m

Ils ont fait sciences- po, passé ou non un concours de l’administration, regardé autour d’eux… Et finalement trouvé un poste d’attaché parlementaire ou un job dans une collectivité et, pour les plus chanceux ou les pls habiles, dans un « Cabinet ».

Dans ces milieux un tantinet confinés, ils ont pris le virus. Rien à reprocher : la densité d’intelligence y est grande, les sujets d’intérêt nombreux et variés, l’endogamie forte et l’impression d’appartenir à une sorte d’élite pensante, bougeante et agissante, porteuse. L’envie vient d’aller plus loin, de fabriquer soi-même de l’immédiat au lieu de travailler à façon celui des autres, de projeter, d’échafauder, de bâtir ou du moins de l’essayer.

Cinq ou dix ans ont passé, ils entrent à leur tour dans la piscine. Grand bain pour les museaux les plus fins (tenter une élection uninominale, cantonale le plus souvent), moyen bassin pour la plupart (figurer sur une liste municipale ou régionale), pataugeoire pour les encore timides (tenir un rôle dans une équipe de campagne). Ils gagnent ou ils perdent, mais ils demeurent dans cet entre-soi réconfortant où l’on partage les mêmes idées avec pour conséquence de croire toujours avoir raison.

Ceux qui gagnent du premier coup sont les plus à risque : ils n’ont plus seulement le virus, mais la maladie. Grand air, bobine sur le journal après l’avoir eue sur de grandes affiches, ils sont quelqu’un, c’est à dire déjà plus tout-à-fait eux-mêmes. Les autres retenteront. Ce sera plus ou moins long, plus ou moins brillant, quelquefois péniblement stationnaire, mais ils arriveront quelque part, même si pas toujours où ils voulaient.

Le danger maximum vient avec le succès dans une élection où l’on a été parachuté, voire même que l’on a sélectionnée sur la carte si on a eu la chance d’être dans les instances du Parti, d’avoir un mentor de grand renom ou de grand pouvoir, d’être choisi par un qui ne voulait/pouvait pas se représenter.

S’il est élu, le parachuté devient un conquérant. Nul, sur le terrain, ne le connaissait avant, ne sait vraiment quelles études il a faites ou s’il a eu jamais la moindre responsabilité. Son document électoral est son seul passeport. « Engagé dès mon plus jeune âge, j’ai fait mes études de droit, tout en travaillant pour financer mes études » (nombreuses variantes : sociologie, écoles de commerces…). Rien que les citoyens aient partagé ou vécu avec lui,  pas de précision sur le « travail » pour financer les-dites études. Il n’est pas rare, mais pas obligatoire, qu’il s’agisse d’un stage dans le cabinet d’avocat paternel.

J’éxagère, évidemment, du moins dans l’apparence de généralisation. Un nombre non négligeable de ces « porteurs de virus » viennent d’un « milieu modeste » (expression détestable mais que ceux qui sont devenus immodestes utilisent souvent). Ils ont réellement fait effort, passé des concours : ils resteront plus longtemps porteurs sains et pour quelques rares n’auront pas, ou très peu, de signes de la maladie. Le manichéisme n’est pas mon fort : même de milieu immodeste, quelques uns passent à travers les gouttes. J’en connais et je les en remercie.

Après trente ans d’entre-soi, les voilà à leur tour à la tête d’une écurie : député entouré de ses trois assistants parlementaires et de quelques dizaines de congénères faits au moule; maire à la tête de son Conseil et de son Cabinet. .. Beaucoup demeurent au coeur du mouvement qui les a formés. Au PS, cela s’appelle des courants, après avoir été des motions. A l’ump, cela n’a d’autre nom que celui du mentor, généralement candidat potentiel à la prochaine présidentielle.

Dans cette période, ils apprennent à tuer le père, si ce n’est déjà fait, un exemple récent qui a défrayé la chronique en témoigne. Ils s’agitent aussi pour peu que leur Parti soit celui du Président pour devenir ministre ou secrétaire d’Etat. Peu y arrivent, mais les remaniements sont aussi faits pour ça : élargir le champ des possibles.

Dans cet exercice, deux choix : s’opposer à peine un peu plus qu’il ne faut pour qu’il soit bénéfique de vous enrôler. Être au contraire toujours présent dans la sphère du pouvoir, se rendre souvent au ministère auquel on croit pouvoir prétendre, envoyer des notes, rencontrer les conseillers. Bref, être là, se faire connaître, tout cela n’ayant en soi rien de très grave.

Ce texte n’a d’autre objet que de répondre à un questionnement que j’entends plusieurs fois par jour depuis quelques semaines : comment cela est-il possible ?

« Cela » ? Perdre tout pied dans la réalité, n’avoir plus le sens commun. Agir comme si l’on était au-dessus de la règle la plus élémentaire, ne plus savoir entendre raison ou n’en plus avoir. Je n’ai besoin ni de noms, ni d’exemples : ils ne sont que trop nombreux.

L’explication la plus plausible est la plus simple : ces élus n’ont jamais connu la vie réelle. Entrés tôt dans le tunnel, ils n’en sont jamais ressortis. Compter pour savoir si l’on pourra payer ses deux employés à la fin du mois, si l’on aura soi-même assez pour assumer la scolarité du petit, le loyer… . Suivre de près météo, récoltes et prix des matières premières pour maintenir son exploitation agricole, répondre aux appels les nuits de garde en faisant sur le chemin vers le suivant la revue des traitements qu’on aurait pu oublier, toutes ces heures et ces jours où le réel est dur comme ciment et ou il faut le coltiner sans échappatoire possible, tout cela, ils n’en savent rien.

J’ai pour voisin à l’Assemblée un des deux seuls exploitants agricoles qui y siègent. Il s’y sent sur une autre planète et raisonne d’une manière différente. Pour sûr, il sait ce que payer une facture veut dire ou répondre à une échéance.

On dit bien souvent qu’il faut des jeunes en politique pour régénérer les pratiques et on juge trop souvent les Assemblées ou les Gouvernements à leur moyenne d’âge. Il faut des jeunes, c’est une évidence, pour leur engagement, leur regard, il en faut comme il faut des femmes et plus encore, des élus issus de milieux différents, ayant des expériences différentes. Les jeunes pourtant, entrés tôt dans le tunnel et le gravissant sans interruption, sont plus à risque de comportements « hors sol ». Ils sont dépendants de la politique à tous les sens du terme, y compris financier. A tous, je conseille d’aller voir aussi ailleurs, d’apprendre autre chose, ils n’en apporteront que davantage à la politique et aux causes qu’ils défendent.

La loi sur la parité a eu plus d’un mérite, mais un surtout : faire entrer dans le sérail des femmes qui, par définition, n’en venaient pas. C’est à vrai dire la seule explication pour celles qui « pratiquent la politique (un peu) autrement ». Les pas-jeunes, de même, n’ont pas a priori tous les mérites. L’histoire que j’ai racontée est éminemment valable pour les élus, quel que soit leur âge, à mandat répétitif et le non-cumul dans le temps (pas plus de 3 mandats identiques successifs) devra bien finir par s’imposer.

Il n’empêche que… Dans le choix que vous aurez à faire de l’un ou l’autre candidat à l’une ou l’autre élection, il peut n’être pas inutile de regarder s’il est passé par la case Réalité.

 

 

 

Comments 158 comments

  1. 13 septembre 2014 at 18 h 50 min Romain Blachier

    La loi sur la parité ne change rien sur ce point: on met juste des professionnelles au lieu des professionnels

    • 15 septembre 2014 at 15 h 44 min GUILLOU

      Madame, Merci pour cet article éclatant de vérité sur la « réalité » de nos politiques … Ils sont bien loin de la « vie de tous les jours » du français plus ou moins « moyen ».
      Que cela soit enfin dit, écrit n’est qu’une maigre consolation, pour nous qui le constatons chaque jour lorsque nous écoutons les interviews des uns de gauche ou des autres plus à droite, mais une consolation tout de même. Merci

      • 18 septembre 2014 at 13 h 09 min CHEVILLARD

        Madame,
        « Ils ont fait Sciences Po »… et ils sont entrés dans l’industrie, où ils ont passé leur près de 42 ans de vie professionnelle à construire des usines et des laboratoires, pousser des produits à l’export, embaucher et former des collaborateurs dans des entreprises qui ne devaient rien à l’Etat. Cela existe également, et, je pense, en grande majorité.
        Bien sûr pour ceux-là, le constat de l’inéfficience des politiques « de promotion de l’économie » et autres pôles de compétitivité a été, comme pour vous, une surprise et une déception
        Mais nous ne sommes pas tous de même moule,
        Bien cordialement.
        François Chevillard

    • 16 septembre 2014 at 7 h 45 min le-gout-des-autres

      Quel rapport avec le contenu global de la note dont l’essentiel ne porte pas sur la parité ?

    • 16 septembre 2014 at 9 h 03 min Jacqueline Le Franc

      Félicitations pour cet article, intéressant à plusieurs titres.

    • 16 septembre 2014 at 9 h 33 min Grangeon

      Pas de commentaire à faire sur ce texte où tout est si bien dit.

    • 16 septembre 2014 at 12 h 40 min Noël COURTAIGNE

      Bravo Madame, pour votre courage, votre vision et bravo aussi de nous rappeler des choses essentielles de la vie et pour cet encouragement à ces « élites » à reprendre pied dans la réalité et à descendre de leur piédestal.
      La pire invention de l’après guerre est l’ENA qui a formé tant de ces « élites » et les a encouragés à regarder ailleurs et à ne pas voir les choses comme elles sont. Si la réalité ne correspond pas à la pensée d’un enarque, c’est la réalité qui a tort.

      Respect !

    • 19 septembre 2014 at 17 h 07 min admin

      Madame,

      J’ose me permettre de vous dire « bravo » !
      Je pense que c’est la première fois qu’une personnalité du monde politique ose avoir de tels propos et de plus « une femme »

      Comme vous le dites si bien et sans ménagement, si les technocrates de tous bords pouvaient mettre les pieds dans « la vraie vie », être face aux réelles problèmes, je pense que leurs agissements et leurs pensées (en espérant qu’ils en aient) seraient surement différentes.

      Travailler en entreprise et en connaitre toutes les difficultés tant social, commercial, de gestion, cela leur permettrait surement d’être plus en phase avec la réalité et de mieux gérer notre pays !

      Dans l’hypothèse ou vous auriez une date disponible lors d’une de vos venues à Paris, je serai ravie de vous convier à un déjeuner proche de l’Assemblée nationale.

      J’espère avoir un retour de votre part, au grand plaisir de vous rencontrer.

      Veuillez agréer, Madame, mes sincères salutations.

  2. 13 septembre 2014 at 19 h 49 min sylvie

    1) A mon sens les plus dangereux sont ceux qui essaient de nous faire croire qu’ils sont connectés avec la réalité

    2) l’élite pensante ferait bien de panser ?

  3. 13 septembre 2014 at 21 h 16 min Un partageux

    Si l’on tolérait trois mandats successifs, il suffirait au politicien professionnel de faire par exemple trois mandats de maire, puis trois mandats de député, puis trois mandats de président de conseil général, puis trois mandats de sénateur. De simples changements d’affectation dans une carrière homogène…

    Non, si l’on veut en finir avec les politiciens professionnels il faudra être beaucoup plus sévère et limiter le parcours élu à deux mandats sans tenir compte de la nature de ces mandats. Et, c’est très important, rendre inéligibles à vie les personnes qui travaillent pour les élus parce que c’est la seule manière d’en finir avec cette endogamie funeste.

    Je me souviens d’une conversation avec un socialiste professionnel qui commençait alors sa carrière. Je dis à notre jeune attaché parlementaire qu’il serait bon de compter des ouvriers parmi les élus car ils savent les conséquences des décisions concernant le monde du travail. Notre jeune attaché qui, de son propre aveu a merdouillé une maîtrise de droit obtenue d’extrême justesse, de se récrier : c’est pas possible, il faut avoir fait des études ! Il ne savait pas que les deux ouvriers / employés qui lui faisaient face avaient pour l’un un DESS et pour l’autre un DEA et une thèse de doctorat en cours mais c’est accessoire… L’important est ce mépris affiché pour la majorité de la population.

  4. 13 septembre 2014 at 21 h 21 min Alain

    C’est hélas, oui, la manière dont beaucoup de porte-serviette se retrouvent un beau jour avec un portefeuille.

  5. 13 septembre 2014 at 21 h 24 min Alain

    C’est hélas, oui, la manière dont des porte-serviette se retrouvent un jour avec un portefeuille.

  6. 13 septembre 2014 at 23 h 03 min Michèle Delaunay

    Je viens de supprimer le premier membre de phrase de la première phrase de ce post. Certains de nos jeunes ne se sentaient pas à l’aise. Je ne mets aucunement en jeu leur engagement, mais ce qu’il peut devenir : hors sol, et eux mêmes n’être plus ce qu’ils étaient en commençant.
    Comme je le fais toujours dans la vie réelle : leur conseiller d’entrer dans un métier de leur gout avant d’entrer en politique.
    je crois que la politique doit être le fruit d’une expérience de vie, pas son a priori. Je crois au réel, à la vie, à la mort, à la force de l’esprit et même, comme Mitterrand aux forces de l’esprit.Je mets à égalité la fébrilité de la jeunesse et la maturité quel que soit l’âge où elle survient.
    Mais je déteste ce tunnel où certains sont enfermés, en posant des regards négligents sur le réel par de petites meurtrières, généralement médiatiques.

    • 15 septembre 2014 at 18 h 58 min Max

      Oui les exemples sont nombreux de cette maladie de la politique Française. Sénateur/maire franc maçon, administrateur d’une banque avec des jetons de présence, puis ministre, tout çà pour un seul homme…
      Si on fait le rapport à la population avec celui des Etats-Unis, on devrait avoir en France 90 députés et 20 sénateurs. Les politiques sont ici soit originaires de la fonction publique et n’ont jamais été payés par un client, soit n’ont jamais travaillé, et ont pour beaucoup un diplôme, licence de droit ou d’histoire qui ne présume ni de leur compétence ni de leur aptitude à la gestion des affaire publiques. Ils sortent de la couveuse simplement.
      Aux Etats-Unis, ce sont avant tout des hommes d’affaires…. Le résultat n’est pas le même

  7. 13 septembre 2014 at 23 h 51 min Gérard Bouquet

    Bravo Madame Delaunay, pour ce remarquable réquisitoire, contre ces apparatchiks, qui mettent la République en danger!.

