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vendredi 3 juillet 2009
Par Michèle Delaunay,
vendredi 3 juillet 2009 à 13:36 dans Journal
L'injonction de l'Agence européenne du médicament de retirer des rayons des pharmacies le Di-Antalvic, médicament antalgique associant paracétamol et dextropropxyphène, est une erreur.
Ce médicament, excellemment toléré, concerne un nombre considérable de patients. Il constitue une marche très efficace dans la sédation de la douleur, qui permet de retarder longtemps l'usage des opiacés quand ceux-ci risquent de s'avérer un jour nécessaires.
Une prise régulière de Di-Antalvic dans la journée permet à ceux que la douleur limite de vivre une vie normale, ceci sans véritables risques. C'est le cas de nombreux cancéreux, de patients souffrant de maladies rhumatismales et de beaucoup d'autres.
Pourquoi cette injonction ? Parce que, en particulier dans les pays du nord, des cas de suicide par ingestion de fortes doses ont été enregistrés. Ce n'est d'ailleurs pas le cas en France et dans de nombreux pays, et les cas de mort correspondent à des ingestions accidentelles massives.
De très nombreux médicaments peuvent être mortels si l'on en absorbe de très grandes quantités. Au premier rang de ces médicaments, l'aspirine, si utile dans tant d'états pathologiques. Est-il question pour cela de l'interdire ?
Voilà l'exemple d'un mauvais usage de l'Europe, pointant d'ailleurs l'insuffisance de pouvoir et de moyens de l'Union Européenne dans le domaine de la santé.
J'ai prescrit des camions entiers de Di-Antalvic (ou ses génériques), sans autres effets que bénéfiques et j'espère que quelque chose est encore possible pour que l'injonction de retirer du commerce ce médicament d'ici un an puisse être revue.
Je viens d'interpeller sur ce point la Ministre Roselyne Bachelot. Espérons que ce ne sera pas sans effet. Tant de malades seraient pénalisés et contraints d'utiliser des associations contenant des opiacés (telles que l'efferalgan codéiné) qui mettent nombre d'entre eux "dans la soupe", pour une efficacité qui n'est pas supérieure.
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mercredi 1 juillet 2009
Par Michèle Delaunay,
mercredi 1 juillet 2009 à 12:02 dans Journal
Je viens d'être reconduite dans ma fonction de vice-présidente du groupe socialiste-radical et citoyen, et je m'en réjouis : c'est un travail de longue haleine que l'on ne peut faire progresser que pierre à pierre, proposition après proposition, au plan national comme au plan local.
Obama a exprimé qu'il voulait être le Président de la société post-raciale, et son discours sur le sujet restera mémorable. Je voudrais pour ma part, être l'artisan d'une société de tous les âges. Une société où l'âge ne soit plus une barrière, ni dans le regard des autres, ni dans la vie quotidienne, ni dans la vie professionnelle.
Ce dernier point risque d'hérisser le poil de beaucoup. Oui, je suis pour l'évolution des carrières, la modulation des âges de retraite en fonction des mêtiers.
Je ne trouve pas la formule choc, qui pourrait faire pendant à cette "société post-raciale". L'idée est similaire : l'âge ne doit plus être une contrainte, ni une limite. Il doit constituer une donnée fluide, qui évolue avec nous sans imposer de ruptures, ni d'abandons. Société amie de l'âge, société de tous les âges ? Une belle idée serait une "société du métis'âge", rejoignant grâce au jeu de mots le sous-entendu illustré par Obama, mais la formule fait trop formule ou titre de Libé de la grande période.
Vivre dans son quartier, garder des liens sociaux et une activité, prendre part à la vie citoyenne, demeurer informé, ne plus se sentir d'aucune manière discriminé par son âge (quel qu'il soit) : les progrès scientifiques et techniques en donnent la possibilité, il manque l'information et la volonté politique.
C'est le sens de cette vice-présidence que d'y prendre sa part.
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lundi 29 juin 2009
Par Michèle Delaunay,
lundi 29 juin 2009 à 12:08 dans Journal
Les décisions de l'UNESCO à Séville sont tombées tard hier dimanche.
