Le discours du trône

En route vers Versailles pour le sacre de Nicolas.

Du moins le croit-il. Il réunit aujourd’hui les deux assemblées, comme Louis XVI réunit en son temps les trois ordres de l’Etat. On se souvient que l’affaire n’a pas évolué en sa faveur et que « le tiers Etat » a pris le pas sur les deux autres.

Je crains qu’il ne soit pas possible d’ouvrir son ordi dans la vénérable salle du Congrès mais il suffit bien sûr d’ouvrir son poste pour suivre en direct ce discours de la couronne déjà très contesté.

A tout de suite.

Une jolie histoire en (presque) direct du Grand Parc

Tout à l’heure, au Grand Parc, les élèves du collège lisaient à haute voix, des vers de Césaire rythmés par quelques roulements de tambour.

Alain Anziani a pris brièvement la parole entre deux textes :

- « Les enfants, savez-vous ce qu’est un poête ? »

Comme toujours dans ces cas-là, les enfants ont cherché et ont fait mine de ne pas savoir (parce qu’au fond, nous le savons tous, mais nous ne savons pas le formuler).

L’assistance entière donnant sa langue au chat, expression qui est déjà de la poésie, Alain a donné la réponse :

- « Un poête, c’est quelqu’un qui veut changer le monde ».

Que dire de plus, que dire de mieux ?

Vite, vite, rejoignez-nous au Grand Parc !

Rejoignez-nous pour le deuxième temps fort de la journée : inauguration de l’exposition Aimé Césaire par Philippe madrelle, à 17 h 30, dans l’enceinte du collège du Grand Parc.

Lecture de poèmes et de textes de Césaire, un groupe de danse et de musique martiniquaise plein d’enthousiasme et de rythme. Un moment de vraie liberté, sans façons et sans contraiente.

Dans le photo blog, quelques photos de la matinée.

A tout à l’heure !

Fêter la musique et la poésie au Grand Parc !

« La vie est ailleurs » disait Kundera : elle est en tout cas aujourd’hui au Grand Parc où je donne rendez-vous aux amis du blog entre 10 et 19 heures.

L’association « Village de ville » présente dans les locaux du collège du Grand Parc, l’exposition Aimé Cesaire que j’ai apportée de l’Assemblée nationale et mise à disposition.

Les enfants, les grands, tous, nous lirons des poèmes, accompagnés d’un groupe musical Martiniquais.

Deux moments forts :

12 à 14 heures pour un premier moment musical et poétique

17 h 30 à 19 heures pour l’inauguration par Philippe Madrelle, Président du Conseil Général, suivie d’un vin d’honneur et d’amitié

A tout de suite…

LGV : Aquitains et Européens d’abord ! (II)

La LGV est pour moi un engagement fort, au premier chef bien sûr en tant que députée de Bordeaux.

Rien d’autre ne peut mieux assurer à notre ville sa place de métropole européenne, au coeur de l’arc atlantique et au centre d’une étoile rayonnant sur tout le grand Sud Ouest.

La prise de position récente de Michèle Alliot-Marie, proche de notre Maire, reste une interrogation. Elle est dommageable en tous points, jusque pour le Pays Basque dont MAM est l’élue. Cette région, fragile pour de multiples raisons, a-t-elle pour vocation de devenir un parc national traversé par des murs de camions ? L’Aquitaine deviendra-t-elle une sorte de finistère dont le pays basque constituera l’extrême bout, éloigné de tous les centres d’activités et d’échanges ?

Michèle Alliot-Marie suspend études et discussions pour la portion de la LGV située au sud Bordeaux, pour un soit disant motif écologique. Non sens absolu : qu’est-ce qui est plus contraire au développement durable que l’autoroute de camions que nous connaissons actuellement ? Une ligne ferroviaire redistribuera au contraire le fret au profit du rail et fluidifiera les échanges économiques. Les écologistes ne se sont, eux, pas trompés dans leur choix.

La décision ministérielle est lourde d’autres conséquences. Elle prive tout d’abord cet immense projet de fonds européens. L’Europe, légitimement, ne veut s’engager qu’avec la certitude qu’il constituera bien un lien structurant entre les pays européens.

Elle hypothèque l’engagement des diverses collectivités : comment, par exemple, l’Aquitaine ou les Midi-Pyrénées s’engageraient-ils sans avoir aucune étude sur ce qui irriguera leur territoire ?

En un mot, le projet est à ce jour bloqué par une déclaration ministérielle incompréhensible et contre-productive.

Il est temps que les citoyens s’en mêlent : c’est d’eux et de l’avenir de leur territoire qu’il s’agit.

Nous étions hier un groupe d’élus à « la Concorde » -la bien nommée- pour présenter le site que nous mettons à la disposition des Aquitains et au delà pour s’informer et s’exprimer. Et ceci étant fait , pour signer la pétition en ligne destinée à porter le projet de la LGV.

L’avenir économique et écologique de notre région en dépend. La place de Bordeaux est conditionnée par ce grand projet. L’Europe perdra son sens si nous arrêtons les voies de circulation à nos frontières.

J’invite chacun, « de gauche, de droite, de l’avant centre et du demi de mêlée » à se rendre sur ce site et à signer cette pétition qui doit tous nous réunir.

Aquitains et Européens d’abord !

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