    • 15 septembre 2014 at 16 h 12 min thierry

      bravo pour ce langage de vérité et qui renvoit à ce que nous vivons au quotidien car nos elus sont pour la plupart a des années lumière de la vraie vie, ils ne connaissent pas les prix du quotidien encore moins le quotidien des dizaines de millions de Français qui nen peuvent plus et vont tout droit dans les bras du fn
      je gagne 1350 euros net vit seul et doit payer 700 euros d’impots par an : voila la reussite de hollande et des precedents

      • 15 septembre 2014 at 21 h 52 min Jacques Tomasi

        Bravo chère camarade

        Depuis des années je me bats dans ma fédération pour la prise en compte d’une diversité sociologique les salariés du privé dans les listes sans succès

        Un jour après avoir reçu des syndicalistes en lutte au bureau fédéral du PS un de ces purs produits du tunnel dont tu parles déclarait « mais tout le monde est syndiqué au PS c’est dans les statuts » je n’ai pas pu m’empêcher de lui rétorquer « c’est vrai d’ailleurs au BF tout le monde l’estuaire la moitié au syndicat des eaux et l’autre au syndicat de déchets » mon humour à fait ricaner mais m’a fait juger impertinent car peut être trop pertinent

        Merci pour ton tableau si réel

  8. 13 septembre 2014 at 23 h 52 min Chris

    La seule facon d’obtenir des élus qui soient représentatifs de la société dans son ensemble c’est le tirage au sort, le reste au mieux de la démagogie mais bien souvent une dictature larvée

  9. 13 septembre 2014 at 23 h 55 min Vovor Stéphanie

    Merci pour ce texte, qui confirme ce que ressentent beaucoup de militants de « base », tels que moi.

  10. 14 septembre 2014 at 3 h 48 min Eros Sana

    Excellent.
    Je suis Ecolo, j’ai fait mon droit en travaillant (veilleur de nuit, nettoyeur industriel, commercial) en dehors du cabinet de mes parents: ils n’en n’ont pas. J’ai grandi en banlieue en HLM. Suite à mon diplôme j’ai travaillé dans le public et dans le privé. Après avoir été près de 7 ans attaché parlementaire, je suis revenu dans le privé, j’ai confondé un journal en ligne aujourd’hui lu par des centaines de milliers de gens et parcoure la France et le monde pour dénoncer les inégalités. Et ce en continuant à militer sur le terrain étau sein du mouvement Ecolo. Je refuse le tunnel. Pourtant les partis de gauche ont perdu le combat culturel qui fait que leurs cadres et cadres intermédiaires n’ont plus de contact avec le monde réel et sortent tous du même sérail.

  11. 14 septembre 2014 at 6 h 46 min Marie-Laure Meyer

    Mais ceux qui ont commencé la politique a 35 ans, sans statut de fonctionnaires, le paient très cher : emploi précarise, perte de retraite, vie de famille asphyxiée soirs et week-end, face à un monde politique qui se la joue de réunions en réunions.
    Et,our ceux qui comme moi ont eu le privilège d’incarner les élus à abattre de la république – nanterre 2002 – pas de reconnaissance de la sécurité sociale ni de la république : se faire tuer en fonction n’est pas un accident du travail.
    Alors oui ces petits jeunes sont des professionnels des congrès et des médias, pas de la vie quotidienne, mais ils répondent à l’appel du vide car ceux de la vraie vie n’ont plus les moyens de participer.

    • 15 septembre 2014 at 13 h 44 min Ysabeau

      Emploi précarisé dites-vous ! Ouvrez les yeux, lisez l’actualité, c’est le lot de tous avec ou sans mandat électoral. Quitte à se plaindre, évitez de vous plaindre de ce qui est le lot commun de tous (6 millions de chômeurs ça vous dit quelque chose ?).

      Pour le reste, il faut, à l’évidence, inventer un statut pour les élus qui leur permettent de ne pas se professionnaliser dans la chose politique et d’avoir une vrai vie professionnelle en dehors. Et, évidemment, limiter le nombre maximum de mandats électoraux dans une vie, toutes fonctions confondues, pour élargir la population des élus qui sont les représentants du peuple (ce que l’on a un peu tendance à oublier). Trois, quatre mandats par exemple.

      Et bien sûr… interdiction de cumul des mandats. C’est aussi cela qui empêche les élus de garder un pied da

      • 15 septembre 2014 at 13 h 47 min Ysabeau

        Oups, doigt qui glisse.
        Je termine : et bien sûr… interdiction de cumul des mandats. C’est aussi cela qui empêche les élus de garder un pied dans la vie réelle car on ne peut pas représenter correctement les gens au Parlement, assurer la bonne gestion d’une commune, siéger au Conseil régional, que sais-je et en même temps garder un contact même minimal avec le monde environnant. D’ailleurs je ne vois déjà pas comment on peut être à la fois maire d’Amboise et député de la Réunion (ce qu’avait été Michel Debré des mandats durant, il y a en a tant d’autres).

        • 15 septembre 2014 at 14 h 59 min Marie-Laure Meyer

          @Ysabeau
          oui il y a six millions de chômeurs et aucun d’eux ne pourra exercer de responsabilités d’élu car c’est quasiment impossible à concilier sauf si on a un conjoint sponsor ou si on est chômeur et rentier, ce qui est assez rare.
          La place aujourd’hui tenue par tous ces jeunes engagés précocement et qui ont consacré leur temps professionnel à la politique vient de la désaffection de tous ceux qui, salariés du privé ou indépendants gagne-petit, et sans sponsor, ne peuvent s’offrir le luxe de prendre le temps nécessaire pour exercer un mandat.
          Et l’augmentation dans les conseils municipaux du nombre de retraités est symétrique pour le mêmes raisons et bien plus élevée que la transition démographique chère à Michele Delaunay.
          Ne vous inquiétez pas, certains, dont je suis, ont sacrifié leurs retraites à la cause de l’emploi et du chômage. Et ont parfois du abandonner quand ils n’ont plus eu les moyens. Mais il ne suffit pas de fustiger les élus et de faire des raccourcis : sur les 500 000, seuls les parlementaires et les président d’exécutifs ou maires de grande ville gagnent plus que de 2 fois le SMIC.

  12. 14 septembre 2014 at 7 h 11 min fanchon

    bravo, Michèle ! tout est dit. Mais entendu ?

  13. 14 septembre 2014 at 9 h 17 min Blondin

    Vivre de la politique et non plus pour la politique est le meilleur moyen d’arriver à la situation que vous décrivez si justement . Tout est fait pour que l’Ego de ces femmes et hommes politiques soit surdimensionné . Comment faire pour que les vrais citoyens , vivant dans la réalité , puissent accéder aux décisions ?
    Le tirage au sort ?
    Cette impuissance politique qui nous rend tellement désabusés, ne les questionne même pas, ils se satisfairont de leur illégitimité avec bientôt des taux de participation ridicules aux élections

  14. 14 septembre 2014 at 9 h 33 min Stéphane GASSE

    Merci pour ce billet, qu’il fait du bien d’entendre ce que je répète depuis longtemps !
    Merci Madame,

  15. 14 septembre 2014 at 9 h 44 min Sunny Paris

    Très bon article et c’est probablement pour ça qu’il faudrait introduire en partie (ou intégralement) le tirage au hasard des députés (éventuellement sur un corp de volontaires). Pour éviter l’auto-reproduction et enlever la possibilité de ne travailler que pour sa réelection.

    • 15 septembre 2014 at 13 h 36 min Laurent

      Proposer aux consommateurs de jeux de hasard et aux autres, d’être tirés au sort comme représentants politiques me semble préférable que de leurs proposer de nouveaux jeux toujours plus débiles et addictifs .
      Cela éviterait les carrières dans la politique et permettrait d’avoir des représentants représentatifs.
      En attendant que les professionnels de la politique se décident à partager leur fromage (chose qu’ils ne semblent pas pressés de faire) l’abstention (électorale mais aussi économique par le travail au noir jusqu’à la faillite de l’état qui les nourrit) sont le recours de l’individu isolé face à cette caste.
      Etant donnés les moyens de contrôle mis à leur disposition par les technologies, je doute que cela soit faisable. Il est par contre tout à fait possible de ne pas faire d’enfants de ne pas s’endetter de ne pas faire d’études payantes et surtout de remplacer les jeux de hasard et la consommation par l’ apprentissage et la création.

  16. 14 septembre 2014 at 10 h 37 min Eric

    Un article très intérressant sur la génèse des carrières politiques ou étatiques, sa lecture ne peut que renforcer notre sentiment que quelque chose ne tourne plus rond dans notre beau pays.
    Nous détenons quelques records en la matière qui ne nous aident pas vraiment à remodeler notre gestion de la Cité, l’ENA (la mère de tous les vices amha), 36000 communes, un millefeuille de collectivités et d’administrations, jusqu’à 577 députés alors que la 5eme république n’est plus qu’un régime hyper-présidentiel qui à très mal vielli depuis 58.
    Certains appellent à la refondation de la république, mais je pense que nous n’y parviendrons jamais (ou bien très tardivement), trop d’obstacles, trop d’intérêts partisans, des partis ou des hommes/femmes en politique avec pour seul centre de gravité leur nombril.
    Malgré notre histoire et notre place exceptionnelle parmis les sociétés les plus avancées, nous vivons des temps difficiles car nous avons perdu l’essentiel, à savoir le courage et le sens du bien commun.

  17. 14 septembre 2014 at 10 h 38 min Fredde

    Vous pensez à un exemple récent, et même peut être deux ?

  18. 14 septembre 2014 at 10 h 57 min BEDINI Sébastien

    Chère Michèle

    je partage votre constat, peu on déjà mis un pied dans le privé. Certains devraient faire des stages de vie réelle avant d’être élu

  19. 14 septembre 2014 at 10 h 58 min Klaus

    la quintessence de ce qu’ecrit Michele Delaunay: tout responsable politique devrait avoir une vraie experience professionnelle et d vie en dehors d’un parcours limite au politique. Ne connaitre que universite -grnandes ecoles- science po- concours collectivites territoriales ou assitant parlementaire – cabinet ministeriel sans avoir travaille pendant un minimum d’annes dans la vraie vie » n’est pas bon. Michele a vecu le reel de la vie par un parcours de 40 ans de medecin hospitalier, elle parle d’un collegue agriculteur qui a une autre approche que les politiciens professionels. Tout ceci est un encouragement de ne pas se concentrer exclusivement sur une carriere politique qu vous rend dependant du parti, des courants-ecuries et ceci ne correspond pas au profil ideal d’un responsable politque independant intellectuellement et materiellement. quelqu’un qui a travaille pendant des annes dans une entreprise ou dans un profession liberale ou hospitaliere ou autres filieres non politiques sait mieux ce que peut etre l’impact d’une loi ou d’une mesure.

  20. 14 septembre 2014 at 11 h 33 min Vallet JP

    Bravo Madame c’est bien vu !

  21. 14 septembre 2014 at 12 h 34 min styl

    La « Vraie vie »: confrontation aux emmerdes ; à la maladie et la mort – si on s’en sort, on peut – peut-être… – aider les autres.s

  22. 14 septembre 2014 at 12 h 41 min SM

    Supprimons l’ENA et les corps, et ce pays pourra respirer!

    Merci pour ce texte!

  23. 14 septembre 2014 at 14 h 35 min Sophie Pons

    Bref… des gens qu’on a du mal à appeler « camarade » !
    (sauf en réponse fighty à leur cynisme, of course)

    Comment demander aux citoyens d’aller voter pour ceux qui font honte même aux derniers militants sincères du PS ?

    Un sérail qui se délite, avec un rapport au réel qui navigue entre trouille et arrogance. Jolis souliers, manières précieuses et barbe ridicule ne chassent pas l’odeur tenace de naphtaline !
    Falots, méprisants, dénués de charisme, planqués derrière un élitisme de façade… « bling bling » à droite, « intello » à gauche, mis tout ça c’est au mieux « médiocre » ! Et les français en font les frais : en politique comme ailleurs, si on embauchait vraiment les meilleurs, le pays n’en serait pas là.

    Malgré lois et déclarations destinées à renouveler le stock de militants « de base » (en priant pour qu’ils lâchent l’affaire une fois qu’ils auront eu leur selfie avec un élu !), il n’y a aucun renouvellement de la classe politique (qui malgré beaux salaires et godillots lustrés en manque cruellement… de classe !).
    Comment tirer sur la fille Le Pen quand le PS n’est qu’une « grande famille » au sens où la loi sur la parité a juste permis de faire embaucher épouses, soeurs, maitresses et filles de grands hommes, et quand le « rajeunissement » n’est que la version socialo-compatible du bon gros piston familial décomplexé et assumé de la droite : il s’agit toujours pour le sérail de caser gosses et cousins de province qui n’auront jamais à prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Et chaque bonne vieille famille de souche ou pas de dispatcher ses ouailles dans différents partis pour être sûre de continuer à peser en restant « notable » au fil des générations et des scrutins.

    Merci d’expliquer clairement à tous pourquoi et comment il y a péril en la recette !
    Cette génération d’élus venus se servir et gérer les intérêts de leurs semblables ne nous intéresse pas.
    On suppose au vu de certains cursus qu’une partie serait probablement aptes à gérer… tous savent à peu près « communiquer » (le nerf de la guerre ! mais pour ces comédiens nés, il suffit de payer les conseils qui jonglent avec les concepts au gré des bourrasque d’une opinion qu’ils modèlent pour mieux la modéliser) mais tous sont parfaitement déconnectés… d’une arrogance folle : prêts à déconner grave.
    Trop peu méritent d’exercer le pouvoir.
    Les citoyens en boudant les urnes et les partis politiques le savent.

    #AyezConfiance?

  24. 14 septembre 2014 at 15 h 59 min David53

    Enfin une femme politique lucide ! Le PS et l’UMP transmettent tous les deux ce virus. Pas le FN. Ce qu’il faut supprimer ce n’est pas l’ENA mais Science Po Paris, repaire d’ambitieux prêts à tout pour réussir une carrière politique et façonnés par les hommes politiques que vous décrivez qui leur donnent des cours et des leçons inaugurales ou pas…
    Lorsque j’étais étudiant, juste après la dissolution de Chirac, je me suis rendu au MJS pour adhérer. J’ai été reçu par deux ou trois jeunes « socialistes » ricanant qui m’ont fait comprendre que je n’étais pas le bienvenu. Car pour gravir les échelons dont ils rêvent toutes les nuits, mieux vaut éviter de multiplier le nombre de militants qui deviendraient peut être un jour des concurrents.
    Vous avez raison sur ces gens modestes devenus immodestes qui prétendent défendre des valeurs de gauche. Je préfère mille fois des gens comme vous ou Emmanuel Macron car vous assumez votre richesse sans vous justifier par des pseudos-origine modestes ou des boulots d’étudiants.
    Une question Mme Delaunay : tiendrez -vous les mêmes propos sur une chaîne de TV ou dans la presse ? Le manque de courage, c’est aussi une maladie des hommes politiques…

  25. 14 septembre 2014 at 16 h 03 min Jean-Laurent Félizia

    Beau billet ! Belle synthèse mais comment sortir de ce marasme ? Celles et ceux qui proposent lois et textes seraient bien trop honnêtes pour changer les règles. Membre d’EELV dans le Var et Conseiller Municipal sans ressort pour ma commune puisque dans l’opposition, je désespère de voir ma vision de responsable de PME modélisée à la vie politique (perspectives annuelles, objectifs concertés, consultation démocratique, contrôle de gestion). Non, malheureusement, je crains qu’il faille passer par un chaos politique (que je ne souhaite pas néanmoins). Un vrai changement serait de sortir de cette monarchie constitutionnelle et de repenser par une constituante avec/pour les citoyens, les règles de vivre-ensemble contre la fatalité et la résignation !