- Elles insistent sur l'erreur catastrophique de la destruction du pont du perthuis et l'absence de suffisante information donnée initialement par la municipalité de Bordeaux sur le projet Bacalan-Bastide.
- Elles rejettent le projet de pont monumental pour son impact paysager. Pour un motif semblable, la ville de Dresde vient de se voir déclassée.
- Elles ne retiennent pas l'option tunnel
- Elles préconisent une structure plus légère, sans impératif de possibilité de passage pour les grands navires.
- elles proposent de ne plus accueillir les grands navires dans le site historique du port.
Ces préconisations constituent pour la Municipalité de Bordeaux un lourd revers. Sa méthode, ses choix sont condamnés. Dans toute la conduite de ce dossier, Alain Juppé s'est comporté en imperator. Choisissant l'option tunnel dans un premier temps, l'abandonnant en 24 heures "pour raisons politiques" sans en débattre avec quiconque, se fixant ensuite sur ce projet de pont monumental au point d'affirmer "qu'il préfèrait le pont au label UNESCO" et se passerait de l'un pour entreprendre l'autre au moment qu'il avait choisi. Tout cela sans tenir compte aucunement de l'avis des bastidiens, ni des bacalanais. Non plus que celui des élus autres que ceux de sa majorité.
Puissent les Bordelais s'emparer massivement du débat que ces préconisations viennent de relancer.
Tous, nous devons nous poser un certain nombre de questions :
- Sommes-nous comptables du paysage que nous laisserons à nos enfants ? Quel coup d'oeil voulons nous qu'ils aient demain, et longtemps après, en regardant la courbe du fleuve ?
- En cas de crise énergétique majeure, ou tout simplement de prise de conscience radicale du réchauffement climatique, devons-nous être prêts pour un renouveau du transport fluvial et maritime ?
- Voulons-nous voir encore des bateaux dans la rade historique du port ? Ou nous contenter, comme cela vient d'être fait, de fêter le fleuve avec la figuration du seul Belem ?
A chacun de vous de répondre à ces questions et de le faire savoir.
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vendredi 26 juin 2009
Par Michèle Delaunay,
vendredi 26 juin 2009 à 18:45 dans Journal
La semaine passée, j'écrivais à Francesco Bandarin, directeur de l'Unesco en charge du classement au patrimoine mondial : "Je ne regarde jamais la courbe du fleuve, sans penser que la manière dont le verront nos enfants est entre vos mains".
Le courrier au demeurant concernait principalement les vestiges de la place Pey Berlan que la Municipalité veut engloutir à tout jamais sous le ciment et le grès de Chine de la place. Ces vestiges sont très émouvants. Ils datent du temps d'Aliénor et les ensevelir est en contradiction totale avec la démarche active que suppose le classement Unesco.
Dans une heure d'entretien où nous avons échangé très librement il y a quelques mois, Francesco Bandarin avait insisté sur le sens profond du classement au patrimoine mondial : il ne s'agit pas de vénérer quelques belles pierres, mais de s'engager activement dans une démarche de fidélité à l'histoire et à la géographie des lieux.
Le fleuve qui associe histoire et avenir, patrimoine et développement durable, n'est-il pas le meilleur porteur de cet engagement ?
Ayant reçu quotidiennement des informations sur la réunion à Séville de la mission UNESCO, je ne suis pas sûre que ses conclusions correspondent à mes voeux. Mais ces voeux demeurent les mêmes : voir au delà du court, et même du moyen terme, et comprendre que "Bord'eaux" tient sa gloire et son avenir d'abord de son fleuve, de son estuaire, de cette position incroyable, unique en Europe de voir le domaine maritime s'arrêter en coeur de ville.
Très exactement : sous le pont de pierre. Bordelais de l'aval du pont de pierre, vous êtes des habitants du bord de mer !
Quelqu'un qui m'est infiniment cher disait : "la géographie prime toujours sur l'histoire". Il voulait dire : pas de gloire, pas de développement, pas d'économie, pas d'Histoire, au mépris des atouts que donne à une ville, à un lieu, à un pays, la géographie.
Bordeaux est, de ce précepte, un lumineux exemple.
Le regard que porteront les générations futures sur l'arc du fleuve sera lourdement impacté (comme ont dit maintenant) par le choix du mode de franchissement Bacalan-Bastide.
