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Autour de Laurent Fabius, un éventail des forces de gauche pour l’atelier d’ouverture de ce samedi : « La crise, et après ? «  ». Chaque orateur a dix minutes pour répondre à la question.

Olivier Dartigolles pour le PC : un million d’emplois industriels a disparu; 70% des fonds mis à la disposition des entreprises pour payer les dividendes -il faut débattre des grands axes d’une la po industrielle pour les 15 prochaines années -la politique industrielle doit être mise au centre des enjeux européens

Jean Michel Baylet pour le PRG propose le titre « pendant la crise, la fête continue » -L’écologie politique n’appartient à personne, mais ce n’est pas la prédictiion de l’apocalypse – Concernant la globalisation, il faut inventer une nouvelle frontière entre le public et le privé avec 4 clauses nouvelles : les droits de l’homme, clause sociale, élévation du niveau de vie, clause environnementale – en Europe : relance des services publics, politique budgétaire européenne (emprunt et même « planche à billet », l’euro fort n’est pas la clef de tout, réfléchir à un impôt communautaire), code de bonne conduite : l’Europe n’est pas pour tous la maison commune mais un libre service. – rétablir la suprématie de la politique et de la culture sur l’économie et la technique

Pierre Moscovici, en charge de préparer la convention du PS sur le projet Préparer l’après-crise. Un constat : nous sommes dans une situation de grand désarroi social et démocratique. Tous les indicateurs sont mauvais et pourtant, nous ne convaincons pas, nous passons pour arc boutés sur des positions figées. la crise révèle une triple impuissance : à réguler la mondialisation ; à mobiliser en Europe les instruments de la relance ; à bâtir un modèle de croissance durable  » Axes de travail pour la convention. Trois thêmes – la croissance économique et industrielle en France et en Europe ; coordination des politiques budgétaires et fiscales – égalité des chances économiques et sociales : les outils de l’égalité réelle, le partage des profits (fiscalité), éducation, mixité sociale – responsabilité environnementale et générationnelle ; réduction des consommations d’énergie ; éco technologies « cleans tecs » – poser des conditions à la taxe carbone Les modalités de la convention : consultation par internet, élaboration avec auditions d’experts, décision et discussion avec possibilité d’amender le texte présenté

Vincent Peillon nous sommes bien dans la crise et non après la crise, malgré le matraquage des indicateurs le plus important le démontre : la montée du chômage Deux ruptures : -un nouveau modèle de développement : changer les indicateurs de la richesse et de la croissance. Aujourd’hui, c’est « l’enrichissez-vous » qui est mesuré. -Besoin d’une puissance publique internationale ayant la capacité de porter des sanctions propositions : -limitation des hauts salaries -L’Etat au conseil d’administration des banques -Fiscalité discriminatoire sur les plus values des actions -taxe tobin pour le financement des pays en voie de développement

Susan George pour ATAC ; le monde en cercles concentriques : finance à l’extérieur, économie, société obligée d’être une machine à enrichir les riches et appauvrir les pauvres, au centre écologie, la nature pour fournir les matières premières et avaler nos déchets ce qu’il nous faut, c’est radicalement inverser l’ordre des cercles La nature en premier, la société qui doit dicter ce qu’elle veut être, économie et finalement finances quoi faire ? – nationaliser les banques pour que le crédit soit un bien commun, exclu du marché – mettre le travail à l’honneur, permettre à ceux qui travaillent de décider eux-mêmes ce qu’ils peuvent et doivent faire. – new deal vert : un programme kennethien pour faire vraiment démarrer l’économie verte Comment payer ? la part payée par les grandes entreprises baisse continuellent. Taxe carbone, mais revue et touchant d’abord les grandes entreprises internationales. Fermer les paradis fiscaux et libérer les dix mille milliards de dollars qu’ils abritent. Annuler la dette des pays pauvres, qui de G8 en G8 n’a baissé que de 1,1% Le PS n’a pas osé assez. Nous attendons de lui plus d’audace.

Thomas Filipon, économiste « Les gens qui croient que l’on peut avoir une croissance infinie dans un monde fini sont soit fous soit économistes. La bonne nouvelle, c’est que je suis économiste » Diagonostic : faillite de la gouvernance financière ; financement à court terme des actifs de long terme ; effet de levier emprunts supérieurs à actif ; surendettement des ménages Le gros point noir à venir : la situation des PME Les problèmes structurels de la France qui sont encore aggravés par la crise mais la crise ne les a pas crées : -surendettement -financement des pme la social démocratie n’est pas morte : elle n’a pas été mise en place ! -emploi des jeunes et emploi des seniors ; 38% d’emploi des seniors qui va encore baisser : aucun moyen de financer le système de retraite

Laurent Fabius En un an 17000 milliards de dollars aux banques soit 9 fois ce qui a été attribué aux pays pauvres en 50 ans

Malheureusement, je ne peux continuer à rendre compte de la synthèse de Laurent, car je dois me rentre à un atelier sur la solidarité où j’interviens…

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