  26. 14 septembre 2014 at 17 h 05 min Roger MORIN

    Merci beaucoup pour cet excellent billet. A titre d’échange, je me permets de vous faire part d’un article que j’ai récemment publié sur cette question: http://www.lettreducadre.fr/9465/professionnalisation-de-la-vie-politique-un-danger-pour-la-democratie/#.U_HBDpyjkdY.facebook
    Bien cordialement.
    Roger Morin

  27. 14 septembre 2014 at 17 h 50 min Yasmar

    Le problème étant toutefois que dans les besoins de régulation économique complexe qui sont les nôtres, le fait de dépendre de la réalité du quotidien ne permet pas toujours d’envisager avec assez de forces ce qu’il faudrait faire. Car le réel et ses pratiques sont si complexes (« régulation financière notamment) que la vie réelle n’est d’aucun secours. Alors l’élu certes « les pieds sur terre » devient captif de la technostructure.

  28. 14 septembre 2014 at 19 h 56 min Denis Huneau

    Excellent texte.

    Il y a trois fautes de frappe : science po- sans « s », éxercice – avec un « é « , parachutée – avec un « e » de trop.

    La dernière m’a fait penser un instant que seules les femmes politiques pouvaient être « hors sol ». Ce serait un abus de penser manifeste.

  29. 14 septembre 2014 at 20 h 42 min Guy CHAMPAGNE

    Oui Madame, vous dites si bien ce que nous sommes nombreux à penser qu’on se dit qu’on aurait dû l’écrire soi-même plus tôt, si l’on en était capable.
    Merci de tout coeur une fois encore.

  30. 14 septembre 2014 at 21 h 52 min Maxence

    Belle analyse Mme Delaunay.
    Rien ne change jamais ou bien trop lentement. Nous sommes encore comme à l’époque ou l’on confiait des charges à de jeunes courtisans sortis du nid qui n’avaient d’autres aspirations que d’être récompensés par le roi en retour de leurs ronds de jambes bien faits.
    La vie et la pratique politique doivent se réformer. Laisser sa pleine place à la société civile dans la représentation nationale.
    Les français sont las de ce jeu de cour qu’ils supportent de plus en plus mal. Débutants malhabiles, menteurs sans morale et donneurs de leçons, intrigants, favorites, fastes et apparat de représentation alors qu’ils se serrent la ceinture : tout ceci est trop,tout ceci est insupportable.

  31. 14 septembre 2014 at 21 h 55 min Fanch

    Extrêmement bien vu !

  32. 15 septembre 2014 at 7 h 37 min Claire

    Excellent, ce billet! C’est si vrai. Merci à vous, Madame Delaunay. Mais comment faire pour changer toutes ces règles puisque ce sont les députés qui les votent pour eux. Pas fous, ils ne vont pas se tirer dans le pied.
    Pas d’accord avec 3 mandats successifs (15 années, c’est beaucoup trop!). Même le renouvellement « une fois » suffit pour qu’on parle de cumul dans le temps.
    A quand un Statut de l’élu? cela permettrait à toutes les diversités professionnelles de siéger à l’AN sans être envahi d’avocats d’affaires ou de fonctionnaire: déséquilibre néfaste au bon fonctionnement de représentation démocratique.

  33. 15 septembre 2014 at 8 h 18 min FrédéricLN

    Bravo, bravo, bravo (et au presque toujours excellent Romain Blachier, je suggère de relire son commentaire et la phrase qu’il critique 😉 ). J’ai eu la chance de militer dans un parti dont le principal responsable, et une grande partie des leaders, vivent dans la vie réelle comme petits entrepreneurs, professionnels indépendants ayant d’autres clients que le monde politique, ou salariés, et je peux témoigner de l’excellente ambiance que cela apporte : quand on discute de sujets de fond, on parle de situations réelles et on fait des propositions qui pourraient marcher (≠ contrat de génération, ≠ défiscalisation des heures sup, ≠ etc.). Cela a cependant un inconvénient collatéral : ce parti n’accède pas au pouvoir ; ses propositions restent lettres mortes (sauf parfois à l’échelle locale, ou dans quelques zones d’ombre que négligent les médias, donc les politiques). Il me semble donc que pour arriver au sommet de la pyramide d’État, il faut précisément suivre à plein temps le chemin, subtil et servile, que vous décrivez, Madame. Il y a bien sûr, en principe, une autre voie, celle de l’élection, par la majorité du peuple, de candidats qui ne seraient pas produits par le sérail, des candidats avec expérience de la vie réelle et du contact avec les électeurs, mais sans grande expérience des ficelles de l’Etat ; comme ceux du M5S en Italie, animé par des valeurs honorables mais une ambition destructrice et chaotique, ou ceux du Front National en France, aux ambitions honorables mais aux idées chaotiques et aux valeurs destructrices. D’où pourra venir un peu d’espoir ?

  34. 15 septembre 2014 at 8 h 53 min Michèle

    Ce billet est le 17ème de « Il faut aimer la politique ». Quelques uns sont apparus sur le blog. Demain peut-être un petit livre brulot, sans « révélation » ni dénonciation mais avec la volonté ferme de faire évoluer la politique.

  35. 15 septembre 2014 at 8 h 53 min Berlu

    Ce que vous dites est tellement juste …..

  36. 15 septembre 2014 at 9 h 23 min ERICK HENAULT-COLLE

    Constat d’une professionnalisation du «Personnel» politique sous dépendance addictive qui privilégie la Compétition individuelle larvée contre la Collaboration partagée.

    OUI au mandat unique avec non cumul des mandats simultanément
    OUI au non renouvellement plus de 2 fois d’un même mandat

  37. 15 septembre 2014 at 9 h 23 min Vincent Soulage

    Il y a bien longtemps (dans les années 70), les socialistes ont su s’ouvrir à d’autres espaces militants (syndicaux et associatifs surtout) et renouveller leurs cadres puis engranger des succès électoraux.
    Aujourd’hui, le renouvellement se fait surtout en interne, avec des barons qui choisissent les membres de leurs cabinets pour leur succéder (voyez Grenoble) ou un parti qui parachute des apparatchiks (cf la répartition des circonscriptions de l’étranger pour l’UMP).
    Mais quand EELV a tenté cette ouverture, ça a tourné au copinage. (quand ce n’est pas le vaudeville).
    De quoi être démoralisé alors que je milite au PS depuis 25 ans (et je n’en ai pas encore 40).
    Ca fait plaisir de lire des propos d’une telle liberté.

  38. 15 septembre 2014 at 9 h 37 min Patrick RÖDEL

    Quel plaisir que de lire votre texte, et qu’il est salutaire dans les moments désespérants que nous sommes en train de vivre ! En pleine sympathie d’idées.

  39. 15 septembre 2014 at 10 h 01 min francis

    bravo !

    pour cette fois, je suis pleinement d’accord avec vous !

  40. 15 septembre 2014 at 10 h 35 min Aldo

    Bonjour,

    Un billet qui fait l’unanimité ou presque, qui répond j’imagine aux préoccupations de nombreux sympathisants de gauche et citoyens tout simplement.

    Ce matin sur Inter Laurent Fabius disait la même chose : « je dis aux jeunes qui veulent faire de la politique que la politique n’est pas un métier ».

    Et pourtant moi je vous écris, bien au chaud dans mon cabinet, petit diplômé de Sciences-Po Paris qui rêvait de vivre pour la chose publique.

    Bien sûr, la gauche au pouvoir dans les collectivités depuis les années 2000 a multiplié les postes de conseillers et collaborateurs en tout genre, générant peut-être certains abus. De fait, les tôles électorales successives auront rapidement fait le ménage…

    Mais alors que les français morflent et commencent à se regardent en chien de faïence, il y a quelque chose d’un peu malhonnête à pointer du doigt une catégorie, sans prendre le temps de la définir avec exactitude.

    Que nous proposez-vous ? D’aller dans le privé, soit. Je ne vois pas en quoi devenir « manager » dans tel ou tel secteur nous aidera. Par ailleurs dès lors qu’il est question d’argent, ne vous attaquez pas aux petits avant de vous être occupé des gros ! Soyons transparent sur ce que gagne chacun, les petits collaborateurs d’élus auront beaucoup à y gagner.

    Je suis profondément d’accord avec l’idée que le statut de salarié dépendant du politique est dangereux. Cela cristallise une classe politique focalisée sur les enjeux électoraux, notamment locaux, au détriment de la constitution d’un parti socialiste fort et vraiment représentatif des classes populaires.

    Pour autant, les partis politiques continueront à avoir besoin de permanents, et ce ne sera jamais un problème pour les partis de droite. A vous grands responsables politiques de gauche d’organiser le turn-over des permanents dans le parti et dans ses satellites !

    Quant au fait de ne pas être en contact avec la réalité, cela ne s’applique pas à tous les collaborateurs d’élus, fussent-ils dîplomés de Sciences-Po : la jeune directrice de cabinet d’un maire d’une petite ville appelée en pleine nuit suite à un incendie et qui doit reloger des familles pauvres, le jeune conseiller en agglo ou région qui doit travailler avec les représentants syndicaux d’une usine en difficulté, et tous les collaborateurs qui se prennent toute la journée en pleine figure la misère sociale à travers les demandes désespérées de logement et d’emploi…

    Certains jeunes militants ont voulu vivre leur engagement à fond. Cela ne veut pas dire vivre DE leur engagement. Etre collaborateur d’élu cela se paye parfois au prix fort, demandez à ceux qui sont partis à Pôle Emploi après les Municipales. Cela veut dire vivre POUR leur engagement. Est-ce la meilleure voie ? La vérité c’est que des individus qui cherchent du sens dans leur vie professionnelle sont aujourd’hui en grande souffrance dans la France du XXIème siècle !

    • 15 septembre 2014 at 19 h 09 min tdhaut

      « D’aller dans le privé, soit. Je ne vois pas en quoi devenir « manager » dans tel ou tel secteur nous aidera. »

      O que si cela aidera !
      Vous aurez l’occasion, à la pause café, de croiser celui qui ne veut pas partir à la retraite à cause du faible montant de sa pension, celui à qui on vient d’annoncer qu’il est sur la liste des départs, celle qui à eu une augmentation de 2% depuis 15 ans, ceux qui sont emmerdés parce que l’entreprise déménage à 50 km…
      Vous aurez peut être face à vous le fournisseur auquel vous venez de retirer la moitié de son chiffre d’affaire, vous aurez peut-être des nuits blanches si votre principal client vous fait défaut, vous constaterez la réalité de l’administration, les difficultés juridiques, financières des entreprises,… et j’en passe
      Certes, au sein des cabinets on peut être confronté à toutes ces difficultés ou d’autres, mais cela n’est qu’accessoire, partiel et fugace ! Dans la « vraie vie » c’est le principal.
      Cela n’enlève rien à la valeur de beaucoup de ceux qui s’engagent dans la vie politique très tôt et qui voient des situations difficiles.
      Le mieux pour vouloir améliorer la vraie vie des citoyens, c’est de l’avoir vécu non ?

    • 19 septembre 2014 at 19 h 19 min CMorin

      Bonjour, même si je souscris totalement au billet de Michèle Delaunay, je suis assez d’accord avec vos précisions. J’ai eu la chance de participer aux élections municipales de ma ville cette année, j’ai pu voir de plus près le travail de certains élus, notamment conseillers régionaux et député, et effectivement leur quotidien n’est pas si doré qu »il semblerait.
      Après, il y a une phrase qui m’a attiré l’attention : « D’aller dans le privé, soit. Je ne vois pas en quoi devenir « manager » dans tel ou tel secteur nous aidera. »
      Et pourquoi tout de suite manager ? Il y a également le même problème dans les entreprises avec les diplômés qui arrivent directement à la case « manager ».
      Perso j’ai un bac +5 mais j’ai commencé par un poste de technicien-ingénieur, pas manager… et il n’était aucunement question pour moi que ce soit autrement. Et j’en suis très content : pour les autres, et surtout pour moi.
      Aujourd’hui je travaille beaucoup dans l’accompagnement de managers en entreprise et l’une des causes de burn-out est celle-là : de mettre en postes de responsabilités des gens qui ne connaissent pas suffisamment le terrain et qui sont submergés… Ils arrivent avec leurs théories et se mettent à dos rapidement les personnes qu’ils encadrent, tout en subissant la pression de leur hiérarchie…
      Et donc c’est avant tout pour vous protéger que vous devriez passer par le terrain en premier, vous seriez beaucoup plus proches des gens, plus crédibles, vous vous sentiriez beaucoup plus à l’aise, et certainement que le pays fonctionnerait mieux, de manière plus cohérente, plus réelle et plus raisonnable…
      Alors oui, il faut passer par le terrain. Une des solutions pour les hommes politiques pourrait être une forme de détachement pris en charge par l’état, détachement à durée limitée.

  41. 15 septembre 2014 at 10 h 49 min Blocquaux

    Merci de ce texte que je vais intégrer à la réflexion globale que nous engageons au sein de la section rémoise du PS.

    J’aimerais que vous poursuiviez la réflexion à propos de ceux qui se réclame du « PEUPLE » comme terme fourre tout et multiforme. Il suffirait d’en être issu (mais qui n’en est?) pour détenir la vérité… en oubliant d’un seul coup les multiples variantes régionales, sociales, religieuses, économiques et culturelles.

    Les majorités électorales ne sont que la sommation d’avis divers et parfois antagonistes à un moment donné.

    Comment construire une majorité d’idées?
    Peut-on construire la même majorité sur les multiples sujets intéressants la société?
    Qui est apte à fédérer et à porter ces idées politiques pour le bien d’une majorité d’entre nous?

  42. 15 septembre 2014 at 10 h 51 min francis

    je me suis permis de lier votre article dans mon blog
    en y ajoutant un commentaire élogieux.

    http://bifaceb.unblog.fr/2014/09/15/des-politiciens-pro/

  43. 15 septembre 2014 at 11 h 29 min Michèle

    David, comment pouvez vous écrire « pas le FN » qui est d’abord constitué d’un petit sérail d’apparatchiks dont on voit le compétences en pratique dans une ville comme Hayange.

  44. 15 septembre 2014 at 11 h 32 min Pierre

    Bonjour,

    Et qu’en est-il des dynasties en politique?
    N’y rencontre t-on pas les mêmes problèmes?
    Papa était haut placé (parité?), on évolue alors déjà dans ce milieu puis on a plus qu’à récupérer son nom, ses amitiés, ses réseaux et le tour est joué.
    Dans ce cas où est la confrontation au « réel » dont vous parlez?

    Et lorsque l’on possède un patrimoine déclaré (et non pas évalué) dix fois supérieur à la moyenne nationale (moyenne très élevée due à l’importance des inégalités dans ce domaine) peut-on toujours dire qu’on est en contact avec la « réalité »?

    Je suis désolé mais je ne crois pas nécessairement que le fait d’avoir exercé une activité professionnelle avant d’entrer en politique serait la seule solution aux problèmes de nos politique.

    Pierre.

  45. 15 septembre 2014 at 11 h 34 min Michèle

    je suis étonnée que les jeunes qui se sont dit blessés, ou qui se sont sentis (à tort) visés ne débattent pas ici mais sur les comptes twitter ou facebook de leurs semblables. Ne vaut-il pas mieux débattre entre personnes de différents points de vue ?
    Je redis et redis que j’ai n’ai aucunement visé les jeunes, dénigré leur engagement, mais les risques qu’ils encourent à se concentrer uniquement sur le champ et le milieu politique. Je sais par expérience qu’une journée d’hôpital n’a rien à voir avec une journée de députée, non que l’une soit plus légère que l’autre, les deux sont bien souvent archi-pleines mais tout simplement, elles ne sont pas de même nature.