Grand monument blanc, levant (de temps en temps) son tablier de béton et plantant pour des siècles les longs cure-dents de ses piles sur les rives ? Petit pont rétréci, levant ni plus ni moins souvent, mais épargnant à la ville un peu de CO2 ? Ou tunnel futuriste, préservant cet inestimable patrimoine qu'est le paysage, et cette autre richesse qu'est la possibilité de circulation fluvio-maritime pour la société de demain ?
La présentation des options n'a rien de purement objectif. Elle est ma vision de l'écologie et du développement durable de notre ville.
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jeudi 25 juin 2009
Par Michèle Delaunay,
jeudi 25 juin 2009 à 16:31 dans Journal
Si le journal Sud Ouest fait partie de la revue de presse du Ministre Jean-Louis Borloo, il a dû être ce matin ravi d'apprendre que son Ministère avait été proposé à Alain Juppé, et qu'il n'était en conséquence confirmé dans ce poste que par défaut.
On devine d'où vient l' "indiscrétion" à l'origine de l'information. Le Maire de Bordeaux, éconduit d'un poste ministériel d'importance, fait de nécessité vertu. C'est de bonne guerre, mais pas totalement loyal, ne serait-ce qu'à l'égard du titulaire du poste.
L'Assemblée, en temps de remaniement, occupe une position assez favorable en terme d'indiscrétions. Beaucoup nous sont parvenues dans ces dernières semaines, puis dans ces derniers jours et beaucoup aussi ont été confirmées. Les seules concernant Alain Juppé démontraient que Nicolas Sarkozy avait peu d'envie de nommer quelqu'un qui "n'exclut rien" pour la présidentielle de 2012. Avouons que c'est assez logique. Villepin n'a pas davantage été sollicité .
De la même manière, le message était que, pour les finances comme pour l'environnement, on ne changeait pas de cap et on confirmait le bien fondé des actions et leur continuité en conservant les mêmes ministres.
C'est d'ailleurs ce que JL Borloo lui même a confirmé hier sur France-Inter.
"Faire de nécessité vertu est le beau et grand travail" disait Alain. Le philosophe Alain.
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mercredi 24 juin 2009
Par Michèle Delaunay,
mercredi 24 juin 2009 à 16:23 dans Journal
Ce gouvernement est quand même pour une grande part un formidable aveu d'échec.
Echec des "coups" médiatiques avec l'exit du fantomatique Laporte et de Rachida Dati, qui a été surtout, à ce ministère, une image, une jolie image de l'intégration. Personne n'osait le dire trop haut à ses débuts, tout le monde en convient aujourd'hui.
Ce double échec n'a pas guéri Nicolas Sarkozy et après le "flop" de sa prestation versaillaise, il a aussitôt occupé les médias avec le "coup" Mitterrand. "C'est Gala qui entre à l'Elysée", disent ici ceux qui se souviennent de ses prestations télévisées sur la vie des grandes égéries du siècle. C'est un nom surtout, et celui qui le porte le sait bien, tout en feignant d'être là au nom des artistes et de la culture, la belle, la grande, la mondaine, celle qui s'affaire autour de la villa Médicis.
Christine Lagarde est confirmée dans son poste. C'est habile, car il s'agit de montrer qu'on poursuit malgré la crise, et c'est justifié concernant la personne de la Ministre. La Marie Chantal qui présentait en juillet 2007 la loi Tepa a gagné en épaisseur au fur et à mesure des épreuves. Laissée plus qu'à son tour seule en face des questions, des critiques, des vents et des marées, elle a affronté avec courage la succession particulièrement dense des difficultés.
D'Allègre, plus question : le réchauffement climatique a eu raison de son insistante candidature. Après le vote européen et le vent en poupe des écologistes, celui qui nie le dommage climatique aurait fait tache sur la nouvelle vertu verte que s'est acheté le gouvernement.
Darcos aux Affaires Sociales : un autre échec bien maquillé. Et une inquiétude : Luc Chatel parait bien peu avoir l'étoffe et l'engagement pour conduire un Ministère aussi décisif que l'éducation. Le pire n'est jamais sûr, même s'il est chaque jour mieux armé. Attendons.
