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Le Conseil Municipal de Bordeaux hier a connu un moment important : la dénonciation par le Maire de la loi posant le Droit Opposable Au Logement.

Cette loi a été votée le 5 mars 2007, à l’initiative de Mme Christine Boutin, Ministre du logement du 1er ministère Fillon. Elle a depuis lors engagé le travail de nombreuses commissions étudiant des dossiers, sélectionnant des cas où un logement sera attribué en urgence, ceci parmi les nombreuses personnes dites « éligibes au DALO ». Autant les membres de ces commission que les sans logements, éligibles ou pas, auraient écouté hier les paroles du Maire sans plaisir véritable » : « Une loi d’affichage », « purement électoraliste », « sans utilité ».

Le Maire, il est vrai, venait d’établir un parallèle entre ma proposition de loi, évoquée par la conseillère municipale Emmanuelle Ajon, visant à « établir comme un droit l’accès à la cantine pour tous les enfants. Son ire l’emportait sans doute, mais enfin, il est numéro 2 du gouvernement, un peu de retenue s’imposait au numéro 2 du gouvernement.

Reconnaissons-le : la loi est inopérante dans une ville comme Bordeaux, où il manque 6500 logements sociaux pour atteindre le seuil légal, et beaucoup plus pour que le « DALO » puisse être mis en pratique.

Poser cependant un droit est, dans un pays normal, ce que nous ne sommes, plus un facteur de mobilisation des responsables politiques. Or, depuis 4 ans que le DALO est voté le taux de logement social dans notre ville n’a pas bougé.

Espérons qu’en cette année électorale, il n’en ira pas de même pour le Droit d’Accès aux Cantines à Bordeaux.

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