  46. 15 septembre 2014 at 11 h 35 min Michèle

    je précise que ce blog n’est jamais filtré. Ce n’est que pour une raison technique que les commentaires ne s’affichent pas immédiatement.

    Des commentaires ont exceptionnellement été supprimés s’ils étaient diffamatoires ou orduriers

  47. 15 septembre 2014 at 12 h 33 min Raphaël

    Ce que vous dîtes est terriblement vrai. Nous aurons besoin de personnes comme vous pour faire passer le non-cumul des mandats. Et non-cumul dans le temps aussi (deux mandats, pas trois) !
    Il faudrait que M. Hollande soit à la hauteur des espoirs qu’il a engendré en 2012. Des députés comme vous pourront changer la donne, d’où qu’ils viennent. Mais il va être grand temps de mettre un coup de pied dans la fourmilière, sinon ce ne sont que des mots.

    J’ai participé à la campagne présidentielle, en aidant bénévolement rue de Solférino et rue de Ségur. Quelques semaines m’ont suffit pour être « purgé » par un jeune responsable en communication, déjà à l’entrée du Tunnel. Usurpation d’identité et diffamation. Pourquoi ? Juste pour se faire les dents. Jouer aux grands. Éloigner les idées trop différentes.
    Et ainsi, des personnes qui fourmillent d’idées et qui veulent vraiment changer le pays, gratuitement, sont repoussées par les apparatchiks qui chauffent leur place. L’entre-soi peut continuer. Et on se demande pourquoi le Président est aussi mal entouré…

    L’intérêt général ne doit pas être réservé à une minorité. Il est temps de faire participer le peuple.
    Le non-cumul des mandat est une urgence. Pas évident de demander aux députés de voter contre leur propres avantages… Pour éviter ce grossier conflit d’intérêt, ne serait-il pas nécessaire d’en passer par un référendum ?

  48. 15 septembre 2014 at 12 h 47 min Lola

    Manuel Valls, Benoît Hamon, Pourrai Mmishari, Alexis Bacheley, Isabelle Thoams, Christophe Bouillon, j’écris votre nom…. Je suis de gauche, je suis socialiste, mais comme disait Camus malgré elle…. Il faut mettre des nom sur les choses….

  49. 15 septembre 2014 at 13 h 19 min tmu

    Après le constat à quand les réparations ?
    C’est exactement dans le mile, c’est la source des toutes ces dérives. Pour se maintenir tout est bon, le clientélisme en tête. Tant que l’on aura pas réglé cela, il y aura toujours un problème.
    dire c’est bien, maintenant il faut agir.

  50. 15 septembre 2014 at 13 h 23 min Virey

    Bonjour,
    Je partage pour l’essentiel le constat que vous faites. Selon moi, il y a urgence à rénover les institutions et les pratiques:
    – renouveler le « personnel politique » par une limitation du nombre de mandats consécutifs (3? c’est beaucoup non)
    – publier l’intégralité des frais générés par les élus (du maire de village à président de la république)
    – Modifier le code éléectoral pour rendre impossible à vie la candidature de tous citoyens condamnés pour des faits de corruption
    – Obliger les parlementaires à rendre compte de leurs travaux (annuellement?)
    – Pour assurer la diversité des parcours dans les assemblées, c’est plus compliqué mais dèjà, une régle simple: tout fonctionnaire doit quitter la fonction publique définitivement une fois élu.
    bien à vous,

  51. 15 septembre 2014 at 13 h 58 min Samoreen

    Il fallait que tout cela soit enfin écrit (et avec clarté) par quelqu’un de l’intérieur du système . Bravo et merci!

    Cependant, ceux qui ont le pouvoir de mettre fin à ce processus pervers et assez typiquement français sont en majorité ceux qui sont « dans le tunnel ». Ils n’appuieront jamais sur le bouton qui va les en faire sortir. On voit déjà quelles difficultés il y a à faire réexaminer par les députés et les sénateurs eux-mêmes les privilèges auto-accordés et injustifiés dont ils bénéficient (et dont ils font bénéficier les employés de leurs institutions respectives afin d’éviter toute remise en cause de l’intérieur). La mécanique est auto-verrouillée et il est à craindre que seule une crise majeure puisse remettre le compteur à zéro.

    Vous avez dit nomenklatura?

  52. 15 septembre 2014 at 14 h 02 min Guillaume DH

    Bravo pour cette analyse juste, documentée et réfléchie. Vous auriez pu y ajouter que ceux qui ne sont pas passés par ce schéma viennent, pour la plupart, d’une autre voie : celle des professionnels de santé, médecins, pharmaciens,…
    Il serait intéressant d’étudier pourquoi, non ?

  53. 15 septembre 2014 at 14 h 21 min benj

    Si la politique n’était pas un métier et si il était impossible de faire de la politique tout sa vie cela n’arriverait pas. On laissant des plus de 60 continuer à être élu alors qu’ils devraient être à la retraite comme tout le monde, cela n’arriverait pas. Mais voilà, la classe politique veut en rester une et surtout rester élitiste. Le jour où cette « classe » comprendra que c’est là la raison même du désamour des français pour al politique on pourra dire adieu au Front National et au populiste qui font leur beurre sur le « tous pourri ».

  54. 15 septembre 2014 at 14 h 30 min Vide-cab

    Merci pour cette observation très juste (et bien écrite comme toujours) de ce phénomène, qui explique en effet une partie non seulement des dérives dans les comportements individuels, mais aussi l’éloignement progressif des principes et des citoyens que cette majorité était censée défendre.

    Entré en 2012 dans un cabinet par un concours de circonstances, auprès d’un ministre démis lors d’un des remaniements de cette année, j’ai aujourd’hui délibérément repris mon activité professionnelle antérieure, refusant plusieurs offres de « rebond » auprès d’élus ou de membres du Gouvernement. Ce n’était pas par dégoût de l’activité politique, bien au contraire, mais par conscience de la nécessité de ne pas entrer tout entier dans un tunnel où l’on perd tout sens des choses réelles.

    Enfin, c’est un peu méchant à l’égard de mes anciens camarades, mais je suis plus réservé que vous ne le semblez dans cette note de blog quant au niveau intellectuel, moral et humain des membres de cabinet ministériel… J’y ai heureusement trouvé de magnifiques exceptions.

  55. 15 septembre 2014 at 14 h 40 min Léa

    Cet article est extrêmement bien écrit, intéressant et juste. Et du coup globalement il ne peut faire que l’unanimité.
    Mais il s’arrête justement là où c’est difficile. « Pourquoi »? et « que faire »?

    D’autres commentateurs l’ont dit, il faut le redire. L’une des raisons du « tunnel » c’est que notre mode de vie bannit la double activité.

    Parce que le « tunnel », tout le monde le vit, quelque soit son parcours. Il est même valorisé. Vous faites des études, un stage, ou plusieurs, et vous commencez à exercer votre métier, de près ou de loin, précairement ou pas. Puis votre expérience, c’est à dire le fait d’être resté dans le tunnel, est un facteur de valorisation, salariale, technique.
    Sauf qu’en politique, ça ne devrait pas être comme ça parce que l’élection est un processus démocratique et que l’élu devrait pouvoir être chacun de nous, contrairement au médecin ou aux caissières de supermarché.

    Or dans la France d’aujourd’hui, le monde du travail sanctionne sévèrement les personnes qui veulent faire autre chose que seulement travailler, que cet autre chose soit une année sabbatique, de la politique, de l’art, ou simplement élever ses enfants, et il sanctionne aussi ceux qui n’ont pas le choix, et qui doivent jongler avec la maladie, la leur ou celle d’un proche.
    De plus dans de nombreuses entreprise, être en politique c’est prendre parti, et prendre parti c’est mal. la neutralité politique, idéologique, religieuse, philosophique, est de mise. Pas vagues, pas de conflits. Etre engagé ailleurs qu’à son poste de travail est vu comme un risque de démobilisation professionnelle. Le monde du travail est devenu totalitaire, vous savez…

    Etre élu est chronophage, et le temps c’est de l’argent. De plus il est convenu, surtout à gauche, de juger les élus trop payés, et ce sans oser dire que c’est justement parce que c’est bien payé qu’on pourrait lâcher un travail d’ouvrier pour servir la République. Et évidemment, la politique est un panier de crabe, et toute personne qui entend continuer à avoir une vie professionnelle et/ou de famille en même temps est exclu, parce qu’il n’a plus le temps des réunions, meetings, mais aussi réunions « off », apéros et autres lieux informels où tout ce petit monde manie un vocabulaire et des notions spécifiques.

    Alors madame, proposez-nous, bien sur le non-cumul des mandats, y compris dans le temps, le congé pour engagement avec maintient de poste au retour, le temps partiel choisi sans être considéré comme déserteur, le statut de l’élu (y compris avec des obligations de non-cumuls de ressources pour cette riche aristocratie qui nous choque par ses déclarations de patrimoine monstrueuses) bref, le droit du travailleur à vivre et pas seulement à travailler.

    • 15 septembre 2014 at 20 h 57 min Damien

      Réveilles toi Léa !
      Le choix tu l’as… mais tu ne l’utilise pas. Ne cherche pas des coupables pour justifier ce qui n’est qu’un manque de courage !

      • 16 septembre 2014 at 10 h 47 min Léa

        Réveille-toi Damien, je parle d’un système, pas de moi.
        Je dénonce un état social, qui fait que ceux qui voudraient s’engager le payent trop cher.
        D’abord vous ne savez rien de moi alors dispensez-vous de commentaires.
        Ensuite, votre individualisme visiblement aigu vous évite d’avoir à questionner la société, c’est confortable. Profitez-en bien.

  56. 15 septembre 2014 at 15 h 09 min renaud

    Merci pour ce texte très parlant et réaliste, j’ai trop souvent rencontré ces personnes au Ps
    c’est pourquoi je n’en suis plus.
    merci encore

  57. 15 septembre 2014 at 15 h 34 min Quentin

    Madame,
    Je partage sans réserve votre analyse, à une exception près…
    Votre dernière phrase évoque de se pencher sur l’ancrage dans la réalité des candidats au moment de faire son choix.
    Aussi, la question est inévitable, ayant fait partie de son équipe, que pensez-vous de « l’ancrage dans la réalité », de l’expérience professionnelle, du terrain, de François Hollande ? Et pourquoi ce constat, si c’est le cas, ne vous a-t-il pas empêché de rejoindre son équipe ?
    Merci, cordialement.

  58. 15 septembre 2014 at 16 h 02 min Fredde

    les vieux aussi… Mediapart dévoile des détournements de fonds par des sénateurs, dont jc Gaudin
    aucun ne parait très jeune

  59. 15 septembre 2014 at 16 h 03 min Peyo.Euskadi

    Que voici un texte plein de lucidité. Bravo.

  60. 15 septembre 2014 at 16 h 11 min Gilles

    A Neuilly sur Marne nous avons échappé (brillamment il faut le dire tant la population n’a pas été dupe et à fait son choix selon votre conclusion), nous avons échappé, pour un temps, la durée d’un mandat, à Abdelhak Kachouri, vice-président du Conseil Régional Ile de France, qui est une illustration vivante et bien cruelle de ce que vous écrivez. Des années que je me bats pour ce que vous dîtes. Je crains malheureusement que les choses ne s’améliorent pas dans les années à venir. Politicien(ne) est aujourd’hui un métier et l’on ne choisit que trop son parti comme on embauche dans une entreprise. Si l’on ajoute à cela la dictature des réseaux sociaux, j’ai bien peur qu’il n’y ait plus grand espoir pour notre démocratie.

  61. 15 septembre 2014 at 16 h 14 min Anne

    Madame, bravo, pour cet article. Il est lamentable de voir qu’il n’y a pas ou peu d’ouvriers et de chefs d’entreprise dans les deux assemblées. Exemple :le député de circonscription (ex sciences po) est devenue Maire puisqu’il ne pouvait plus être conseiller général.. Il doit être à son troisième mandat de député après une carrière de fonctionnaire et un poste de secrétariat d’Etat. Deux mandats à la suite serait suffisant. Cela éviterait le copinage et amoindrirait le lobbying. La loi sur la parité est un pas, mais effectivement, elle ne va pas régler le processus que vous décrivez, car les femmes de terrain n’y entreront pas. Il faut crever l’abcès. Diminuer le nombre de parlementaires, supprimer le département et ses élus, créer de vrais régions et conserver le niveau communal, où la démocratie est relativement mieux exercée et le maire seul interlocuteur du citoyen. Quant à l’intercommunalité.. c’est un niveau où on a multiplié les recrutements, exemple dans mon secteur, on a doublé les effectifs en deux mandatures.. pour faire quoi.. on ne sait pas trop quoi ! En revanche, l’emploi dans le secteur industriel et marchand n’a cessé de diminuer. Il y a une manne financière à exploiter en diminuant le nombre de parlementaires et le nombre de conseillers généraux et communautaires. Tous les jours nous avons des signes du pourrissement de la vie politique… Réveillons-nous ! Réveillez-vous Mesdames et Messieurs les parlementaires, avant que Marine n’atteigne le pouvoir.

  62. 15 septembre 2014 at 16 h 18 min yves56

    j’ai depuis toujours voté pour le parti socialiste, j’ai même voté pour Mitterrand , c’est dire!. mais je crois que le meilleur service à rendre à ce parti, c’est au prochaine élection de lui infliger une raclée tellement mémorable que Jospin passera pour un joyeux amateur! je n’en peux plus de ces branquignols qui nomment après 100 autres bévues, un défaillant fiscal ,ministre (quand on sait comme moi, la façon dont remonte l’information vers le cabinet du DG ou du ministre, on est effaré d’un tel amateurisme)

  63. 15 septembre 2014 at 16 h 22 min Lionel

    Article intéressant, mais finalement écrit par une « élite » identique à ceux qu’elle dénonce…
    Chère Madame, alors que vous étiez Ministre je vous me suis adressé plusieurs fois à vous – Ministre déléguée aux personnes âgées – pour vous avertir de la situation catastrophique dans laquelle vivent des centaines de personnes âgées dans des résidences services tenues par des promoteurs immobiliers sans scrupules. Cela n’a pas eu l’air de vous inquiéter, ni les membres de votre cabinet. Le manque de contact avec la réalité sans doute…

  64. 15 septembre 2014 at 16 h 41 min Effeme

    Belle analyse, Madame, j’en connais quelques uns qui siègent à vos côtés… Je suis allé récemment allé sur le site de l’assemblée et lorsque j’ai lu la profession de certaines et certains, je me suis longuement amusé à voir que certains étaient « cadres », pour être plus juste, collaborateur de cabinet eut été mieux… D’autres consultant en gestion et management… Enfin, un éclairage qui n’a rien à voir avec la réalité puisque souvent ces dernier(e)s n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise… Oui, « la vraie vie » permettrait un véritable ancrage dans la réalité et éviteraient à beaucoup de nos parlementaires de voter selon leurs intérêts et non pas en fonction de leurs convictions car à oublier que le mandat dont ils sont titulaires leur a été confié par le peuple, on fait clairement le jeu des ennemis de la République

  65. 15 septembre 2014 at 16 h 59 min Roger Alex

    Bravo Madame, ancien lecteur attentif de votre père je vous en trouve la digne fille.