Une recrue assez charismatique : le jeune député Benoist Apparu. Tout aussi ump'iste que les autres, mais souriant, détendu, agréable, sans doute capable de bien représenter les pas encore quadras avec son "conscrit" Laurent Wauquiez.
Et enfin, une niaiserie : remplacer les "âgés" par les "ainés" dans l'intitulé du Secrétariat d'Etat confié au docteur Nora Berra. A quand l'appellation de "cadets" pour le sous-ministère de Martin Hirsch ?
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mardi 23 juin 2009
Par Michèle Delaunay,
mardi 23 juin 2009 à 11:55 dans Journal
Une fois encore, cette éternelle revanche dont ce gouvernement a fait un principe fondateur.
Pourquoi ? Les emprunts (même décorés du nom de "populaire") concernent en premier lieu les suffisamment riches pour pouvoir épargner. Ce sont eux qui prêtent.
Mais qui rembourse ? Tous, toutes catégories confondues sous les diverses formes de l'impôt.
Le "travailler plus" connait une variante : "Emprunter plus, pour payer davantage d'impôts".
Car emprunter, nous le faisons déjà. Aux marchés financiers. Et la forme de l'emprunt est plus coûteuse pour l'Etat qui le sait parfaitement mais qui espère ainsi solidariser les prêteurs, avoir un affichage "populaire", franco-français, ce que nous avons vu clairement annoncé hier.
Les "grands emprunts" ont tous été des gouffres financiers pour l'Etat, la palme revenant à l'emprunt Giscard, malencontreusement indexé sur l'or. Mais tel a été également le cas de l'emprunt Balladur-Sarkozy et c'est Alain Juppé, alors aux affaires qui a pris la décision de le rembourser par anticipation pour ne pas grever durablement le budget.
Un emprunt, pour quoi faire ? C'est une véritable escroquerie de prétendre faire un emprunt pour financer telle ou telle priorité. Cette escroquerie a d'ailleurs atteint son comble s'agissant des franchises médicales, prétendûment destinées à financer le plan Alzheimer (qui attend toujours sa concrétisation financière), le cancer et les soins palliatifs.
Tout emprunt, tout impôt, va dans le pot commun des recettes et il est aussitôt englouti dans le financement des affaires et des dettes courantes.
Depuis 2002, l'augmentation du déficit public a elle aussi servi exclusivement aux dépenses courantes et aux réductions d'impôt en direction des plus riches (bouclier fiscal, quasi suppression des droits de succession...)
L'éternelle revanche...
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lundi 22 juin 2009
Par Michèle Delaunay,
lundi 22 juin 2009 à 16:15 dans Journal
Une feuille de route très générale, bien pensante, où nous avons appris que la santé coûtait cher, qu'il fallait miser sur la jeunesse et l'intelligence et que l'économie devait s'appuyer sur la production.
Tout ça pour ça.
Deux éléments consistants :
-la création d'un grand emprunt populaire pour financer les priorités que devra fixer dès mercredi le nouveau gouvernement.
-la condamnation de la burka, non comme signe religieux ostentatoire, mais comme atteinte à l'idée que nous nous faisons de la dignité de la femme;
j'ai applaudi ce dernier point. C'est à ce titre aussi que je me suis prononcée il y a bien des mois contre le voile à l'école et à l'hôpital.
Une autre citation, avant de regagner l'autobus qui nous ramène à l'assemblée : "Désormais, nous ne tolérerons plus qu'un seul euro soit gaspillé".
"Désormais", cela doit vouloir dire " dès demain", car pour aujourd'hui, ce sont 600 000 euros qui ont été engouffrés dans ces trois-quarts d'heure de discours.
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Par Michèle Delaunay,
lundi 22 juin 2009 à 14:36 dans Journal
En route vers Versailles pour le sacre de Nicolas.
Du moins le croit-il. Il réunit aujourd'hui les deux assemblées, comme Louis XVI réunit en son temps les trois ordres de l'Etat. On se souvient que l'affaire n'a pas évolué en sa faveur et que "le tiers Etat" a pris le pas sur les deux autres.
Je crains qu'il ne soit pas possible d'ouvrir son ordi dans la vénérable salle du Congrès mais il suffit bien sûr d'ouvrir son poste pour suivre en direct ce discours de la couronne déjà très contesté.
