concerne aussi des médicaments de grande demande. On peut s’interroger sur les raisons dans un monde ou tout est contrôlé par le numérique.

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