  66. 15 septembre 2014 at 17 h 20 min Pascal

    Merci, Michèle Delaunay, pour cet excellent article.
    Je suis moi-même collaborateur parlementaire d’un sénateur.
    Mais je le suis devenu juste avant mes 40 ans, après un longue carrière dans la presse privée et associative et des mouvements d’éducation populaire.
    Je partage totalement ce constat dont je suis régulièrement témoin.
    J’y ajoute un paradoxe : j’aurais bien aimé faire de la politique comme élu (j’ai simplement été conseiller municipal d’opposition pendant quatre ans). Mais mon âge, mon parcours « hors-tunnel » et, sans doute, des dents pas assez longues, ne me l’ont permis. C’est regrettable. Même si je vis très bien sans. Nonobstant le fait que retrouver un travail, après 50 ans, hors du monde politique et quand on y a passé autant de temps, c’est presque mission impossible. On est marqué au « fer rouge », surtout quand on est de gauche.

  67. 15 septembre 2014 at 17 h 47 min favre

    madame
    non de gauche mais comme vous plongee dans le monde de la sante par mon activite(pharmacien) je suis catastrophée par le hors sol, l arrogance et donc inetelligence de certains
    et de droite
    et de gauche
    a quand une vraie reforme
    j avais trouve cahuzac efficace et puis!!!!!!!!!!!
    mais la vraie niche ficale c est celle des politques
    je l ai dit a mon depute mme dion
    ils deviennent riche( retraite, pret, revenu exonere etc etc)
    a quand la revolution

  68. 15 septembre 2014 at 18 h 22 min Alain Darles

    Ce qui est étonnant dans votre analyse ce n’est pas sa teneur mais qu’elle soit si peu et si tardivement relevée.

    Et puis rien de différent avec le profil des universitaires. Eux aussi ne sortent que rarement du tunnel.

    • 15 septembre 2014 at 21 h 58 min Alexandra

      Tout à fait d’accord.
      Je voulais signaler que les enseignants, eux non plus, de quelque niveau qu’ils soient, n’ont jamais quitté l’école, le sérail, l’entre-soi dont vous parlez. Et là aussi, on se reproduit « entre soi », donc, ce qui parfois donne de bien médiocres résultats, et en empêche plus d’un, plus pédagogue, plus dévoué, plus compétent en somme, d’arriver là où la place est occupée par… osons le dire : un imposteur !

      Comme dans le monde politique, le fossé est grand entre ce petit monde fermé et imbus de son pouvoir, et la réalité des élèves, des familles, et du monde du travail qu’ils ne connaissent en rien pour la plupart, alors qu’ils sont censés y préparer les enfants…

  69. 15 septembre 2014 at 18 h 37 min tdhaut

    Bonjour,
    Je ne suis pas du même « bord » politique, mais j’apprécie particulièrement votre analyse qui sonne vraie pour tous les partis. Dirigeant au sein d’une PME, je suis sidéré du peu d’expérience de la « vie civile » de nos hommes et femmes politiques. Cela appauvri à mon avis énormément l’Idée politique.
    Les ministres et députés passés par l’entreprise sont si peu nombreux et l’on constate cela dans l’inconscience de certaines lois ( changement de fiscalité le 30 décembre par exemple).

  70. 15 septembre 2014 at 19 h 20 min Fixpir

    Merci pour cette analyse.
    Le pays a fait un gros effort pour assurer une représentation proche de la parité H/F. Cette question de parité H/F me semble occulter la nécessité d’assurer une bonne représentativité de la société à l’assemblée et dans la politique. Représentativité des origines sociales (je ne suis évidemment pas le premier à l’évoquer) mais enfin, grand merci pour le citer, la représentativité des parcours professionnels.
    Soyons clair, le nombre de députés ayant trempé de près ou de loin dans une entreprise privée, est faible. Le nombre de député ayant un jour fréquenté des enjeux forts est microscopique, comme vous l’évoquez.

    Que faire ? Une incitation économique des partis à présenter des candidats d’origines professionnelles variées, sur le modèle de la parité H/F ?

  71. 15 septembre 2014 at 19 h 28 min tobie

    Le propre d’un politique est sa capacité à convaincre les électeurs.

    Dans nos institutions actuelles, il n’a pas être nécessairement compétent.

  72. 15 septembre 2014 at 20 h 05 min Rod McBan

    Merci en effet pour ce grand bol d’air plein de lucidité !

    Pour ce qui est du « que faire » ou du « comment faire », pas besoin d’aller très loin pour trouver de l’inspiration : http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_en_Suisse#Syst.C3.A8me_de_milice

    Le problème est surtout celui d’arriver à instiller le changement alors que l’ensemble de la caste politique n’a aucun intérêt à se saborder de l’intérieur…

  73. 15 septembre 2014 at 20 h 19 min LEFEBVRE

    Oui Madame vos avez raison.
    Ce n’est pas d’aujourd’hui, et cela va en s’affirmant!
    Les vrais gens avec une vraie vie sur terre et leurs lot de réalité et de difficulté échappe à la très grande majorité des politiques.
    Je suis de gauche et le resterai quoique qu’il puisse arriver, même avec le type de parti actuellement au pouvoir qui s’évertue chaque jour à démontrer ne pas pouvoir sans que cela ne les gènes, pour moi être de gauche n’est pas un choix politique mais un choix humain qui m’étalonne parmi nous tous, parmi toutes les personnes qui ont une vie à vivre, en n’espérant juste ne pas seulement survivre.
    Nous sommes encore assez nombreux a naïvement chaque jour utiliser notre énergie en se comportant de façon utile, juste, simple, digne et respectueuse de ceux et ce qui nous entourent, la naïveté n’a pas sa place en politique, dommage!
    Le luxe, le faste, les honneurs, etc sont des signes courant dans la politique, effectivement comment voulez vous comprendre ce qu’il se passe dans les familles modeste en France de ce point de vue, et ce n’est pas le populisme de l’extrême droite qui changera cela, bien au contraire.
    Madame merci de ce mot qui a le mérite d’être lu et commenté, si cela pouvait bousculer un peu les consciences.

  74. 15 septembre 2014 at 21 h 02 min Truman

    La « perte du sens commun ! » La situation est vraiment devenue pathétique, on a franchi un seuil, je ne sais pas quand au juste. Les dernières affaires impliquant Monsieur Sarkozy et ses amis révèlent bien la gravité de la situation. La politique comme stratégie d’appropriation du pouvoir et détournement des fonctions uniquement pour son propre compte. En biologie, on appelle cela des parasites !
    Quant au pur déterminisme socio-culturel qui règne dans la plupart de ces parcours, il représente clairement un frein à la vie démocratique et à son renouvellement.

    • 15 septembre 2014 at 22 h 02 min Alexandra

      Détournement des fonctions, et « oubli » que l’argent appartient… à ceux qui le versent, et travaillent pour produire de la richesse. Une sorte de détournement de fonds permanent…

      Grand merci, Madame Delaunay, pour cet article frais comme une bouffée d’air pur !

  75. 15 septembre 2014 at 21 h 35 min Jean-Paul Marquer

    Madame, Puissiez-vous être, au moins, un peu entendue.
    Et merci pour votre avis.
    Docteur Jean-Paul Marquer

  76. 15 septembre 2014 at 21 h 35 min Jean-Paul Marquer

    Madame, Puissiez-vous être, au moins, un peu entendue.
    Et merci pour votre avis.
    Docteur Jean-Paul Marquer

  77. 15 septembre 2014 at 22 h 08 min Douay

    Madame Michèle Delaunay, je veux vous dire bravo ! Bravo d’avoir cerné, certains diront : « un peu tard », la politique française. C’est à dire un gigantesque amas de privilégiés qui, profitant de leurs fonctions (car souvent, ils cumulent), se pensent au dessus de tout le monde (de la plèbe dirions-nous, si nous étions romains) et qui n’ont jamais eu à mettre « les mains dans le cambouis ». Oui, ils sont nombreux ceux qui ne mériteraient même pas un poste de subalterne dans la dernière des usines de province ! Ils sont innombrables ceux, parmi les politicards (car en fait, nul autre terme ne leur convient) qui, s’ils avaient eu à faire leurs preuves seraient aujourd’hui, au mieux, au chômage, au pire, à la soupe populaire ! Déconnectés est un doux euphémisme !: Ils ne pensent plus qu’à eux, qu’à satisfaire leur propres ambitions et l’appétit vorace de ceux qui les influencent en permanence par le biais des groupes d’intérêt.
    En conséquence, je me devais de vous remercier, chère Madame la Députée, car peu de vos confrères savent les difficultés que nous, les petites gens, vivons. Et quand bien même, ils s’en moquent, enfermés qu’ils sont dans leur tunnel. Éternellement en quête de reconnaissance, de pouvoir et d’agent !
    Bien à vous.

  78. 15 septembre 2014 at 22 h 11 min Martine

    Toute vérité un peu trop… dérangeante… ne manque pas de provoquer le tollé…. (si j’en crois l’article paru ce soir sur Sud Ouest) et pourtant ne serait-ce pas là qu’il faut : comprendre? expliquer? … l’acceptation de M Thévenoud à un poste de Secrétaire d’Etat, alors même qu’il ne pouvait aller – compte tenu de sa situation – que droit dans le mur !
    Suicide politique ? Tunnel dites-vous… se peut-il qu’il soit aussi obscure pour que des personnes, pourtant éminemment intelligentes, s’y perdent.

  79. 15 septembre 2014 at 22 h 50 min Alexandre M

    Merci Madame,
    Très beau texte, très intelligent, très bien écrit (ce qui est peut-être encore plus rare!) et sincère. Un seul regret toutefois… pourquoi faut-il toujours que ce genre d’écrit paraisse toujours une fois que leurs auteurs ne sont plus en responsabilité ? Y aurait-il -aussi un phénomène d’éclipse temporaire du sens commun ?
    ah, et puis si, encore une chose même si je crains d’abuser… comment analysez-vous dans le fil de votre propos la situation des « élus » qui, après avoir fait le parcours que vous évoquez ci-bien, se retrouvent propulsés à la tête d’entreprise par la grâce de l’endogamie propre à notre histoire (une très grande majorité des dirigeants du CAC sont d’anciens des cabinets ministériels. Simple élargissement du domaine de la caste ?

  80. 15 septembre 2014 at 22 h 50 min Alexandre M

    Merci Madame,
    Très beau texte, très intelligent, très bien écrit (ce qui est peut-être encore plus rare!) et sincère. Un seul regret toutefois… pourquoi faut-il toujours que ce genre d’écrit paraisse toujours une fois que leurs auteurs ne sont plus en responsabilité ? Y aurait-il -aussi un phénomène d’éclipse temporaire du sens commun ?
    ah, et puis si, encore une chose même si je crains d’abuser… comment analysez-vous dans le fil de votre propos la situation des « élus » qui, après avoir fait le parcours que vous évoquez ci-bien, se retrouvent propulsés à la tête d’entreprise par la grâce de l’endogamie propre à notre histoire (une très grande majorité des dirigeants du CAC sont d’anciens des cabinets ministériels. Simple élargissement du domaine de la caste ?

  81. 15 septembre 2014 at 23 h 18 min SESULA

    Un immense MERCI pour ce magnifique billet plein de lucidité.
    Que ça fait du bien de s’apercevoir que « tous ne sont pas pourris » et qu’il en reste quelques uns qui n’ont pas attrapé ce « fichu » virus ….

  82. 15 septembre 2014 at 23 h 20 min nicolas

    Tous les mandats renouvelables qu une seule fois … retraite obligatoire a l âge légal pour ne pas avoir des vieux débris qui s accrochent a leurs sièges … une condamnation en justice = dehors a vie … non cumul pour tous les mandats obligatoire par une loi … parité h / f a tous les niveaux … fin du régime de retraite abusif tellement il est avantageux … interdiction totale de cumuler activité privée et publique … déjà faisons ca et l air deviendra plus respirable …

  83. 16 septembre 2014 at 0 h 50 min polo

    Les politiciens forment une caste avec certains milieux parisiens en grande majorité, il suffit de regarder les professions des épouses ou époux, quand un est député , l’autre chef de cabinet et ne parlons pas des journalistes et des ministres . Tout le monde le sait, tout le monde le dit.
    On ne peut pas attendre d’une caste qu’elle se détruise elle-même, de nobles qu’ils abolissent d’eux mêmes leurs privilèges, malheureusement
    Appeler les électeurs à être moins cons et cesser de voter pour les condamnés ou les « loins de la réalité » , c’est bien joli malheureusement ….Vous connaissez bien Juppé ou Emmanuelli, deux condamnés qui se font réélire régulièrement. Et puis , demander leur avis à des gens qui passent « en moyenne », 3,5 h/jour devant la télé ……

    Quelle solution reste-t-il ?

  84. 16 septembre 2014 at 1 h 17 min BELXA

    Militante socialiste (envers et contre tout, avec un t, depuis quelques décennies), n’ayant jamais eu de mandat électif, il y avait plusieurs jours que je n’étais pas allée sur le blog de Michèle. Ce matin, écoutant France Inter en me préparant pour aller travailler, j’entends le journaliste de la revue de presse parler d’un billet de Michèle Delaunay et en lire de larges extraits.
    1ère réaction, les extraits sont assez proches de ce je pense et ai constaté moi-même dans ce parti,
    2ème réaction, Michèle n’y va pas de main morte, ça va faire du buzz,
    3ème réaction, est-ce que cela va au moins servir un peu à quelque chose ?
    Je veux le croire.
    Ce soir, je viens de lire entièrement le billet et tous les commentaires précédents.
    La réaction est quasi unanime : enfin ! une personne politique députée, et précédemment ministre laisse de côté la langue de bois et met en mots l’un des maux qui sapent depuis des années la crédibilité du, des politiques.

    Oui, l’un des maux, car s’il n’ y avait que celui-là, nous connaissons déjà quelques remèdes, évoqués par Michèle et plusieurs commentateurs :
    -statut de l’élu, permettant à ceux qui ne sont ni fonctionnaires (comme moi) ni membre d’une profession libérale telle qu’avocat, ou médecin, de pouvoir revenir à une vie active ou continuer en partie son activité sans être harcelé, maltraités, mis au ban.
    -non cumul des mandats dans l’espace et dans le temps, car c’est le cumul de ces cumuls qui permettent à des hommes politiques (peu de femmes encore) de devenir des autocrates qui décident seuls, dans notre système politique où l’exécutif a tout pouvoir sur le délibératif, du président de la République à la commune, en passant par les régions , les départements. N’oublions pas dans ces cumuls, toutes les autres fonctions qui en découlent : syndicats intercommunaux, syndicats mixtes, communautés urbaines, de communes, SEM, etc..
    -vraie réforme territoriale, pourquoi garder tous ce syndicats, toutes ces strates. Cela multiplie les coûts de fonctionnement, dilue les responsabilités.