A tout de suite.
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samedi 20 juin 2009
Par Michèle Delaunay,
samedi 20 juin 2009 à 23:27 dans Journal
Tout à l'heure, au Grand Parc, les élèves du collège lisaient à haute voix, des vers de Césaire rythmés par quelques roulements de tambour.
Alain Anziani a pris brièvement la parole entre deux textes :
- "Les enfants, savez-vous ce qu'est un poête ?"
Comme toujours dans ces cas-là, les enfants ont cherché et ont fait mine de ne pas savoir (parce qu'au fond, nous le savons tous, mais nous ne savons pas le formuler).
L'assistance entière donnant sa langue au chat, expression qui est déjà de la poésie, Alain a donné la réponse :
- "Un poête, c'est quelqu'un qui veut changer le monde".
Que dire de plus, que dire de mieux ?
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Par Michèle Delaunay,
samedi 20 juin 2009 à 14:38 dans Journal
Rejoignez-nous pour le deuxième temps fort de la journée : inauguration de l'exposition Aimé Césaire par Philippe madrelle, à 17 h 30, dans l'enceinte du collège du Grand Parc.
Lecture de poèmes et de textes de Césaire, un groupe de danse et de musique martiniquaise plein d'enthousiasme et de rythme. Un moment de vraie liberté, sans façons et sans contraiente.
Dans le photo blog, quelques photos de la matinée.
A tout à l'heure !
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Par Michèle Delaunay,
samedi 20 juin 2009 à 09:10 dans Journal
"La vie est ailleurs" disait Kundera : elle est en tout cas aujourd'hui au Grand Parc où je donne rendez-vous aux amis du blog entre 10 et 19 heures.
L'association "Village de ville" présente dans les locaux du collège du Grand Parc, l'exposition Aimé Cesaire que j'ai apportée de l'Assemblée nationale et mise à disposition.
Les enfants, les grands, tous, nous lirons des poèmes, accompagnés d'un groupe musical Martiniquais.
Deux moments forts :
12 à 14 heures pour un premier moment musical et poétique
17 h 30 à 19 heures pour l'inauguration par Philippe Madrelle, Président du Conseil Général, suivie d'un vin d'honneur et d'amitié
A tout de suite...
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jeudi 18 juin 2009
Par Michèle Delaunay,
jeudi 18 juin 2009 à 16:34 dans Journal
La LGV est pour moi un engagement fort, au premier chef bien sûr en tant que députée de Bordeaux.
Rien d'autre ne peut mieux assurer à notre ville sa place de métropole européenne, au coeur de l'arc atlantique et au centre d'une étoile rayonnant sur tout le grand Sud Ouest.
La prise de position récente de Michèle Alliot-Marie, proche de notre Maire, reste une interrogation. Elle est dommageable en tous points, jusque pour le Pays Basque dont MAM est l'élue. Cette région, fragile pour de multiples raisons, a-t-elle pour vocation de devenir un parc national traversé par des murs de camions ? L'Aquitaine deviendra-t-elle une sorte de finistère dont le pays basque constituera l'extrême bout, éloigné de tous les centres d'activités et d'échanges ?
Michèle Alliot-Marie suspend études et discussions pour la portion de la LGV située au sud Bordeaux, pour un soit disant motif écologique. Non sens absolu : qu'est-ce qui est plus contraire au développement durable que l'autoroute de camions que nous connaissons actuellement ? Une ligne ferroviaire redistribuera au contraire le fret au profit du rail et fluidifiera les échanges économiques. Les écologistes ne se sont, eux, pas trompés dans leur choix.
La décision ministérielle est lourde d'autres conséquences. Elle prive tout d'abord cet immense projet de fonds européens. L'Europe, légitimement, ne veut s'engager qu'avec la certitude qu'il constituera bien un lien structurant entre les pays européens.
Elle hypothèque l'engagement des diverses collectivités : comment, par exemple, l'Aquitaine ou les Midi-Pyrénées s'engageraient-ils sans avoir aucune étude sur ce qui irriguera leur territoire ?
En un mot, le projet est à ce jour bloqué par une déclaration ministérielle incompréhensible et contre-productive.
