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Le projet de loi portant révision des lois de bioéthique a été examiné en seconde lecture à l’Assemblée nationale le 31 mai dernier.

Alors qu’un consensus obtenu au Sénat et prolongé en commission avait permis des améliorations considérables sur le texte, l’examen en séance a été l’occasion d’un retour en arrière regrettable. En effet, le Sénat avait notamment amendé le texte dans le sens d’un régime d’autorisation encadrée pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Ce thème a été l’occasion de longs débats passionnés et passionnants au sein du Parlement, mais également entre experts, dans la presse, au sein des familles. Il convient de rappeler que cette question soulève de nombreux enjeux, au premier rang desquels le respect de la dignité humaine et la non marchandisation du corps humain.

Le rôle du législateur n’est pas d’arbitrer entre les croyances et convictions personnelles, mais de concilier progrès et éthique. Pour ma part, je me propose toujours de fonder mon choix que une question simple : celui-ci va-t-il dans le sens de la vie ? Contribue-t-il à l’aider ou à la protéger ?

Le système d’interdiction avec dérogation de la recherche sur les cellules embryonnaires relève de l’hypocrisie : il n’empêche pas la recherche sur les cellules embryonnaires, mais freine les avancées thérapeutiques potentielles, dont certaines visent justement à comprendre et favoriser le développement de l’embryon et ainsi éviter les causes d’avortement spontané de cet embryon.

Pour toutes ces raisons les députés du groupe Socialiste, Radical et Citoyen se sont engagés en faveur d’un système respectueux de la dignité humaine, encadré par l’Agence de biomédecine compétente sur les questions d’éthique, pour une recherche effectuée sur les embryons surnuméraires issus des fécondations in vitro, ayant dans tous les cas vocation à être détruits.

Braqués sur des positions dogmatiques souvent éloignées de l’examen de la finalité de la recherche, certains députés de la majorité gouvernementale ont refusé de prolonger le consensus républicain qui a toujours présidé aux questions de bioéthique, sur le sujet de la recherche mais également sur les questions de l’ouverture de l’Assistance Médicale à la Procréation et de l’implantation post-mortem. C’est pourquoi nous avons voté contre ce texte.

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