    Il y a d’autres maux, ce sont ceux, notamment, de notre société d’aujourd’hui et le bouleversement des technologies qui ne permettent plus la réflexion, la pause, le temps de l’expérimentation, où tout est immédiateté. Quelles sont les émissions qui permettent aux politiques de développer leurs idées, combien de journalistes donnent plus d’importance à leurs invités qu’à eux-mêmes (comme une Maïté Biraben par exemple.) Tout n’est pas la faute des médias, mais enfin, les meilleurs audiences, les meilleures ventes, sont les télé-voyeurismes, les soi-disant émissions interactives où se déversent les pires déclarations de café du commerce, avec la manipulation écœurante de l’animateur de radio. RMC-info en est une parfaite illustration.

    Ces maux, ce sont aussi ceux de notre propre responsabilité d’électeur, de citoyen, car personne ne nous oblige à rester à la maison au moment des votes, personne ne nous tient la main dans l’isoloir et, pourtant, on réélit des Balkany, condamnés, Juppé, condamné, Mélik, condamné. Adroite comme à gauche. Qui refusent, la réduction du nombre de communes ? Pas seulement les élus, mais les habitants, accrochés à leur clocher, leur beffroi, leur mairie. Des habitants qui sont pour le développement durable, le traitement des déchets, mais surtout pas chez eux, qui veulent des économies dans les dépenses publiques, mais surtout pas chez eux.

    Pourtant à cet individualisme qui n’a, sans doute, jamais atteint un tel niveau, on voit se développer petit à petit des actions solidaires, l’économie sociale et solidaire, AMAP, Habitat partagé, monnaies locales, etc.

    Alors, ne désespérons pas, militants socialiste, ne quittez pas ce parti , ne lâchez pas. Electeurs toujours socialistes dans le cœur, ne laissez pas seuls ceux qui essaient de changer ce parti, de le rendre plus à l’écoute de vous tous, venez nous rejoindre pour bousculer nos élus, faire émerger de nouvelles têtes. Allez massivement sur le site de états généraux des socialistes. Ecrivez massivement, « engueulez-nous », faites des propositions.
    http://www.etats-generaux-des-socialistes.fr/

  85. 16 septembre 2014 at 7 h 27 min michelle

    Vous oubliez les societes secretes comme la franc maconnerie. Ou les pedophiles en reseau se livrent a des detournements de fonds. ou comme les membres du siecle ou Bilderberg: une fois en place ils sont obliges de s’allier a des agendas globalistes qui les depassent.
    Une gouvernance mondiale qu’ils appellent ca: une dictature cachee.

  86. 16 septembre 2014 at 8 h 00 min le-gout-des-autres

    A cette absence manifeste du « sens des réalités » il faudrait ajouter peut-être deux détails qui exaspèrent l’électeur que je suis.
    Le premier est l’espèce de mépris dans lequel l’électeur est tenu, pauvre andouille qui ne sait jamais de quoi il parle et se mêle, cet imbécile, de choses qui le dépassent et sont bien trop compliquées pour lui.
    Le second est que votre serviteur, pauvre électeur de base, idiot qui s’est laissé (à moitié) convaincre par un discours, par un programme qui n’est jamais appliqué et est concocté par des « communicants », réels auteurs du programme, eh bien j’aimerais bien avoir des élus autres que ceux qui ne savent que les mois ont une fin que parce qu’ils ont un agenda.
    Et surtout, surtout, qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas les seuls « bon élèves » du pays, que d’autres aussi ont des diplômes et font « tourner la boutique », eux.
    D’autant que si on en juge pas les brillants résultats obtenus, le seul domaine dans lequel ils sont véritablement brillants reste quand même l’art de trouver des excuses à leurs échecs.

  87. 16 septembre 2014 at 8 h 42 min Tizel

    Merci pour ce billet, au combien révélateur de l’écart qui peut se creuser entre certaines élites – de bonne volonté, mais déconnectés de certaines réalités – et les petites gens, qui galèrent pour joindre les deux bouts.

  88. 16 septembre 2014 at 9 h 27 min Jocelyne

    Un grand bravo au nom de toutes les femmes qui restent à la maison pour élever leurs enfants sans gagner de deuxième salaire et rester dans la précarité des pensions de réversion avec le sentiment que le sourire et la joie de vivre de leurs enfants vaut tout l’or du monde
    Ce sont elles qui actionnent et vivifient la vie associative, comblent et inventeent pour palier aux besoins autour d’elles, ces silencieuses qui baignent dans la vraie vie…..

  89. 16 septembre 2014 at 9 h 39 min Asmek

    Délicieusement rafraîchissant. Outre le renouvellement de mandat, que je préfère limiter à une fois, je retrouve dans votre commentaire une incroyable clairvoyance que l’on croyait disparue chez nos élus. J’avoue ne pas très bien vous connaître, ou même connaître vos combats, mais je vous remercie de recevoir ce gage de mon estime sincère. Vous me prouvez qu’il y a encore de l’espoir.

  90. 16 septembre 2014 at 9 h 40 min Stephane

    Bon billet (et une petite typo dans le premier paragraphe « les pls habiles »).

  91. 16 septembre 2014 at 10 h 06 min Yamael

    La loi sur l’égalité est débile dans l’état actuel des choses, prendre une femme au lieu d’un homme parce que c’est une femme c’est de la discrimination (tout comme l’inverse!). Le jour où on aura une loi sur la méritocratie (prendre une personne parce qu’elle est plus compétente qu’une autre personne quel que soit le sexe de chacun), on aura vraiment avancer.

    Pour ce qui est de cet « autre monde », l’analyse est vraiment juste. J’ignorais même la présence de 2 exploitants agricoles dans les rangs de l’assemblée. J’imagine bien leurs pensées face aux propos des autres politicards… Surtout quand ils parlent d’efforts budgétaires, alors qu’eux même ne veulent pas réduire leur « coût » à l’état….

  92. 16 septembre 2014 at 10 h 10 min Nay

    Bravo pour cette analyse…
    Encore faut-il que la loi des 500 signatures pour un candidat potentiel soit abolie pour avoir accès à des esprits autres que ceux du tunnel.

  93. 16 septembre 2014 at 10 h 11 min RNB

    Merci pour votre billet, c’est rassurant de voir qu’il existe au moins un élu de la République qui tienne ce langage. Il y a deux propositions de loi que vous pourriez porter pour renverser cette situation :

    1/ La reconnaissance du vote blanc : ce sujet méprisé et systématiquement relégué au second plan est en réalité un fondement démocratique essentiel. La reconnaissance du vote blanc signifie : que si le vote blanc est en tête à une election, l’election est renouvellée et tous les candidats sont disqualifiés, (ie. ne peuvent pas se representer pour cette election), et ce pour toute les elections (nationnales, regionnales, etc.) sans exception. Tout pourrait se faire en 1 mois (1 semaine pour enregistrer les nouveaux candidats, 3 semaines de campagne).

    2/ L’ancrage civique : Il est obligatoire de travailler au minimum 5 années dans le privé entre deux mandats politiques, et ce pour tous les mandats de la vie publique.

    La loi 1/ peut tout à fait être votée aujourd’hui vu la conjoncture actuelle. Elle engagerait un débat vif, mais est suffisament modérée pour passer. Cette loi serait toutefois puissante car elle rendrait inutiles les votes aux extrêmes et redonnerait aux citoyens le contrôle sur le paysage politique, notamment dans des crises de confiance et de légitimité semblables à celles que nous connaissons aujourd’hui.

    La loi 2/ est tout aussi nécessaire mais reviendrait à demander aux parlementaire de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Toutefois, elle permettrait d’avoir en permanence des élus de la République en prise avec les réalités du terrain et annulerait le concept de « carrière » politique qui est pour moi un non-sens et une abérration.

    S’il vous plait, Madame la députée, pourriez-vous considérer le fait de proposer ces lois – au moins la première – à l’assemblée et de l’évoquer lors d’une séance de questions au gouvernement ?

    Je pense que les « bonnes lois », et les solutions aux problèmes pathologiques du pays suivront le renouvellement de la classe politique mais ne le précéderont pas. Il faut commencer par traiter ces questions, le reste suivra « tout seul ».

  94. 16 septembre 2014 at 11 h 25 min tournierjp

    bravo madame

    il faudrait un mandat renouvelable une fois ,et en finir de ces attachés p

  95. 16 septembre 2014 at 12 h 02 min dave

    Votre texte est interessant mais, malheureusement, il ne m’apprend pas grand chose…
    Non seulement les personnes que vous décrivez sont déconnectées, mais ils proposent des lois hallucinantes.
    Prenons par exemple la réforme des rythmes scolaires qui sacrifie les enfants, les associations, complexifie la relation enfant-parent du fait de la fatigue additionnelle, pour tenter de créer quelques emplois de quelques heures par semaine à des personnes non qualifiées et faire baisser les chiffres du chômage et faire migrer les enfants du public au privé…
    Nous ne sommes pas dupes…
    Dans ma commune de 1500 habitants, entourée d’autres commune de petites tailles on ne trouve pas de personnel, ça complique le transport: gouter: un verre de lait et 2 gateaux le TAP… formidable… la France, ce n’est pas que des grandes communes

    Que reste t’il comme temps disponible à cette catégorie d’élus pour réfléchir, étudier une problématique, innover, benchmarquer ce qui se fait ailleurs, réfléchir aux conséquences des décisions, déterminer la position du curseur entre les attentes des citoyens et le bien de la société…

    Notre société n’a pas de vision, n’a pas de guide. Ce gouvernement n’a plus de légitimité, n’est pas exemplaire.
    Choisir c’est renoncer: quelle est notre feuille de route ? quels sacrifices pour quoi ?

    Notre société est au bord de l’explosion. Je suis un français moyen + et pourtant je n’en peu plus de toutes ces lois débiles, de ce clientélisme, de ces petits calculs politiques et électoraux.
    Je participerai pour ma famille à toute manifestation pour changer cette société vérolée. Un révolution ? même pas peur…
    Quel gâchis…

    La démocratie d’aujourd’hui est morte. Je préfère encore la monarchie ou la dictature: ca n’alterne pas (gauche / droite) et cela fait moins de fanatiques écervelés qui plannent et qui se gavent chacun leurs tours…

    Je serai pour une nouvelle forme de démocratie invitant 100-200 citoyens choisis au hasard (comme pour être témoins dans un procès), pour travailler en commission sur des sujets internes à la France, et votant les lois.
    Nous ramènerions ainsi du monde réel à la réflexion et à la décision.

    La chine est en guerre commerciale contre le reste du monde, les USA idem, la Russie idem,… Nous c’est la politique politicienne qui nous guide… conserver sa place à tout prix!
    C’est incroyable…

  96. 16 septembre 2014 at 12 h 11 min Nicole

    Madame comme il est bon de vous lire. Il fut un temps dans le parti (le votre) où je suis toujours adhérente il fallait avoir un engagement syndicale ou associatif pour être admis.
    De plus il y avait un parrainage d’un militant . Oui connaître la vrai vie m’a permis de remplir mes mandats municipaux avec plus de vérité et d’avoir des dialogues bien loin de la langue de bois. Je suis pour le mandat unique, mais aussi limité dans le temps (2 mandats a un poste de responsabilité). Merci encore.

  97. 16 septembre 2014 at 12 h 20 min Tibo

    Bravo Mme Delaunay pour ce discours édifiant qui pose clairement les raisons de la déliquescence de la politique en France. Ce mépris, cette suffisance avec laquelle quelques collaborateurs de cabinets qui n’ont jamais rencontré la vraie vie (et cherchent à bien se garder de la faire) considèrent les citoyens. Ils ne sont pas à gauche, ils ne sont pas à droite, ni aux extrêmes, mais partout ! Ce sont ces gens là qui nous font nous détourner de la politique au sens noble du terme. J’en viens à me dire qu’on devrait avoir des députés tirés au sort (comme les jurés) pour une période de trois ans. Des citoyens français majeurs, salariés, étudiants, chômeurs, handicapés, blancs, noirs, rouges, jeunes, vieux et bien entendu femmes et hommes… Des gens issus de la vraie vie et représentatifs de notre société. Qui seraient là pour contribuer à la société. Sans plan de carrière.

  98. 16 septembre 2014 at 12 h 30 min Alain Lab.

    Chère Mme Delaunay

    Il est fort plaisant qu’une personne issue du réel et ayant eu un tel niveau de responsabilité politique reconnaisse et réagisse à ce système de sérail endogamique, impunément en place depuis déjà trop longtemps. On s’offusquera de certains scandales récents mais ce ne sont que des épisodes logiques de notre système représentatif ou l’on délègue sans autres coupe-feu.

    Il n’est pas non plus sans danger de bombarder des professionnels à des postes de responsabilité politique. Nous voyons bien les risques de collusion avec les « affaires » pour les avocats, les professionnels de la finance, les industriels sans parler de la mainmise des médecins qui profitent de leur parcours professionnel pour se constituer un électorat dans les villages bien de chez nous. Avoir roulé pour le privé, surtout à un certain niveau de décision, laisse des traces, des habitudes et des amitiés difficiles à dissoudre du jour au lendemain.

    Le recrutement de nos élites politiques est donc un vrai casse-tête et nous prenons maintenant le risque réel d’un rejet de l’ensemble du système. Rejet viscéral qui se traduit au mieux par un abstentionisme désabusé et au pire, par l’adhésion à des idées extrémistes et populistes qui nient toute légitimité démocratique. Quelques avancées déontologiques seraient évidemment salutaires, transparence, cumul des mandats, rotation, rémunération, inéligibilité, référendum, bilan, etc. Voir cependant la suite donnée aux promesses électorales sur le cumul des mandats..

    Hollande, Royal, Copé, Fabius, Juppé et Cie ne sont-il pas des apparatchiks montés en grade? Qui mieux qu’eux en connaissent les vices.

  99. 16 septembre 2014 at 12 h 49 min cordier

    combien de visite ministérielle organisées où tout est fait pour que l’élu soit impressionné de son passage : à l’Université, on repeignait les locaux où la ministre de l’époque était censée passer… en réalité, l’arbre qui cache la forêt. quand un élu passe dans une cantine de collège, on affecte tout le personnel en cuisine, on repeint, on améliore le repas des élèves lors de la visite. j’imagine qu’il en est de même dans les entreprises…
    il serait intéressant que les ministres fassent des visites improvisées, là ils verraient la réalité quotidienne !

  100. 16 septembre 2014 at 12 h 59 min Adam

    Tout mon respects Madame.

  101. 16 septembre 2014 at 13 h 55 min Vincent

    Très bien écrit, et très vrai pour ce que j’ai pu en constater en ayant croisé un jeune énarque qui venait de choir.
    Son regard sur la « vrai vie » qui s’imposait à lui en disait long sur cet état de déconnexion. Il en était presque sympathique. Hélas cela n’aura pas duré, le réseau ayant suffisamment fonctionné pour qu’il retrouve une « situation acceptable », et qu’il ne disparaisse à nouveau dans ses hautes sphères…

  102. 16 septembre 2014 at 15 h 26 min naveau

    pour limiter le nombre de mandats des élus , il suffirait de diminuer un un peu la part du gâteau et de la ramener au salaire médian des français à savoir 1712 euros par mois , tout les frais professionnels étant bien entendu indemnisés après contrôle de leur bien fondé.
    le statut de l’élu imposant qu’il retrouve sa place sa fonction et ses émoluments après son mandat.A ce prix ils ne resteraient pas si longtemps.