Il est temps que les citoyens s'en mêlent : c'est d'eux et de l'avenir de leur territoire qu'il s'agit.
Nous étions hier un groupe d'élus à "la Concorde" -la bien nommée- pour présenter le site que nous mettons à la disposition des Aquitains et au delà pour s'informer et s'exprimer. Et ceci étant fait , pour signer la pétition en ligne destinée à porter le projet de la LGV.
L'avenir économique et écologique de notre région en dépend. La place de Bordeaux est conditionnée par ce grand projet. L'Europe perdra son sens si nous arrêtons les voies de circulation à nos frontières.
J'invite chacun, "de gauche, de droite, de l'avant centre et du demi de mêlée" à se rendre sur ce site et à signer cette pétition qui doit tous nous réunir.
Aquitains et Européens d'abord !
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Par Michèle Delaunay,
jeudi 18 juin 2009 à 00:03 dans Journal
Un message laconique était paru dans Sud Ouest, donnant rendez-vous pour un anniversaire de deux années...
Le mystère s'est levé quand j'ai été moi-même conviée place de la Bourse, autour du banc qui, le 13 juin 2007, nous avait servi de tribune, au milieu d'un millier de personnes.
'Nous" c'était Ségolène et moi. Sans aucune m, Alain Juppé avait déclaré le lendemain à Sud Ouest : "La candidate socialiste a fait venir le SAMU". Quatre jours plus tard avait lieu le deuxième tour de l'élection législative.
Donc, à l'initiative d'Emmanuelle Ajon et de Jean-Michel Perez, nous avons fêté ce deuxième anniversaire sur le thême "Des cerises en été", avec tout ce que cela porte de gaieté simple par un soir de jeune été.
Un moment de surprise et de gaieté. Presque une fête de village.
Merci à tous d'avoir été là il y a deux ans. De l'être encore ce soir. Et toujours demain.
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mercredi 17 juin 2009
Par Michèle Delaunay,
mercredi 17 juin 2009 à 13:47 dans Journal
les Bordelais, les Aquitains, tous, ne se sont pas encore emparés de ce dossier, décisif pour l'avenir des uns et des autres. Et aussi pour celui d'une entité à laquelle nous sommes très attachés : L'EUROPE !
Normal : ce dossier, comme bien d'autres, paraît très technique et son abord bien souvent décourageant. L'essentiel est pourtant d'une simplicité biblique : un grand trait d'union entre l'Europe et l'Espagne, un grand carrefour centré par Bordeaux. Un site à l'initiative du PS girondin est désormais disponible et accueillera toutes les données.
La "ligne à grande vitesse" mettra Bordeaux au coeur d'un carrefour territorial, qui fera d'elle la plaque tournante du grand, du très grand, Sud Ouest. En partance de notre ville, une ligne irriguant Toulouse et midi-Pyrénées, une autre tendant la main au projet de liaison ferroviaire Dax-Pau, une troisième vers Bilbao et Vittoria, c'est à dire vers l'Europe et un jour vers l'Afrique.
Grâce à la LGV, demain, Bordeaux peut-être la capitale de l'Arc Atlantique !
Pour les Aquitains, une force incroyable, la possibilité à portée de rails, de l'aménagement équilibré de tout son territoire et de situer la Région au coeur des échanges nationaux et internationaux.
Pour tous, ce qui a si fort manqué au cours de la calamiteuse campagne européenne : l'évidence de la réalité de l'Europe. Qui sommes-nous, dans le concert du monde, sans ce grand axe faisant contrepoids la "banane bleue" Francfort-Milan ? Qu'adviendra-t-il de l'Espagne sans ce lien direct, évident, simple avec le coeur de l'Europe ?
Que sera un jour l'Europe elle-même si son continent sud, l'Afrique, est un jour livré à la Chine et aux Etats-Unis ? N'oublions jamais que nous formons une seule et unique entité. Comme il y a l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, il y a l'Euro-Afrique du nord, et l'Afro-Europe du sud. Qui voit assez loin pour oser le dire ?
C'est un grand projet pour chacun de nous. De gauche, de droite, de l'avant-centre ou du demi de mêlée, c'est nous, c'est maintenant et c'est pour demain.
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