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Combien de fois, découvrant des initiatives qui ne demandent pas de pétrole, mais seulement des idées, je me dis « pourquoi pas chez nous ? »

Récemment, c’était une équipe de chasseurs de têtes américains, qui allaient à la recherche de brillants cerveaux, non dans les universités ni dans les grandes écoles, mais dans les banlieues. Dans NOS banlieues, où il avaient plus de chances de trouver ces esprits avides et non formatés qu’à l’ENA ou à Princeton.

Hier, dans le Monde, c’est la fascinante intiative de « chercheurs-citoyens » dans le domaine qui parait le plus difficile à aborder qui soit, par les connaissances qu’il suppose, et jusqu’à son vocabulaire : la génétique. Des bricoleurs du génome en quelque sorte, non pour le modifier (heureusement) mais pour l’explorer et le mettre en commun.

Des californiens gonflés ont eu l’idée d’exploiter la possibilité qui existe dans leur Eta de faire séquencer et analyser son propre génome pour deux francs six sous, du moins au regard du prix des examens de laboratoire, et sans formalité aucune. De là, à le publier sur internet, avec tout ce que cela suppose d' »indiscrétions » possible, il y avait un pas qui est une petite révolution. Il permet en effet de mettre en commun les données enregistrements, de relier ceux qui sont porteurs de mutations semblables ou autres particularités et à partir de cela de conduire des recherches.

Les « chercheurs citoyens » trouvent désormais des sites où ils peuvent acquérir des connaissances en génétique (comme nous le faisons ici pour la généalogie) et où ils peuvent se porter volontaires pour des recherches en croisant l’une ou de leurs particularités génomiques avec des examens sanguins ou d’autres données.

L’air de rien, voilà une porte immense qui s’ouvre à la thérapeutique mais aussi à la médecine préventive génomique. Quand nous aurons tous notre code génétique dans notre i-phone, pourquoi ne pas l’échanger avec un copain dont la grand-mère a eu la même maladie que la vôtre, et partir ensemble à la recherche du pourquoi et du comment …

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