  103. 16 septembre 2014 at 16 h 12 min impunité

    Cet article me fait dire: oui, c’est vrai mais à la fin… ça change rien. Même en prenant des gens qui ont vécu les même difficultés que leurs administrés, à la fin, c’est l’Allemagne qui gagne. Qui décide réellement du futur de la France? Angela Merkel qui fait une politique européenne pour les électeurs allemands. La Commission Européenne, obsédée d’une certaine idéologie de la libre concurrence. Et nos dirigeants arrivent devant eux tel un mauvais élève craignant de se faire taper sur les doigts. Quel est le point commun de Merkel et la Commission? Impunité absolue pour les conséquences de leurs décisions. Quant aux élites financières et entrepreneuriales, elles vivent aussi dans une superimpunité. Quel est le rapport avec l’article? C’est que, comme on dit, le mauvais exemple vient d’en haut.

  104. 16 septembre 2014 at 16 h 38 min Madec

    Tout est dit……..ou presque.
    Un soir je cheminais avec le principal d’un collège. Nous nous rendions à une séance du conseil d’établissement.
    Je n’ai pu retenir une remarque peut-être déplacée : « Monsieur B…., si j’en avais le pouvoir, je mettrais un tiers de vos enseignants à la porte ! »
    Sa réponse, je n’aurais pu la soupçonner :  » Monsieur M…., vous êtes indulgent, moi, j’en virerais bien la moitié. Vous comprenez un enseignant est quelqu’un qui est entré à l’école à six ans, et ils y sont encore………! »

    Nos politiques savent des choses, oui, ils pensent, oui mais ils sont handicapés, leurs cerveaux sont formatés et ils manquent totalement d’imagination : ils n’ont aucune base vécue qu’ils pourraient utiliser pour alimenter leur réflexion.

    Le général De Gaulle détestait les partis politiques………les troupeaux actuels lui donnent raison.

  105. Pingback: Michèle Delaunay est-elle devenue lucide en quittant le gouvernement ? | Contribuables Associés

  106. 16 septembre 2014 at 18 h 07 min Contribuables Associés

    Michèle Delaunay est-elle devenue lucide en quittant le gouvernement : http://www.contribuables.org/2014/09/16/michele-delaunay-est-elle-devenue-lucide-en-quittant-le-gouvernement ?

  107. 16 septembre 2014 at 18 h 35 min CHAIGNEAU

    Merci Madame pour votre billet si criant de vérité. Même si tout n’est jamais totalement noir ou blanc vous apportez je pense une explication à beaucoup des maux français que ce soit en politique mais aussi dans beaucoup d’autres secteurs d’activité.

  108. 16 septembre 2014 at 19 h 30 min Christian Vala

    Merci Madame.

  109. 16 septembre 2014 at 20 h 00 min Le Gascon

    J’ai la même réflexion que Michèle Delaunay depuis longtemps. Le pire exemple me semble les listes aux élections européennes. J’ai moins de tact, je dis autour de moi que ces gens n’ont jamais travaillé. A quand une réforme des mandats plus profonde et plus ambitieuse que le simple Non Cumul ?

  110. 16 septembre 2014 at 20 h 05 min theo756

    Très bien ce petit texte. Et un bon talent d’écriture, si rare aujourd’hui.

    Pour le reste … cela fait au moins 30 ans qu’on le dit et le répète
    C’est lassant et nous devons admirer ceux et celles qui trouvent encore l’énergie de secouer cet ennuyeux cocotier !…

    Merci !

  111. 16 septembre 2014 at 20 h 51 min Macadam de Stalle

    Dans les fédés on les reconnaît à leur façon de ne pas dire bonjour tout en ne supportant pas de n’être pas au centre des regards. Ils cumulent toutes les responsabilités qu’ils peuvent attraper au vol au fur et à mesure de leur ascension dans l’appareil et contournent tout débat avec la plèbe, conservant des simulacres de consultation sous forme de votes internes dans des urnes de carton du plus parfait « fait maison ». Ils portent le costard gris ou noir en tout temps, à toute heure, en toute occasion, ce qui semble vouloir dire qu’ils n’ont même pas le temps de rentrer chez eux pour se changer, tellement ils sont indispensables sur place, là où tout se passe, où les décisions se prennent, et là où l’on pense pour tout le monde, car les autres sont trop c… puisqu’ils n’ont pas fait les mêmes études qu’eux et ne sont pas non plus aussi doués, ni aussi bien informés. Militer et travailler pour eux c’est la même chose et comme ils aiment la baston, la politique est un terrain de jeux idéal. Mais les militant.e.s s’éloignent et finissent par se désintéresser de ce qui se passe chez les aristos du parti qui ont tout verrouillé, et le dernier pouvoir qu’il leur reste c’est celui de ne pas voter pour des prétentieux qui les ignorent et parfois les méprisent, qui décident pour eux de comment il faut penser pour l’avenir

  112. 16 septembre 2014 at 22 h 17 min InternetDev

    Non, Hollande est peut-être un homme politque mais de droitre et il n’est jamaisn Comme Manuel Valls, Sarkozy Lepen et Mélenchon, sortis du Tunnel!

    • 17 septembre 2014 at 22 h 15 min Le Gascon

      Est-ce bien utile de dénigrer nominativement ces hommes politiques ? On ne peut pas changer le genre humain mais on peut changer les institutions. Cela pourra mettre en avant d’autres vertus et on pourra ainsi modifier notre échantillon d’hommes politiques.

  113. 17 septembre 2014 at 11 h 35 min fradet

    Madame,
    Je suis assez étonné par votre appartenance à un parti qui relève d’une idéologie qui n’est que la réplique laïque de l’Eglise dont , la France s’est déclarée la Fille Aînée, avec le smêmes dévoiements et turpitudes. Cette idéologie qui s’appuie sur une cléricature qui n’a eu de cesse que de bétonner ses positions (avec un bras armé: des syndicats qui ne représentent plus que des fonctionnaires et qui sont financés sur budget public outre certaines affaires encore non jugées comme celle des CCE)
    Pour avoir sauvé plusieurs grandes affaires françaises, je sais que rien ne peut sauver du désastre , de la faillite quelle qu’en soit la forme, programmés, si l’on ne recherche pas le coeur du problème et si on ne le traite pas en urgence.
    Or c’est bien ce que l’on ne fait pas en France et nous assistons maintenant à quel désastre nous sommes confrontés.
    Quel est donc ce coeur que vous semblez ignorer , la militance rendant aveugle (dans le meilleur des cas…)?
    Lors de la pseudo Libération , Thorez, déserteur communiste sacralisé dans les circonstances que vous savez je pense, a obtenu, à dessein évidemment d’autant que l’on sait l’assujettissement du PCF au Komintern: le Statut de la Fonction Publique. Ce garrot a été renforcé par la création de l’ENA en 1946.
    Dans ce statut, profondément inégalitaire dans un pays qui se réclame de l’égalité depuis la Révolution, il est entre autres inégalités devant la loi le privilège qui permet à tout fonctionnaire de pouvoir exercer un mandat électoral sans le moindre risque de carrière.
    Nous savons à quelle surreprésentation de la fonction publique ce privilège a abouti , progressivement, insidieusement, dans toutes les institutions de la République. Il s’est donc créé, dans un pays qui se vantait d’avoir supprimé des castes (Noblesse et Clergé) une caste politique principalement issue de la Fonction Publique où dominent endogamie et cooptation.
    Par curiosité, j’ai analysé la compostion du gouvernement Ayrault. 70% des membres provenaient de la Fonction Publique nationale ou territoriale dont 40% d’enseignants…
    Voilà le coeur du problème français qui nous a conduit (et tous les scandales connus et latents en témoignent) au désastre actuel, à une sorte de « sicilianisation » ou plus généralement « italianisation » et même « grécisation ».
    Bien entendu tout le monde se tait…trop dangereux, il y a tant de rentes en jeu, tant d’intérêts c’est à dire un véritable pourrissement de la nation qui ne peut conduire qu’à un statut de sous développement ou ce que l’on appelait naguère dédaigneusement un statut de république bananière.
    Ceci est très résumé, bien entendu .
    Tout le reste est blablabla, lâcheté, irresponsabilité, aveuglement, ignorance…qu’on se rappelle le sort qui a été fait au remarquable patron d’Usinor que fut Francis Mer! On préfère les Moscovici!
    Voilà ce que j’avais à vous dire

  114. 17 septembre 2014 at 14 h 15 min Sharpy

    Bel article.

    Il est vrai que si nous devions récompenser une filière universitaire pour sa réussite individuelle , cela serait l’ENA.
    Le problème est que tous les les diplômés (de droite et de gauche), qui ont eu à diriger de prés ou de loin la France, n’ont pas réussi à relever cette France à la place où elle aurait dû être.
    CONCLUSION , l’ENA est une université d’échec patent et continuel et elle continue à déverser « ses élites » incompétentes dans nos ministères.

  115. 17 septembre 2014 at 17 h 10 min Laurent

    Bonjour Madame la députée. Votre billet soulève en effet une question non sans lien avec l’importance accordée de nos jours à la communication en politique et les relations souvent douteuses (manquant d’objectivité) entre le monde des médias, les journalistes et les politiques. Chacun à leur façon faisant monter la mayonnaise de la communication comme on s’échange des balles de ping-pong. Du coup, oubliées les questions et le débat de fond soulevant des questions bien plus concrètes et demandant une immersion certaine dans la réalité dont vous dénoncer à juste titre la carence. Seulement vous omettez sans doute sciemment qu’en ce qui concerne les gens dits de gauche et le parti socialiste, le poids de l’appareil, la co-optation, les attentes pluriannuelles avant d’accéder au sérail, et à la base, à un simple conseil municipal: peut bien mieux faire au PS… . Pourquoi avoir attendu si longtemps pour qu’un M. Mercier à Bègles par exemple (et ils sont si nombreux) ait accompli plus de 6 mandatures à la mairie de Bègles? Plus de 36 ans de situation de monopole. À l’époque de la vague Ségoléniste (2011/2012) comme me le soufflait en parlant des sections PS en France, le regrettable S. Hessel: « ça verrouille » alors qu’il n’y avait pas que des « jeunots » éloignés des réalité. Vous faîtes le diagnostic (ça vous connaît) mais vous ne dîtes rien sur l’étiologie et ses remèdes. De plus vous conviendrez que cet « élitisme » qui n’en a que le nom vaut pour un certain « niveau » de politique. En effet il suffit par exemple de s’attarder sur les listes électorales aux municipales pour constater qu’un large spectre de « figurants » s’y retrouvent jusqu’aux retraités dont qu’on ne peut pas accabler de débutants dans le monde de la réalité que vous évoquez.

    Vous croyez vraiment que ça va changer? Permettez-moi de vous faire part de mon pessimisme: prenez M. Touraine et ses velléités à l’égard de professionnels comme les pharmaciens et ses 1 kilo 5 de médicaments gaspillés par tête de pipe (inclut-elle le poids des sirops, des pommades non terminés en lieu et place de quelques grammes attribués aux seuls comprimés d’antibiotiques dans son savant calcul vérité?) sans compter leur sort comme profession réglementée: Saviez-vous madame La députée que 3 officines mettent la clé sous la porte chaque semaine en France? Avez-vous Madame La députée rendu une petite visite (je vous y invite fort) sur les site des 3 grossistes-répartiteurs (Alliance Haelthcare, petites annonces de l’Ocp et la Cerp-rouen) pour constater le tout petit nombre d’offres d’emploi en pharmacie et qui bat les records en Aquitaine, notre région? Vous êtes vous posée la question du pourquoi si peu d’offres? Je pense aux charges sociales, au poids de la fiscalité de la tranche (pourquoi pas les supérieures?) sur laquelle une grande majorité de pharmaciens sont redevables au fisc. Qu’entendez-vous faire ou préconiser à l’oreille de Mme Touraine au cas où vous découvririez une telle réalité?

  116. 17 septembre 2014 at 18 h 19 min catburg

    Ce papier participe de la critique permanente contre les élus – tous les mêmes, tous cumulards, tous pistonnés, tous hors-sol- et la période que nous vivons n’y est vraiment pas propice.
    Le titre peut s’appliquer à n’importe quel être humain, dans n’importe quelle branche professionnelle, tant il est vrai qu’il est difficile de s’impliquer totalement dans un domaine sans négliger les autres (ex : qqn qui prépare une agrégation reste hors-sol plusieurs mois)
    Posons-nous la question de la motivation des jeunes étudiants qui s’inscrivent à la fac de droit, qui passent le concours de Sciences Po, ou tout autre concours administratif: ils ont le plus souvent très légitimement envie de s’engager pour la chose publique. On ne peut tout de même pas leur reprocher !
    Le métier d’assistant parlementaire ou de collaborateur de cabinet est un vrai métier : il est effectivement exercé par des diplômé-e-s de fac de droit, de sociologie, de sciences éco et -ou- ayant passé un concours administratif, souvent débutants en effet. A contrario, difficile de recruter à ces postes un kinésithérapeute ou une coiffeuse, aussi bons professionnels fussent-ils. Il n’est pas sain de pointer ainsi du doigt une catégorie professionnelle, ignorant que la bonne pratique de cette fonction nécessite un cursus avant tout juridique.
    Ils ne sont pas en contact avec la réalité ? bien au contraire, tous les collaborateurs d’élus sont confrontés au relogement de familles en difficulté, rencontrent les représentants syndicaux et les ouvriers d’entreprises menacées et prennent toute la journée en pleine figure les demandes désespérées de logement et d’emploi…quelquefois davantage que les élus eux-mêmes !
    Il serait faux de généraliser un entresoi réconfortant où l’on partage les mêmes idées : les assistants passent la majeure partie de leur temps à alerter leurs élus, qui ne les écoutent pas toujours ou pire encore, leur imposent leurs caprices.
    La confrontation à la réalité de la vie ne commence pas avec l’expérience politique. C’est pendant notre enfance que nous nous construisons et que nous apprenons la vie réelle. Selon notre milieu social, les apprentissages varient : les plus riches auront le privilège d’acquérir les plus beaux livres de lecture, d’assister à des concerts de musique classique…pendant que d’autres, de milieu plus modeste apprendront la cuisine ou la couture. Tous auront côtoyé les premières difficultés de la vie (maladies d’êtres chers, disputes de parents, dettes, etc… etc…). Ce sont ces épreuves qui rendent forts ou au contraire abîment de telle sorte que certains rencontrent par la suite l’échec scolaire, professionnel ou sentimental. Et c’est souvent ainsi que l’engagement en politique vient en réponse, pour aider les autres, pour infléchir certaines lignes politiques, pour changer la vie. Nous ne naissons pas tous sous une bonne étoile. Aussi l’ascenseur social est bien utile et il n’est pas méprisable qu’un jeune militant dans le sillage d’un élu sérieux et intelligent accède à une carrière administrative ou politique, ou technique. C’est heureux au contraire. Cela s’appelle l’émulation et il est chanceux pour tout individu dans sa branche professionnelle de trouver un mentor.
    Fondamentalement, la « perte de tout pied dans la réalité » n’est pas relative à la seule politique mais à tous les milieux professionnels, notamment aux professions libérales, qui encore plus que d’autres se cooptent entre elles et en famille. Et je ne suis pas sûre que les grands avocats du barreau de Paris, les chefs de clinique des grands hôpitaux de France, le PDG de chez Michelin connaissent mieux le prix de la baguette, d’un F3 dans une ville de banlieue, et celui des fournitures scolaires qu’une députée d’un quartier populaire de Lille, ex-attachée parlementaire. Là encore gardons-nous de généraliser les ambitions et les comportements de quelques-uns.
    Quant aux 3 mandats identiques successifs : pipeau ! 3 mandats de maire d’une commune de plus de 10 000 habitants, puis 2 de Président de Conseil Général et pourquoi pas 1 ou 2 de Président de Conseil Régional pour couronner une belle carrière…ou bien sénateur…soyons fous !

