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Mes propositions au Maire de Bordeaux sont trop souvent abreuvées en réponse d’un océan de mauvaise foi. La dernière ne manquera pas, au contraire, de recevoir son assentiment : réserver à Bordeaux le millionième gardé à vue et le célébrer sous sa haute autorité.

S’il y a un domaine où, dans le concert européen, nous tenons haut la place de la France, c’est en effet bien celui-là. Quelques 800 000 de nos compatriotes ont à ce jour souscrit à ce brevet de citoyenneté, dont les légitimes ambitions sont de nous porter en tête, non du seul peloton européen (c’est fait), mais du cercle plus large des nations bénéficiant de statistiques policières.

J’avoue : le Parti Socialiste a, à l’insu de son plein gré, largement participé à ce bon score en la personne d’Eric Besson, fin limier de la politique du chiffre. Mais c’est une autre histoire.

L’idée de cette nouvelle proposition à notre Municipalité m’a été donnée par un honnête citoyen, rencontré tout à l’heure « sur le terrain ». Au lieu d’entendre mes raisons de voter Alain Rousset, il m’a interpellée sur les motifs qui l’avaient fait convoquer par la police pour « divagation » de l’excellent animal qui, au moment même, se pressait contre moi, ajoutant les siens aux poils de mon propre canidé. Il (le maître) en était presque à regretter que la convocation dont il était l’objet ne se soit pas traduite en une bonne, vraie et patriotique garde à vue. L’homme étant audiblement un électeur de l’ump, j’ai compati et promis de faire de mon mieux pour qu’il soit justement honoré.

Précisons au passage que le gros chien était aussi un vieux chien, pratiquement aveugle, qui n’avait cure de nos débats. L’honneur même d’être l’objet de cette convocation paraissait désormais compter pour lui au titre des vétilles de la transitoire et fragile condition d’ être canin.

Mon souhait est pourtant que justice soit rendue, sinon au chien, ni à tous ceux qui ont comme lui oeuvré à la distinction de la France, mais à notre ville. Le millionième gardé à vue est proche, pourquoi ne le gagnerions-nous pas ? Pourquoi ne nous assurerions-nous pas qu’il soit bien un Bordelais ? D’autres communes peuvent-elles prétendre à plus grande fidélité à ce qui est aujourd’hui le Parti Présidentiel ? D’autres encore peuvent-elles s’enorgueillir de compter à leur tête le « meilleur d’entre eux » en ce Parti ?

Aucune. Espérons que cette proposition-là, pour le moins, recevra de notre premier édile, une réponse ouverte, honnête et favorable. Pour le chien, son maître et l’ensemble des Bordelais.

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