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J’ai fait, toutes ces dernières semaines, une campagne citoyenne, pour les Primaires et seulement les Primaires, insistant sur le fait que c’était à chacun de décider en conscience et en responsabilité. J’étais d’ailleurs presque toujours accompagnée sur le terrain de militants et de sympathisants qui avaient fait un autre choix que le mien.

Aujourd’hui, je donne quelques éléments de mon vote personnel en faveur de François Hollande. Tout ce qu’il a eu, il l’a obtenu par le vote dans des territoires ou des circonstances difficiles ; en 88 une circonscription de Corrèze qui était un territoire de droite où aucun cadeau ne serait fait à un socialiste ; le Parti en 97, puis en 2002, alors qu’il était, comme disait le Général de Gaulle « plus à ramasser qu’à prendre »,

Nous sommes nombreux en Gironde à mesurer ce que cela signifie et je pense d’abord à Gilles Savary. Etre les combattants de la difficulté, voire les combattants de l’impossible et n’avoir pas toujours autour de soi les soutiens nécessaires, moins encore les récompenses. Le mot me déplait mais je n’en trouve pas à l’instant de plus juste. On commence en combattant de l’ingagnable et on continue ensuite ainsi.

C’est la méritocratie républicaine à son plus haut niveau. Dans le même registre, j’apprécie les examens, les concours : aucun n’est parfait, mais il sont plus justes que le choix qui fait souvent la part belle aux courtisans.

Si François Hollande devient Président de la République, il ne le devra à aucun appareil, aucun « cercle », il le devra à son courage et à sa détermination.

Et aussi à la nôtre.

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