  117. 17 septembre 2014 at 23 h 51 min claude

    Un grand merci madame.
    Non cumul des mandats dans le temps indispensable: 2 mandats maximum dans la vie politique quel que soit le mandat

  118. 18 septembre 2014 at 1 h 25 min Lia skerrit

    J’ai travaillé 10 ans dans le « social », dans le monde associatif où j’ai pu constater, l’écart entre les discours, les projets irréalistes, les demandes de plus en plus folles -beaucoup en matière administratives et ça s’aggrave- genre les bilans d’actions qu’on vous réclame avant qu’elles soient terminées, les ouvertures le dimanche et le soir, complètement déconnectées de la réalité (et oui il y a des salariés qui doivent se reposer) l’appel au bénévolat à outrance tout en exigeant des pros qu’on ne veut pas payer.
    Le grand écart, usant, la langue de bois, toujours….ho, ils sont aimables les élus, on boit du champagne au pot du maire. Combien de fois ai-je rêvé de leur faire faire le boulot…..je me souviens d’un jour ou un élu m’appelle pour un projet qu’il trouvait génial, faire faire à des femmes des objets avec des sacs en plastiques de récup pour les revendre dans les boutiques branchées….et combien d’heures de travail pour tel objet: « 5 ou 6 h », et combien vous payez? « 20 € » (en même temps les pauvres ils sont bien contents de gagner 20 € non?)….blanc…. t’as déjà entendu parler du SMIC? je n’oublierai jamais la tête qu’il a fait. c’était juste un petit exemple…..c’est du grand n’importe quoi, ça use les plus motivés (j’ai craqué).

  119. 18 septembre 2014 at 2 h 54 min Patrick LAFON

    Merci pour ce beau texte.

    Juste deux remarques sur les phrases :

    1) « A tous, je conseille d’aller voir aussi ailleurs, d’apprendre autre chose, ils n’en apporteront que davantage à la politique et aux causes qu’ils défendent. »

    Beaucoup ont fait ce choix, mais ils ne sont jamais revenu à la politique. Soit par choix, soit parce qu’une fois dans la « vraie vie », le fonctionnement des partis ne le permet pas.

    2) « Il n’empêche que… Dans le choix que vous aurez à faire de l’un ou l’autre candidat à l’une ou l’autre élection, il peut n’être pas inutile de regarder s’il est passé par la case Réalité. »

    J’ai failli faire ce que vous conseillez aux dernières municipales, mais je n’ai pas réussi à voter pour la liste qui répondait à vos critères, c’est à dire la liste UMP de mon arrondissement. La prochaine fois peut être.

    Encore bravo et bon courage.

  120. 18 septembre 2014 at 10 h 24 min picoron Ginette

    Merci, chère ministre et cousine, pour ce que vous écrivez . J’ai l’impression que vous êtes la seule « politique » à voir que , nous les gens de la base, ne sommes absolument pas compris des énarques. ces derniers sont à des millions d’années-lumière de ce que nous vivons.
    Cette année, plus que jamais, nous devons calculer sou par sou…nos pensions d’artisans ne suffisent plus à nous faire vivre décemment. Chaque fin de mois, les comptes sont à découvert. Je suis en cure (après un cancer), ce qui grève encore le budget et me fait dire que je ne pourrai plus continuer à me soigner ainsi. Claude, mon mari, après une opération de la cataracte, ne peut pas changer ses lunettes…
    En 56 ans de mariage depuis hier, nous n’avons jamais connu cela. sans être riches, nous vivions décemment « en faisant attention »
    Comment ces gens qui nous gouvernent (droite ou gauche) peuvent-ils comprendre et même croire celà. Pour eux, c’est de la science fiction.
    Tout est fait pour aider ceux qui ne travaillent pas. Quant aux autres qui ont « trimé » toute leur vie et ont gagné une petite retraite, on les assomme parce qu’on ne les reconnaît pas.

    Au lieu d’augmenter sans arrêt les impôts, n’y aurait-il pas lieu de « piocher » là où il y a pléthore de personnel dans certaines fonctions publiques…là où les privilèges insupportables font augmenter les charges (électricité par exemple) où de nombreux étrangers avec ou sans papiers sont « archi aidés » et vivent mieux que nous.

    Liberté, égalité, fraternité, ce n’est pas pour aujourd’hui, ni pour demain…a moins de faire descendre de leur piédestal toutes ces personnes qui ne pourront jamais nous comprendre mais prétendent oeuvrer pour notre bien.
    ils en ont plein la bouche du mot « France » et des français. mais il est visible qu’ils s’en moquent éperdument et pensent d’abord à leur renommée, à leur propre bien-être…

    merci encore pour ce que vous osez dire et que votre père Gabriel n’aurait pas démenti, bien au contraire, il en aurait fait un édito sur le journal ..

  121. 18 septembre 2014 at 13 h 52 min Michèle

    A Pierre (et quelques autres) . Mon patrimoine, a été évalué et l’évaluation validée par les services fiscaux ne m’a conduit à aucun « horsolisme’. J’ai toujours vécu de ce que je gagnais et seulement de ce que je gagnais, y compris quand j’étais jeune interne ou chef de clinique. C’est une règle que je crois très salutaire et devant être prônée en règle .
    J’ajoute que je continue à m’y conformer à l’âge de 67 ans. Mon époux dont le patrimoine est inclus car nous sommes mariés sous le régime de la communauté fait de même à l’âge de 75 ans.

  122. 18 septembre 2014 at 13 h 55 min Michèle

    A RNB. Le vote blanc a été reconnu et pris en compte par une loi votée sous le gouvernement Ayrault.

    Les « cinq années dans le privé » ne me paraissent pas une bonne formulation. Dans ce cas, je n’aurais jamais pu me présenter après 45 ans de médecine publique hospitalière sans jamais de « secteur privé » (une part d’activité à libres honoraires)

  123. 18 septembre 2014 at 14 h 01 min Michèle

    Je tiens à ajouter deux points
    – je n’ai en aucune façon émis de doutes sur l’engagement des jeunes en politique. Je les ai seulement mis en garde contre les risques qu’ils encourent à ne faire que de la politique depuis le début de leur vie professionnelle. Le horsSolisme ne se diagnostique qu’après 10 à 20 ans de tunnel, du moins quand il survient car comme je l’ai exprimé généralisation n’est pas raison.
    -La grande majorité de mes collègues députés a approuvé ce texte et m’en a remerciée. Autant que moi ils souffrent de la présence de quelques poignées d’apparatchiks -comme ont dit- dans le champ politique, lesquels en modifient l’image et la perception.

  124. 18 septembre 2014 at 17 h 25 min Marc

    Beaucoup se posent la question : comment rendre sa noblesse à la politique, éviter la pipolisation inutile et discréditante, comment redonner confiance au public. On ne peut pas faire l’économie d’une réflexion et de propositions. Le non cumul a été un progrès mais il faut poursuive. Cette réflexion va dans ce sens. J’espère qu’elle serai poursuivie au delà de l’enceinte d’un blog.

  125. 19 septembre 2014 at 1 h 29 min Alain Biboux

    Un bel article mais qui ne contient aucune solution ou si, des remèdes de grand-père du genre il faut mettre un peu plus de ceci ou de cela sans voir exactement le fond du problème. La vrai question est que le monde a rétréci et si être Français était à une époque un moyen de parcourir le vaste monde et d’y faire son chemin, aujourd’hui c’est de plus en plus impossible. L’univers francophone est de plus en plus fragmenté et ceux qui font exception ont un pied déjà dans une autre partie du monde où l’on parle une autre langue et où l’on pense une autre culture.

  126. 19 septembre 2014 at 10 h 03 min Vincent

    Très bon billet, qui circule sur de nombreux emails. Merci Madame, il ensoleille cette journée. Le citoyen plutôt de droite que je suis applaudis des deux mains ; ce que vous dénoncez est partout. Au delà des clivages droite / gauche, puissions nous avoir plus de représentants qui aient une vraie expérience de vie, une certaine intelligence des gens (sans trop vite leur coller des étiquettes), et qui n’agissent pas selon les intérêts de leur carrière politique personnelle.

  127. 19 septembre 2014 at 19 h 49 min CMorin

    À Michèle, sur le vote blanc
    Autant je vous suis sur toute la ligne autant je ne peux pas être d’accord avec votre commentaire à RNB sur le vote blanc.
    Le vote blanc n’est toujours pas pris en compte. Il sera pris en compte lorsqu’il comptera, or aujourd’hui (enfin demain, car au dernier moment le PS n’a pas souhaité que cette loi s’applique aux municipales…!) il est juste comptabilisé.
    Il comptera lorsque, par exemple, pour que le Président soit élu, il devra avoir plus de 50% des suffrages exprimés, les votes blancs comptant dans ce suffrage. Par conséquent, imaginons qu’au 2ème tour en 2017, NS recueille 45% des suffrages, FH 35% (tout en souhaitant bien entendu qu’aucune de ces 2 personnes qui ont montré leur limite n’arrive à ce stade) et qu’il y ait 20% de vote blanc, il n’y aura pas de président élu et nécessité de réorganiser des élections… Ça devrait très probablement obliger les politiques à ne compter que sur le « voter pour » au lieu de compter sur la stratégie du « voter contre » (J’ai voté Hollande contre Sarkozy, je n’ai pas voté POUR Hollande par exemple, et j’aurai certainement voté blanc si le vote blanc avait compté, de même qu’en 2002, Chirac n’aurait jamais été élu avec le vote blanc)

  128. 20 septembre 2014 at 0 h 41 min Denis HUNEAU

    A côté de l’interdiction du cumul des mandats stricto sensu il me semble qu’une règle devrait interdire aux collaborateurs d’élus (postes de cabinet voire certains fonctionnaires territoriaux) de pouvoir se présenter à des élections dont les circonscriptions proches de leur lieu de travail, et réciproquement.
    Il y a non seulement des conseillers de tous ordres qui se présentent sans risque mais Il y a également trop d’élus battus ou non qui se recasent dans des postes de conseillers aux fonctions mal définies dans des collectivités « amies ».

  129. 20 septembre 2014 at 6 h 47 min kandani

    Bonjour,
    Quand des émissions de TV provocatrices interrogent nos « monarques républicains » sur les marches du palais , on est en droit de s’étonner que ceux-ci qui vont définir les minima en matière de retraite ou de salaire , ne sachent pas combien coûte un pain, ou un timbre poste. Ils ne le savent pas car ils n’ont jamais ou rarement gagné ce pain à la sueur de leur front … Un seul mandat , avant lequel nos monarques républicains auront travaillé de leurs mains et après lequel ils retourneront travailler de leurs mains.
    Salutations

  130. 20 septembre 2014 at 12 h 50 min Alain

    Excellent commentaire de BELXA plus haut à cet excellent billet. Retournez-y si vous l’avez manqué.

  131. 20 septembre 2014 at 13 h 48 min Bernard

    Enfin, une réflexion intelligente ! Et sans politicaillerie et partisannerie !

    Mais suivie d’effet ? On peut en douter à ce jour, nettement en ce qui concerne la composition du gvt et des assemblées (surtout l’assemblée nationale).

    Poursuivez, Madame la Députée, à alimenter le débat avec des réflexions de bon sens, car comme le disent les anglais « common sense is not so common »

  132. 20 septembre 2014 at 17 h 46 min Michèle

    Bernard et tous les autres, je vous invite aussi à contribuer à la réflexion qui nous anime tous : quoi faire pour rendre à la politique sa crédibilité et j’ose dire, son honneur. Le billet suivant consacré au manichéisme érigé en système a le même objet. Quelles propositions faire ? Comment les faire comprendre et accepter ? Je compte sur vous tous.

  133. Pingback: On prend les mêmes et on recommence (La Vie, 24 septembre 2014) | Esther Benbassa

  134. Pingback: Le tunnel, ou comment faire carrière sans mettre un pied dans la vraie vie | La Reprise

  135. Pingback: Gad et Macron : les deux extrémités du même tunnel | Employabilité & Pédagogie

  136. 2 juin 2016 at 12 h 56 min blurk

    La politique, quand ça devient un métier, ça devient une imposture.

    Merci pour cette autopsie.

  137. 15 août 2016 at 19 h 30 min Bardy Elisabeth

    Trop facile de dénoncer quand on a été évincée!
    Vous seriez plus crédible si vous aviez eu le cran de démissionner!
    Les énarques devraient être évincés du pouvoir!
    Cette école, coûteuse enseigne comment utiliser la langue de bois et j’en passe, notre pays mérite mieux que ça!
    Vos gérémiades pour avoir perdu votre poste et surtout le pouvoir, ne sont pas crédibles. Pourquoi ne pas avoir démissionné?
    Le susucre dans la bouche, tout ce que vous dénoncez, ne vous a pas dérangé outre mesure?
    Populiste, un gros mot pour vos acolytes!
    Jamais le Français n’a autant souffer depuis votre arrivee au pouvoir!
    Les sans dents, insultes du tombeur de l’Élysée!
    Au parlement, Valls pris de tremblement, colérique inquiétant!
    Cahuzac, le pilleur de la république, qui voulait punir les fraudeurs!
    Fabius, fils arrêté à Vegas pour escroquerie!
    Taubira, un passé de haine envers la république la république, pour couronner le tout, fils en prison!
    L’autre ministre qui n’a pas payé son loyer depuis 3 ans,
    Jean Marc Ayrault inculpé pour des emplois fictifs!
    Le chef du cabinet de votre gourou, se traîne des gamelles!
    Certe, votre personne est épargnée!
    Votre adoration pour Hollande qui, à participé à votre sortie du gouvernement, mais trop lâche pour vous le dire en face!
    Moi, president, j’aurai un gouvernement irréprochable!
    Au lieu de se venger, analysez la souffrance du pleuple aurait été bénéfique. Concernant votre orgueil, puisque en vous lisant, on détecte la blessure d’une vaniteuse éjectée.
    Si on vous proposait un poste de ministre, haletante, en courant, vous oublierez vos ranqueurs pour retrouver les honneurs et les apparences!
    En fait, la France, le peuple, ( les sans dents), on vous a pas entendue crier au scandale d’entendre mepriser les contribuables.
    Vivement 2017 que vous disparaissez à tout jamais!

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *